jeudi 8 juillet 2010

FACEBOOK FAIT PERDRE LA FACE...

FACEBOOK ACCUSÉ
L’autorité de la protection des données sur Internet de la ville-État de Hambourg, en Allemagne, a annoncé dernièrement avoir ouvert une procédure contre Facebook, accusé d'exploiter les données de personnes qui ne sont pas membres de ce réseau Internet.





Le responsable de la protection des données juge qu'afin de proposer à ses membres une liste de personnes qu'ils sont susceptibles de connaître, Facebook puise obligatoirement dans les répertoires d'adresses des boîtes électroniques de ses membres.
"Les données [ainsi obtenues] servent à établir des profils de personnes non membres du réseau", ce qui est "contraire au respect de la protection des données privées", juge l'autorité.
L'autorité soupçonne également Facebook d'"enregistrer durablement" ces données et de les utiliser à des fins publicitaires. Le tout sans que ces tierces personnes en soient averties. Facebook a jusqu'au 11 août pour répondre à ces reproches, et risque une amende si la procédure aboutit.

RECONNAISSANCE FACIALE
Le réseau social Facebook a annoncé, jeudi 1er juillet, la mise en place d'un nouveau système de reconnaissance faciale, destiné à simplifier le classement des images publiées sur le site.
"Cela va sans doute vous surprendre, mais concernant les photos, les gens prennent le plus gros de leur temps à télécharger, naviguer et taguer leurs photos. Nous cherchons donc à améliorer notre expérience dans ce domaine", explique Sam Odio, responsable de Facebook, sur le blog officiel du groupe.
L'objectif du nouveau dispositif est en effet de simplifier l'identification des personnes présentes sur les images. Sur chaque photographie, dès qu'un visage est reconnu automatiquement par le programme, une fenêtre apparaît, invitant l'utilisateur du réseau social à inscrire le nom et le prénom de la personne, ou tout autre mot-clé. Il y a deux mois, l'entreprise avait déjà acquis la jeune pousse Divvyshot, spécialisée dans la reconnaissance faciale.




















VERS DE NOUVELLES FONCTIONS PLUS INTRUSIVES ?
D'après Facebook, le réseau social, qui dispose d'une communauté de près de 500 millions d'inscrits, compte environ 100 millions de photographies téléchargées chaque jour.
"99 % des utilisateurs de Facebook ont téléchargé au moins une photo", souligne aussi le groupe.
"La possibilité de taguer ses photos n'est qu'un début", poursuit M. Odio. Si le responsable de Facebook est encore peu disert l'une des pistes pourrait être un système de reconnaissance faciale et de tags automatiques. Avec des milliards de photos en ligne, la question de la protection de la vie privée, qui a déjà agité Facebook à de nombreuses reprises, risque de se reposer.

DES PHOTOS COMPROMETTANTES…
Des photos compromettantes, un peu trop négligemment mises en ligne, qui justifient une procédure de séparation. Une garde parentale retirée à une mère, parce que son profil sur Facebook démontre qu'elle préfère jouer en ligne, plutôt que s'occuper de sa progéniture... Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour fournir des preuves dans les cas de divorce.
Citée par l'agence de presse AP, l'Académie américaine des avocats matrimoniaux estime ainsi que, durant ces cinq dernières années, 81 % de ses 1 600 membres ont utilisé ou ont eu affaire à des preuves collectées depuis un réseau social.
66 % des avocats sondés expliquent aussi avoir utilisé Facebook pour trouver des preuves en ligne. MySpace arrive en deuxième place des réseaux sociaux, avec 15 %, devançant Twitter (5 %).
D'autres plates-formes, comme le site de partage de vidéos Youtube, ou le réseau social professionnel LinkedIn, sont également évoquées par les professionnels sondés.




















PREUVES RECEVABLES ?
Pour les juges, ces preuves numériques sont souvent déclarées recevables, précise l'association d'avocats. "Il est difficile de falsifier une page de Facebook", fait valoir Linda Lea Viken, responsable du groupe.
Pour éviter que les clients soient accusés de mensonge, de plus en plus d'avocats demandent aussi à savoir s'ils disposent d'un profil Facebook.
"N'écrivez jamais sur ces sites ce que vous ne voulez pas que le juge entende", explique Mme Viken.
Ce n'est pas la première fois que Facebook est accusé de menacer la paix des ménages. Selon une société d'avocats britanniques, citée dans le Daily Telegraph, Facebook est cité dans 20 % des cas de divorce qu'elle traite.

Source : Le Monde.fr, avec AP

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