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mercredi 17 décembre 2014

LES PRÉDATEURS DE L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE...

Des réfugiés dans un camp en Somalie, où la famine guette toujours.
Photo : Getty/AFP/MOHAMED ABDIWAHAB

Comment l'industrie agroalimentaire empêche l'éradication de la faim

Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), José Graziano da Silva, déclarait récemment qu'il y a assez de nourriture sur Terre pour éradiquer la faim et la malnutrition. Est-ce vrai? Catherine Perrin en discute avec Rodolphe De Koninck, professeur au Département de géographie de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études asiatiques. 

Des Prédateurs...

M. De Koninck qualifie les modèles d'agriculture actuels de prédateurs, et juge qu'on a usé d'arguments fallacieux pour convaincre les pays du tiers-monde de renoncer à des modèles d'agriculture pourtant efficaces. Les modes de production commerciale contribuent à la destruction de la biosphère, et l'accroissement continuel de la production est sans fondement puisque la redistribution des richesses n'a jamais lieu. 

Rodolphe De Koninck, professeur au Département de géographie de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études asiatiques, 
 Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande 

Une production suffisante :

« On produit actuellement assez pour nourrir 9 milliards et demi de personnes sur la planète. Nous sommes, aux dernières nouvelles 7,2 milliards [d'humains]. L'idée selon laquelle il faut se dépêcher parce qu'en 2050 nous serons 9 ou 10 milliards, ce n'est pas vrai. On produit déjà assez », affirme le spécialiste. 

Selon M. De Koninck, le seul espoir de renverser la tendance est dans l'éducation des citoyens et dans une réglementation courageuse de la part des États. « Ce qui, bien sûr, n'est pas à l'ordre du jour. Nous sommes dirigés par deux gouvernements antiréglementation. »

Audio Fil : Réflexion sur la production agricole mondiale avec Rodolphe de Koninck : ICI

Source : Ici Radio-Canada

lundi 17 septembre 2012

LES ALIMENTEURS ("FOOD inc.")


Food, Inc. (v.f. Québec: Les Alimenteurs) est un film documentaire de Robert Kenner. Le documentaire examine l'industrie agroalimentaire aux États-Unis et conclut que la viande et les légumes produits par ces entreprises sont bon marché, mais il sont également malsains et nuisibles pour l'environnement, et la santé...

Notre façon de manger a changé davantage depuis 50 ans qu'au cours des 1000 dernières années mais l'image utilisée pour vendre la nourriture est restée celle d'un monde bucolique et agraire. 

Au supermarché, nous sommes bombardés d'images de fermiers : la clôture de bois, le silo, la petite maison de campagne et les étendues vertes... On nous présente un fantasme pastoral! 

Un supermarché propose 47000 produits en moyenne. Dans les supermarchés, les saisons n'existent pas, on y retrouve, par exemple, des tomates à l'année cultivées à l'autre bout du monde, on les cueille vertes avant de les faire murir à l'éthylène... Elles ont l'apparence de tomates mais ce que ce ne sont plus que des tomates "conceptuelles", une idée de tomate! 

Le documentaire "Food Inc." - Les alimenteurs" décortique l'industrie alimentaire de la viande et agricole, et examine le pouvoir des grandes compagnies alimentaires.

Voici donc, le film  "Food Inc."  dans son intégralité :

jeudi 17 mai 2012

LES ASSASSINS ÉCONOMIQUES...



John Perkins a été ce qu'on appelle aux États-Unis un "assassin économique" (economic hit man). Ces hommes travaillent pour la CIA et la constellation de ses sociétés écrans. Ils sont la première ligne de la machine de domination américaine au service des multinationales. Leur travail consiste à influencer et à corrompre les dirigeants de pays dont les ressources intéressent les Etats-Unis, et surtout à les convaincre de s'endetter pour développer les infrastructures de leur pays en faisant appel à des entreprises américaines, ce qui permet de récupérer intégralement l'argent prêté avant même qu'il ne soit remboursé.

Une fois que le pays est lourdement endetté arrive inévitablement le moment où il ne peut plus rembourser. Il doit alors solliciter de nouveaux emprunts pour rembourser les précédents, et se soumettre en contrepartie à des conditions qui sont toujours les mêmes:

- autoriser l'armée américaine à installer une base
- laisser les multinationales exploiter les richesses du pays à moindre frais
- ouvrir son marché aux produits américains, y compris dans l'agriculture
- réduire les dépenses publiques notamment pour les dépenses sociales, les services de santé et l'éducation
- privatiser les services publics comme l'eau, l'énergie, les transports... 
Il en résulte à chaque fois un appauvrissement et une dégradation des conditions de vie pour les populations, et bien souvent une destruction de l'environnement.

Lorsque des dirigeants soucieux des intérêts de leur peuple refusent de mettre le doigt dans cet engrenage, les "chacals" entrent en jeu. Ce sont les agents qui financent les mouvements d'opposition, développent une agitation politique, organisent les coups d'état, et au besoin les assassinats. Ils sont intervenus en Iran dans les années 1950 pour évincer le président démocratiquement élu Mossadegh (qui avait nationalisé l'industrie pétrolière) et le remplacer par la dictature du Chah. Ou encore au Chili contre Salvadore Alliende. Ou plus récemment avec le coup d'état manqué contre Hugo Chavez en 2002.

Dans le cas où les assassins économiques et les chacals échouent successivement, l'armée US intervient. C'est ce qui s'est passé en Irak et en Afghanistan.

Voici un documentaire sur les assassins économiques, basé sur une interview de John Perkins.



vendredi 11 mai 2012

VIVEZ ! PROSPEREZ ! ET SURTOUT… CONSOMMEZ !!!


Consommer, accumuler encore et toujours plus d'objets, sans jamais se soucier des conséquences... C'est ce qui a constitué depuis un siècle le fondement de la société industrielle. Mais nous arrivons maintenant aux limites écologiques et énergétiques de ce système...


Vivez,Prospérez,Consommez....(1-3) par UrbanFreedom


Vivez,Prospérez,Consommez....(2-3) par UrbanFreedom


Vivez,Prospérez,Consommez....(3-3) par UrbanFreedom

mardi 8 mai 2012

LES IMPASSES DU SYSTÈME CAPITALISTE …

COMMENT 30 ANS DE LIBÉRALISME ONT DÉTRUIT NOS SOCIÉTÉS?!


La crise actuelle est partie des "subprimes" mais il s'agit en fait d'une crise systémique qui aurait eu lieu de toute façon car elle est l'aboutissement de 30 ans de déséquilibres profonds créés par le libéralisme, ou plus exactement l'ultralibéralisme, cette idéologie fabriquée sur mesure par les élites économiques pour servir leurs intérêts et satisfaire leur avidité sans limite.

Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20, avec notamment une dérèglementation du secteur bancaire. Il en a résulté la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi et dont le monde n'est sorti que "grâce" à la guerre.

Suite au désastre qu'il avait engendré, le libéralisme avait été mis au placard, remplacé par le keynésianisme, c'est à dire une intervention régulatrice et stimulatrice des états dans l'économie.

Mais dès la fin de la seconde guerre mondiale, un groupe de personnes inspirées et réunies par Friedrich von Hayek (le pape de l'ultra-libéralisme, en photo ci-contre) ont fondé la "Société du Mont-Pèlerin", un club de réflexion dont le but était de convertir à nouveau les états au libéralisme.

36 personnalités étaient présentes lors de la première conférence le 10 avril 1947, dont Hayek bien sûr, Milton Friedman (prix Nobel d'économie et l'un des principaux théoriciens du libéralisme), Karl Popper, Maurice Allais, et Bertrand de Jouvenel(politicologue et économiste libéral, controversé pour son passé pendant l'occupation et son interview complaisante d'Adolf Hitler en 1936, il est aussi le fondateur du think tank de prospective "Futuribles").

Pour promouvoir l'idéologie libérale et la diffuser dans les cercles dirigeants, les membres de la Société du Mont Pélerin ont fondé une centaine d'autres think tanks et réseaux d'influence, comme la Heritage Foundation, le Cato Institute ou le Manhattan Institute.

Leur stratégie a atteint son but dans les années 80 avec l'arrivée au pouvoir de personnalités politiques entièrement acquises au libéralisme, en particulier Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dès lors, les états ont progressivement abdiqué de leur pouvoir au bénéfice des multinationales et des banques. Ils ont privatisé et déréglementé massivement l'économie, en faisant disparaitre la quasi totalité des contraintes et des contrôles, laissant se développer les paradis fiscaux afin de faciliter l'évasion fiscale, et permettant aux grandes entreprises et aux plus fortunés d'échapper presque totalement à l'impôt. Les états se sont également désengagés de l'économie, abandonnant toute politique industrielle, cessant de préparer le long-terme, et privatisant tout ce qui pouvait devenir une source de profit pour le secteur privé, détruisant ou abandonnant les services publics.

Parmi les mesures inspirées par le libéralisme, il y eut en particulier la dérégulation du système bancaire aux Etats-Unis où l'administration Clinton avait supprimé le garde-fou mis en place par Roosevelt suite à la crise de 1929 pour interdire aux banques de dépot d'être en même temps des "banques d'investissement", c'est à dire de spéculer en bourse avec l'argent des déposants.

Mais la mesure clé a été la suppression des barrières douanières et du contrôle des changes. C'est ce qui a rendu possible la "mondialisation", c'est à dire la libre circulation des marchandises et des capitaux, permettant aux entreprises de "délocaliser" pour exploiter la main d'oeuvre à bas coût dans les pays du tiers-monde, et augmenter ainsi la concurrence sur un marché du travail désormais mondialisé lui aussi.

Cela a été possible grâce à la complicité des dirigeants de droite et de gauche, du fait de leur liens avec les multinationales et les banques, directement ou à travers les think tanks ou "clubs de réflexion" où se retrouvent l'élite des pouvoirs financiers, économiques, politiques et médiatiques.

Les délocalisations massives qui s'en sont suivi ont provoqué la désindustrialisation des pays occidentaux et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire, au point de faire disparaître les classes moyennes par le chômage, la précarité généralisée et la baisse des salaires réels. Dans le même temps, les délocalisations favorisaient l'essor spectaculaire de la Chine et quelques autres "pays émergents" où se concentraient les délocalisations, bouleversant au passage les équilibres géopolitiques.

Mais pendant qu'une majorité de la population s'est appauvrissait, la minorité bénéficiaire de la mondialisation s'enrichissait, dont une extrême minorité de façon astronomique, ce qui permettait à des statistiques en trompe-l’œil d'afficher une hausse moyenne des revenus de 2% par an.

L'effondrement du pouvoir d'achat des classes moyennes est la véritable cause de la dépression économique actuelle dont la "crise des subprimes" n'a été que le déclencheur.



Une hyper inflation masquée

La baisse des salaires réels est aussi le résultat d'une hyper inflation, elle aussi masquée dans des statistiques officielles dont les produits de référence ne sont pas du tout représentatifs des dépenses ordinaires d'un ménage. Cette hyper inflation résulte de la baisse de la valeur intrinsèque de la monnaie, du fait de la monnaie créée en excès par les banques et les marchés financiers. En transformant les variations boursières en profit, les "investisseurs" créent de la monnaie sans contrepartie en biens nouveaux dans l'économie réelle. C'est ce qui crée l'inflation, car chaque dollar ou chaque euro correspond à une fraction plus petite des biens disponibles. C'est ainsi que se sont envolés les prix du logement, de l'alimentation et de l'énergie (les 3 biens réels les plus essentiels), une hausse amplifiée par la spéculation immobilière et la spéculation boursière sur les matières premières industrielles et agricoles. 

Cette spéculation qui a attisé l'inflation est elle-même le résultat de l'excès d'enrichissement des plus riches. Car ceux qui ont déjà tout placent leurs masses de capitaux en excès sur les marchés financiers et dans l'immobilier, créant des "oscillations destructrices" et des bulles spéculatives qui explosent en faisant à chaque fois des dégâts dans l'économie réelle.


Les causes de la crise financière

Conformément aux commandements de l'idéologie libérale, les états avaient laissé se développer sans aucun contrôle le marché des "produits dérivés", ces titres financiers complexes qui permettent de démultiplier les variations boursières, à la hausse comme à la baisse, grâce à des "effets de levier" cumulés pouvant atteindre 100 (en clair, permettant de jouer 100 millions en bourse avec un capital de seulement 1 million). En seulement 15 ans après leur création au début des anées 1990, les produits dérivés ont pu se développer sans aucun controle, jusqu'à atteindre le montant astronomique de 683.000 milliards de dollars en 2008. A elles toutes seules, les banques Citigroup et Bank of America détiennent chacune 17.500 milliards en produits dérivés, dont une part importante a perdu toute valeur mais reste inscrite dans les bilans à la valeur d'achat, dissimulant ainsi des pertes abyssales.

Ce sont les effets de levier des produits dérivés qui expliquent comment les banques ont pu perdre des dizaines de milliards au point de se retrouver en faillite.

Parmi ces produits dérivés, il y avait les fameux "subprimes", des emprunts immobiliers titrisés qui transféraient des banques vers les acheteurs de titres le risque de non remboursement. De plus, la collusion entre les banques et les agences de notation chargées d'évaluer les risques a conduit à leur sous-estimation délibérée.


La phase finale de la crise financière

Les banques et les assurances ont joué au casino boursier des sommes colossales qu'elles ne possédaient pas, et elles ont perdu.

Dans un premier temps, les pertes ont été transférées aux états, selon le principe du libéralisme qui consiste à privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. 

Les états ne disposant pas réellement de l'argent qu'ils avaient prêté aux banques, ils l'ont emprunté... aux banques, celles-ci ayant le pouvoir de créer de la monnaie par le simple fait de prêter de l'argent (voir le film "L'argent-dette" de Paul Grignon).

Le renflouement des banques ainsi que la baisse des recettes fiscales (du fait de la crise) ont fait exploser la dette publique des pays occidentaux, alors qu'elle avait été préalablement creusée par la désindustrialisation, la baisse des revenus (causée par la stagnation des salaires, le chômage et la précarité), l'effondrement de la consommation, l'évasion fiscale et les allègements d'impôts pour les riches et les grandes entreprises.

La plupart des pays occidentaux sont maintenant au bord de la faillite, avec des niveaux d'endettement de près de 100% du PIB, voire davantage.

Le transfert des pertes des banques sur des états déjà affaiblis n'était pas tenable très longtemps. C'est pourquoi nous en arrivons aujourd'hui à la phase finale du grand hold-up: le transfert des pertes bancaires vers les citoyens de base.

Les uns après les autres, les gouvernements de droite et de gauche sont en train d'adopter des plans "d'austérité" qui vont diminuer les revenus et les prestations sociales (retraites, allocations chômage, systèmes d'assurance maladie) tout en augmentant les impôts et les taxes. On peut aussi prévoir que la crise servira de prétexte à finir de privatiser ce qui peut encore l'être, principalement dans les secteurs encore publics et semi-publics (énergie, poste, santé, éducation, justice, police, forces armées...).

Le libéralisme a sapé la démocratie, ruiné les classes moyennes, abandonné les citoyens au bon vouloir des multinationales, et transformé les ex pays riches en "pays en voie de sous-développement". Au final, le libéralisme aura entièrement détruit nos sociétés par l'anéantissement des états-nations et l'explosion des inégalités, nous faisant revenir aux conditions sociales du Moyen-âge avec une minorité de très riches et la misère pour le plus grand nombre. 

 

"LE CAPITALISME DEPUIS 1975" est un documentaire de Jean Druon (réalisateur de "Alerte à Babylone") sur la totale victoire idéologique du libéralisme et la façon dont il a pris le pouvoir dans le monde, avec notamment une interview de Milton Friedman réalisée au Mont Pélerin près de Genève, lors d'une réunion de la société du même nom... 






vendredi 4 mai 2012

MA MONDIALISATION...

Fonds de pension, délocalisation, mondialisation font désormais partie de notre langage quotidien, mais demeurent des notions abstraites, souvent angoissantes. A travers le regard plutôt "atypique" d'un chef d'entreprise de la vallée de la mécanique de précision en Haute-Savoie, le film raconte cette phase récente du capitalisme dominé par des mécanismes financiers "globaux" et implacables. Victimes de leur succès, toutes les plus grosses entreprises de la vallée ont déjà été rachetées par des sociétés financières dont l'unique souci est la rentabilité maximale dans des temps records. Une illustration parfois drôle, et le plus souvent cruelle, du choc des cultures entre l'industrie et l'univers de la finance. 

mercredi 18 avril 2012

L'ESCLAVAGE MODERNE

Dans un monde où 1% de la population possède 40% de la richesse de la planète, dans un monde où 34.000 enfants meurent chaque jour de pauvreté et de maladies évitables et où 50% de la population mondiale vit avec moins de deux dollars par jour.

Une chose est clair : Y'a quelque chose qui tourne pas rond!

Voici...
L'ESCLAVAGE MODERNE
Vulgarisation des procédés de création d'argent par la banque centrale américaine - la Réserve Fédérale - Où comment l'argent est crée à partir de dette et pourquoi il est virtuellement impossible de s'en débarrasser...


Source : extrait du film "Zeitgeist: Addendum"

mardi 17 avril 2012

MONEY!!!

"Money", le film en français. Un must! à voir !

Sans doute, certains d'entre vous n'ont pas encore visionner cette vidéo...
Un documentaire à voir pour comprendre l'impératif de sortir du système monétaire actuel capitaliste prédatoriel et inhumain qui alimente la pauvreté, la corruption et l'abrutissement des humains.

mercredi 8 février 2012

L'ALLEMAGNE VEUT RETIRER LA MONNAIE!

L'Allemagne veut interdire les billets de banques dès cet été!
Quand on paye par carte de débit, les banquiers touchent leur pourcentage. Multipliant ainsi le nombre de transactions banquaire via des guichets électroniques, cela leur rapportera des dizaines de milliards!

Voila donc que les politiques allemands se mettent en tête d’interdire le cash tout simplement.

La directive de l’UE 2009/110/EC a été adoptée en septembre 2009 dans l’indifférence générale alors qu’elle introduit un concept très dangereux : la monnaie électronique. Alors qu’avec l’argent papier qui a une existence physique, nos gouvernants nous ont dilapidé nos richesses et endetté sur "plusieurs générations", la monnaie immatérielle sous formes de 0 et de 1 dans des ordinateurs gérés par les banquiers sera la fin de toute valeur au travail et au patrimoine humain.

L’Allemagne va dès le mois d’aout 2012 introduire des restrictions sur le paiement en espèces dans le but d’interdire l’argent dès cet été. En Italie, depuis le 4 décembre 2011, sous la pression de Mario Monti, il n’est plus possible de payer plus de 1000 Euros en espèces. Rappelons que Monti a est un des membres les plus influents du Bilderberg et un ancien conseiller de Goldman Sachs. Au mois de novembre 2011, il a été parachuté sénateur à vie puis premier ministre après l’éviction de Berlusconi.

En Belgique, la limite est de 5000 Euros. Ces seuils seront abaissés rapidement jusqu’à 0 et ça sera l’avènement de la monnaie électronique. Les régimes en place et les banques pourront alors contrôler 100% des échanges entre les gens. Tout le monde sera alors transformé en esclave de la dette donnant du sang pour remplir des 0 et des 1 dans les ordinateurs des banquiers.

source : http://www.operationteafortwo.com/2012/01/28/l%e2%80%99allemagne-veut-interdire-le-cash-des-l%e2%80%99ete-2012/

mercredi 18 janvier 2012

"COLLAPSE" = L'EFFONDREMENT!!!

"Collapse" est un documentaire sobre mais poignant. Un homme parle, longuement, avec une lucidité aigüe et dans une totale franchise de l'état du monde et de son avenir proche. Cet homme est Michael Rubbert, un "whistleblower", l'une de ces personnes qui ont travaillé au coeur du "système" et qui choisissent d'en révéler les sombres secrets au public.

Il parle de l'effondrement en cours des économies occidentales, une chute prévisible depuis longtemps, résultat de l'endettement exponentiel, de l'appauvrissement généralisé des classes moyennes, des guerres motivées par la cupidité, et de l'illusion d'une croissance sans fin, alors que les ressources comme la tolérance de l'environnement ne sont pas infinis.

Tout aussi prévisible est l'effondrement de notre civilisation entièrement basée sur un pétrole en voie d'épuisement, alors que nous vivons en ce moment même le fameux "peak oil"...



Source : Syti.net

mardi 3 janvier 2012

L'ART DE FAIRE DE L'ARGENT : "LET'S MAKE MONEY"

Après « We Feed the World », film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé « Let’s Make Money », une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au coeur du système financier mondial.

C'est l'histoire de deux mondes qui s'interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on "fait" de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.

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mardi 27 décembre 2011

LA STRATÉGIE DU CHOC

Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger.

S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976. Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".

Nous vous proposons ici de visionner le documentaire "La Stratégie du Choc" basée sur l'ouvrage du même nom, publié par Naomi Klein en 2007.

En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.

LA STRATÉGIE DU CHOC
UN DOCUMENTAIRE À VOIR ABSOLUMENT!!!

mardi 6 décembre 2011

COMMENT HITLER RELANÇA L'ÉCONOMIE ALLEMANDE...

Comment Hitler s’attaqua au chômage et relança l'économie allemande

Lors de la Grande Dépression, pour s’occuper du chômage de masse et de la paralysie économique, les gouvernements zunien et allemand lancèrent des programmes novateurs et ambitieux. Bien que les mesures du « New Deal » du président Franklin Roosevelt aidèrent marginalement, les actions bien plus ciblées et globales du Troisième Reich se révélèrent remarquablement efficaces. En trois ans, le chômage fut résorbé et l'économie allemande florissante. Et, bien que le dossier du traitement de la dépression par Roosevelt soit assez bien connu, l'histoire remarquable de la manière dont Hitler aborda la crise n'est pas suffisamment comprise ni appréciée.

Adolf Hitler devint chancelier d'Allemagne le 30 janvier 1933. Quelques semaines plus tard, le 4 mars, Franklin Roosevelt prit ses fonctions de président de Zunie. Chacun resta patron de son pays pendant les douze années suivantes – jusqu'à avril 1945, peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Au début de 1933, la production industrielle des deux pays était tombée à environ la moitié de ce qu'elle était en 1929. Les deux dirigeants lancèrent rapidement de nouvelles initiatives ambitieuses pour s'attaquer à la terrible crise économique, surtout au fléau du chômage de masse. Et, bien qu'il existe quelques similitudes frappantes entre les politiques des deux gouvernements, les résultats furent très différents.

John Kenneth Galbraith, l'un des économistes zuniens les plus influents et les plus lus du XXème siècle, fut conseiller de plusieurs présidents, et servit quelques temps comme ambassadeur zunien en Inde. Auteur de plusieurs dizaines de livres, il enseigna l'économie à l'université de Harvard pendant des années. En ce qui concerne l’affaire allemande, Galbraith écrivit : « ...L'élimination du chômage en Allemagne durant la Grande Dépression, sans inflation – et avec la dépendance initiale envers les activités civiles essentielles – fut un signe de réussite. On n’en a rarement fait l’éloge et on n’en a guère parlé. L'idée qu’Hitler ne pouvait faire aucun bien s'étend plus plausiblement à son économie qu’à tout le reste. »

« La politique économique du régime hitlérien, » continue Galbraith, impliqua « des emprunts à grande échelle pour les dépenses publiques et, surtout au début, pour les travaux publics : voies ferrées, canaux et réseau autoroutier. Il en résulta une action bien plus efficace contre le chômage que dans tout autre pays industriel. » (1) « Fin 1935, » écrit-il aussi, « le chômage touchait à sa fin en Allemagne. En 1936, les hauts revenus relevèrent les prix ou rendirent possible de le faire... À la fin des années 30, le plein emploi avec des prix stables furent instauré en Allemagne. Ce fut un exploit absolument unique dans le monde industriel. » (2) « Hitler prévit également la politique économique moderne, » note l'économiste, « en reconnaissant qu'une méthode rapide en faveur du plein emploi n'était possible qu’associée au contrôle des salaires et des prix. Qu’une nation opprimée par les craintes économiques réagirait à Hitler comme les Zuniens le firent avec Roosevelt, n'est guère surprenant. » (3)

Les autres pays, écrit Galbraith, ne parvinrent pas à comprendre l'expérience allemande ni à s’en inspirer : « L'exemple allemand fut instructif, mais guère convaincant. Les conservateurs britanniques et zuniens observaient les hérésies financières nazies – les emprunts et les dépenses – et prédisaient invariablement l’échec... Et les libéraux zuniens et les socialistes britanniques observaient la répression, la destruction des syndicats, les chemises brunes, les chemises noires, les camps de concentration, et s’exclamaient avec éloquence, et ne tenaient aucun compte de l'économie. Rien de bon [pensaient-ils], pas même le plein emploi, ne pourrait venir d'Hitler. » (4)

Deux jours après son entrée en fonction comme chancelier, Hitler fit une allocution radiodiffusée à la nation. Bien que lui et les autres dirigeants de son mouvement eussent clairement exprimé leur intention de réorganiser la vie sociale, politique, culturelle et éducative du pays, en accord avec les principes nationaux-socialistes, tout le monde savait qu’avec environ six millions de chômeurs et la paralysie de l'économie nationale, la grande la priorité du moment était de restaurer l’activité économique en s'attaquant surtout au chômage et en fournissant du travail productif.

« La misère de notre peuple est horrible à voir ! » déclara Hitler dans ce discours inaugural. (5) « Avec des millions d’ouvriers de l’industrie au chômage et affamés, toute la classe moyenne et les artisans s’appauvrissent. Si cet effondrement ruine finalement aussi les agriculteurs allemands, nous ferons face à une catastrophe aux dimensions incalculables. Car ce ne serait pas seulement l'écroulement d'une nation, mais d'un héritage de deux mille ans de quelques-unes des plus grandes réalisations de la culture et de la civilisation humaine... »

Le nouveau gouvernement, déclara Hitler, « accomplirait la grande tâche de réorganiser l'économie du pays grâce à deux grands plans quadriennaux. L'agriculteur allemand doit être secouru afin de subvenir à l'approvisionnement alimentaire national et, en conséquence, [il est le] fondement vital de la nation. Le travailleur allemand sera sauvé de la ruine par une attaque concertée et globale contre le chômage. »

« En quatre ans, » promit-il, « le chômage doit être radicalement maté... Les partis marxistes et leurs alliés ont eu 14 ans pour montrer ce dont ils sont capables. Le résultat est un monceau de ruines. À présent, peuple d'Allemagne, donne-nous quatre ans et porte ensuite un jugement sur nous ! »

Rejetant les idées floues et peu réalistes de certains militants radicaux de son parti, Hitler se tourna vers des hommes aux capacités et compétences éprouvées. Plus particulièrement, il obtint l'aide de Hjalmar Schacht, un éminent banquier et financier avec un palmarès impressionnant à la fois dans les affaires privées et les services publics. Bien que Schacht ne fut aucunement national-socialiste, Hitler le nomma président de la banque centrale allemande, la Reichsbank, puis ministre de l'Économie.

Après la prise du pouvoir, écrit le professeur John Garraty, un éminent historien zunien, Hitler et son nouveau gouvernement « lancèrent immédiatement une attaque tous azimuts contre le chômage... Ils stimulèrent le secteur privé grâce à des subventions et des dégrèvements fiscaux, encouragèrent les dépenses de consommation par des moyens comme les prêts de mariage, et plongèrent dans l’énorme programme de travaux publics qui produisit le réseau autoroutier, et des travaux immobiliers, ferroviaires et de navigation. » (6)

Les nouveaux dirigeants du régime réussirent aussi à convaincre les Allemands auparavant sceptiques, voire hostiles, de leur sincérité, détermination et capacité. Cette confiance et assurance nourries encouragèrent ensuite des hommes d'affaires à embaucher et à investir, et les consommateurs à dépenser, avec un œil tourné vers l'avenir.

Comme le promit Hitler, avec son gouvernement national-socialiste, ils supprimèrent le chômage en quatre ans. De six millions de chômeurs en début 1933, quand il prit le pouvoir, le nombre fut réduit à un million en 1936. (7) Le taux de chômage fut réduit si rapidement qu’il y eut pénurie de main-d'œuvre nationale de 1937 à 1938. (8)

Pour la grande masse des Allemands, les salaires et les conditions de travail s’améliorèrent continuellement. De 1932 à 1938 le montant brut des gains hebdomadaires réels augmentèrent de 21 pour cent. Après prise en compte de l'impôt, des déductions d'assurance et des ajustements au coût de la vie, l'augmentation réelle des gains hebdomadaires pendant cette période était de 14 pour cent. Dans le même temps, les loyers restèrent stables, et il y eut une baisse relative des coûts de chauffage et de lumière. Les prix diminuèrent effectivement pour certains biens de consommation comme les appareils électriques, les horloges et les montres, ainsi que pour certains aliments. Même après le déclenchement de la guerre, le revenu des travailleurs continua à s’élever. En 1943, le salaire horaire moyen des travailleurs allemands avait augmenté de 25 pour cent, et les gains hebdomadaires de 41 pour cent. (9)

Pour la plupart des Allemands, la journée de travail « normale » était de huit heures, et les heures supplémentaires étaient rémunérées généreusement. (10) En plus des hauts salaires, les conditions de travail étaient nettement améliorées par des avantages inclus, comme de meilleures conditions sanitaires et de sécurité, des cantines avec repas chauds subventionnés, des terrains de sport, des parcs, des représentations théâtrales et des concerts subventionnés, des expositions, du sport et des groupes de randonnée, de la danse, des cours d'éducation pour adultes et du tourisme subventionné. (11) Le réseau déjà considérable de programmes de protection sociale, incluant l'assurance vieillesse et un programme de santé national, fut étendu.

D’après ce qu’il déclara lors d’une interview avec un journaliste zunien en début 1934, Hitler voulait que les Allemands aient « le plus haut niveau de vie possible. » « À mon avis, les Zuniens ont raison de ne pas vouloir que tout le monde soit pareil, mais défendent plutôt le principe pyramidal. Toutefois, chaque personne doit avoir la possibilité de gravir les échelons. » (12)

Conformément à cette façon de voir les choses, le gouvernement hitlérien promut la mobilité sociale, avec de grandes possibilités de promotion et d'avancement. Tel que le note le professeur Garraty : « Il est incontestable que les Nazis encouragèrent le socialisme de la classe ouvrière et la mobilité économique. » Afin d'encourager l'acquisition de nouvelles compétences, le gouvernement élargit considérablement les programmes de formation professionnelle, et offrit de généreuses primes pour favoriser l’avancement des travailleurs compétents. (13)

À la fois l'idéologie national-socialiste et les idées fondamentales d'Hitler, écrit l'historien John Garraty, « incitèrent le régime à privilégier l'Allemand ordinaire davantage qu’un groupe d'élite. Les travailleurs avaient... une place d'honneur dans le système. » En accord avec cela, le régime fournissait aux travailleurs des avantages sociaux incluant des logements subventionnés, des excursions à faible coût, des programmes sportifs, et les plus agréables aménagements d'usines. (14)

Dans sa biographie détaillée et critique d'Hitler, l'historien Joachim Fest a reconnu : « Le régime insista pour qu’il n’y ait aucune autorité de classe sociale au-dessus des autres, et, en accordant à chacun la possibilité de s’élever, il donna en fait la démonstration pratique du fonctionnement de la neutralité de classe... Ces mesures brisèrent vraiment les vieilles structures sociales pétrifiées. Elles améliorèrent concrètement la condition matérielle d'une grande partie de la population. » (15)

Quelques chiffres donnent une idée de la façon dont la qualité de vie s’améliora. Entre 1932, la dernière année de l'ère pré-hitlérienne, et 1938, la dernière année complète avant le déclenchement de la guerre, la consommation alimentaire augmenta d'un sixième, tandis que le chiffre d'affaires des vêtements et textiles augmenta de plus d'un quart, et les meubles et biens des ménagers de 50 pour cent. (16) Dans les années pacifiques du Troisième Reich, la consommation de vin augmenta de 50 pour cent, et celle de champagne quintupla. (17) Entre 1932 et 1938, le volume du tourisme fit plus que doubler, tandis que le nombre de propriétaires d’automobiles tripla durant les années 30. (18) La production de véhicules automobiles allemands, qui comprenait des voitures fabriquées par les usines Ford et General Motors (Opel) de propriété zunienne, doubla en cinq années, de 1932 à 1937, tandis que les exportations d’automobiles allemandes furent multipliées par huit. Entre 1933 et 1937, le trafic de passagers aériens fit plus que tripler en Allemagne. (19)

Les affaires allemandes renaquirent et prospérèrent. Pendant les quatre premières années de l'ère nationale-socialiste, les bénéfices nets des grandes entreprises quadruplèrent, et le revenu managérial et entrepreneurial augmentèrent de près de 50 pour cent. « Les choses allaient encore s’améliorer, » écrit l'historien juif, Richard Grunberger, dans son étude détaillée, The Twelve-Year Reich [Le Reich de douze ans]. « En trois ans, entre 1939 et 1942, l'industrie allemande s’agrandit d’autant qu'elle l’avait fait au cours des cinquante années précédentes. » (20)

Bien que les entreprises allemandes prospérassent, les profits étaient maîtrisés et maintenus par la loi dans des limites modérées. (21) À partir de 1934, les dividendes de l’actionnariat des entreprises allemandes étaient limités à six pour cent par an. Les bénéfices non distribués étaient investis en obligations du gouvernement du Reich, qui avait un taux d'intérêt annuel de six pour cent, puis, après 1935, de quatre et demi pour cent. Cette politique eut l'effet prévisible d'encourager le réinvestissement corporatif et l'autofinancement, et de réduire ainsi l’emprunt auprès des banques et, plus généralement, de diminuer l'influence du capital dans le commerce. (22)

Le taux d'imposition des entreprises fut régulièrement relevé, de 20 pour cent en 1934 à 25 pour cent en 1936, et 40 pour cent en 1939-40. Les administrations des compagnies allemandes pouvaient accorder des primes aux gestionnaires, mais seulement si elles étaient directement proportionnelles aux bénéfices, et elles avaient aussi le droit de verser des primes correspondantes ou des « contributions sociales volontaires » aux employés. (23)

Entre 1934 et 1938, le revenu brut imposable des hommes d'affaires allemands augmenta de 148 pour cent, tandis que volume global d'imposition augmenta de 232 pour cent. Le nombre de contribuables dans la tranche d'imposition des plus hauts revenus – ceux qui gagnaient plus de 100.000 marks par an – augmenta au cours de cette période de 445 pour cent. (En revanche, le nombre de contribuables dans la tranche des revenus inférieurs – ceux qui gagnaient moins de 1500 marks par an – n’augmenta que de cinq pour cent.) (24)

Dans l'Allemagne nationale-socialiste, la fiscalité était nettement progressive, les plus hauts revenus payant proportionnellement plus que les revenus inférieurs. Entre 1934 et 1938, le taux moyen des impôts sur les revenus de plus de 100.000 marks augmenta de 37,4 pour cent à 38,2 pour cent. En 1938, les Allemands dans les tranches d'imposition les plus basses représentaient 49 pour cent de la population et 14 pour cent du revenu national, mais payaient seulement 4,7 pour cent de charge fiscale. Ceux dans la plus haute catégorie de revenu, qui représentaient à peine un pour cent de la population, mais avaient 21 pour cent des revenus, payaient 45 pour cent de charge fiscale. (25)

Quand Hitler arriva au pouvoir, les Juifs représentaient environ un pour cent de la population allemande totale. Pendant que le nouveau gouvernement s’activait rapidement pour les retirer de la vie politique et culturelle du pays, les Juifs furent autorisés à exercer dans la vie économique, du moins pendant plusieurs années. En fait, de nombreux Juifs bénéficièrent de la part du régime de mesures de récupération et de rétablissement économique général.

En juin 1933, par exemple, Hitler approuva un investissement gouvernemental de grande envergure, 14,5 millions de marks, dans une compagnie appartenant à des Juifs, la chaîne de grands magasins Hertie à Berlin. Ce « renflouement » fut fait pour empêcher la ruine des fournisseurs, des financiers, et, surtout, des 14.000 employés de la grande compagnie. (26)

Le professeur Gordon Craig, qui enseigna l'histoire à l'université de Stanford pendant des années, fait remarquer : « Dans l’habillement et les commerces de détail, les entreprises juives continuèrent à fructifier jusqu'à 1938, et à Berlin et Hambourg, en particulier, les établissements réputés et au goût connu continuèrent à attirer leurs anciens clients malgré leur appartenance juive. Dans le monde de la finance, aucune restriction ne fut infligée sur la marche des firmes juives à la Bourse de Berlin et, jusqu'à 1937, les établissements bancaires de Mendelssohn, Bleichröder, Arnhold, Dreyfuss, Straus, Warburg, Aufhauser, et Behrens, étaient encore en activité. » (27)

Cinq ans après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, le rôle des Juifs dans l’activité des entreprises était toujours important, et les juifs détenaient encore un patrimoine immobilier considérable, surtout à Berlin. Toutefois, cette situation changea considérablement en 1938, et fin 1939 les Juifs avaient été en grande partie retirés de la vie économique allemande.

Le taux de criminalité chuta en Allemagne pendant la période hitlérienne, avec des baisses significatives dans les taux de meurtre, vol qualifié, vol, détournement de fonds et larcin. (28) L’amélioration de la santé et de la façon de voir les choses des Allemands impressionnaient de nombreux étrangers. « La mortalité infantile est considérablement réduite et est singulièrement inférieure à celle de Grande-Bretagne, » écrivit Sir Arnold Wilson, un député britannique qui s'était rendu sept fois en Allemagne après l’arrivée au pouvoir d’Hitler. « La tuberculose et les autres maladies diminuent sensiblement. Les cours criminelles n’ont jamais eu si peu à faire et les prisons n'ont jamais eu si peu d'occupants. C'est un plaisir d'observer les capacités physiques de la jeunesse allemande. Même les gens les plus pauvres sont mieux vêtus qu’avant, et les visages joyeux témoignent de l'amélioration psychique qui œuvre en eux. » (29)

L'amélioration du bien-être psycho-émotionnel des Allemands durant cette période, a aussi été notée par l'historien social Richard Grunberger. « Il ne fait aucun doute, » écrit-il, « que la prise de pouvoir [nationale-socialiste] engendra une amélioration généralisée de la stabilité émotive ; ce ne fut pas seulement dû à la reprise économique, mais au sens aigu de l'identification avec l'objectif national de nombreux Allemands. » (30)

L'Autriche connut un essor spectaculaire après son raccordement au Reich allemand en mars 1938. Immédiatement après l'union, les responsables agirent rapidement pour soulager la détresse sociale et revitaliser l'économie moribonde. L'investissement, la production industrielle, la construction de logements, les dépenses de consommation, le tourisme et le niveau de vie augmentèrent rapidement. Rien qu’entre juin et décembre 1938, le revenu hebdomadaire des ouvriers de l’industrie autrichienne augmenta de neuf pour cent. La réussite du régime national-socialiste dans la suppression du chômage fut si rapide que l'historien zunien Evan Burr Bukey s’avança jusqu’à la qualifier de « l'une des plus remarquables réussites économiques de l'histoire moderne. » Le taux de chômage en Autriche passa de 21,7 pour cent en 1937 à 3,2 pour cent en 1939. Le PNB autrichien s’éleva de 12,8 pour cent en 1938, et d’un étonnant 13,3 pour cent en 1939. (31)

La forte augmentation du taux de natalité exprimait le degré de la confiance nationale. Un an après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le taux de natalité allemand bondit de 22 pour cent, en passant à son sommet en 1938. Il resta élevé même en 1944 – dernière année complète de la Seconde Guerre mondiale. (32) De l'avis de l'historien John Lukacs, ce bond du taux de natalité exprimait « l'optimisme et la confiance » des Allemands pendant les années hitlériennes. « Pour deux enfants naissant en Allemagne en 1932, trois naissaient quatre ans plus tard, » remarque-t-il.

« En 1938 et 1939, le taux de mariage le plus élevé de toute l'Europe fut enregistré en Allemagne. Il supplantait même celui des peuples prolifiques d'Europe orientale. La hausse phénoménale de la natalité allemande dans les années trente fut encore plus marquée que la hausse du taux de mariage. » (33) Gordon A. Craig, un talentueux historien zunien originaire d’Écosse, note : « L’Allemagne nationale-socialiste, fut seule parmi les pays peuplés par des Blancs à réussir à accroître la fécondité, » avec une forte hausse de la natalité après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, et sa montée régulière dans les années qui suivirent. (34)

Début 1937, lors d’une longue allocution au Reichstag, Hitler rappela les promesses qu'il avait faites lors de la prise de pouvoir de son gouvernement. Il expliqua aussi les principes fondant sa politique, et revint sur ce qui avait été accompli en quatre ans. (35) « ...Ceux qui parlent de "démocraties" et de "dictatures", » dit-il, « ne comprennent tout simplement pas que la révolution a été menée à bonne fin dans ce pays, dont les réussites peuvent être considérées comme démocratiques au sens le plus élevé du terme, si démocratie a un sens réel... La révolution nationale-socialiste n’a point aspiré à transformer une classe privilégiée en classe qui n’aurait aucun droit dans l'avenir. Son but a été de donner des droits égalitaires à ceux qui n'en avaient pas... Notre objectif a été de donner au peuple allemand tout entier la possibilité d’être actif, non seulement dans le secteur économique, mais aussi dans le domaine politique, et d’assurer cela grâce à une organisation impliquant la masse de la population... Dans les quatre dernières années, nous avons accru la production allemande dans tous les domaines à un degré extraordinaire. Et cette amélioration de la production a bénéficié à tous les Allemands. »

Deux ans plus tard, lors d’une autre allocution, Hitler parla brièvement de la réussite économique de son régime : (36) « J'ai vaincu le chaos en Allemagne, rétabli l'ordre, considérablement relevé la production dans tous les domaines économiques de notre nation ; grâce à des efforts acharnés, produit des substituts aux nombreux matériaux dont nous manquions, encouragé les nouvelles inventions, développé le trafic, fait construire de grandes routes et creuser des canaux, fait sortir de terre de gigantesques usines, tout en m’efforçant de promouvoir l'éducation et la culture de notre peuple pour développer notre communauté sociale. Une fois encore, je suis parvenu à trouver un travail utile à la totalité des sept millions de chômeurs, ce qui nous a à tous tant touché le cœur, en gardant le paysan allemand sur sa terre, malgré toutes les difficultés, et en gardant la terre elle-même pour lui, en restaurant la prospérité du commerce allemand, et en favorisant la circulation au maximum. »

Dans un article très discuté, publié dans American Historical Review, l'historien zunien John Garraty a comparé les solutions zuniennes et allemandes pour la Grande Dépression. Il a écrit : (37) « Les deux mouvements [en Zunie et en Allemagne] ont malgré tout réagi à la Grande Dépression d’une manière similaire, distincte de celle des autres pays industriels. Des deux, les Nazis ont mieux réussi à guérir les maux économiques des années 30. Ils ont réduit le chômage et stimulé la production industrielle plus vite que les Zunien l’ont fait et, compte tenu de leurs ressources, pris en main leurs problèmes monétaires et commerciaux avec plus de succès, certainement d’une manière plus imaginative. Cela s'explique en partie parce que les Nazis usait à grande échelle le financement par la planche à billets, et en partie parce que leur système totalitaire se prêtait mieux à la mobilisation de la société, tant par la force que par la persuasion. En 1936, la dépression pour l’essentiel terminée en Allemagne, était loin de l'être en Zunie. »

En fait, le taux de chômage en Zunie resta élevé jusqu'à ce que s’installe la stimulation de la production de guerre à grande échelle. Même à la fin mars 1940, le chômage en Zunie touchait encore près de 15 pour cent de la population active. Ce fut la production de guerre, et non pas les programmes du « New Deal » de Roosevelt, qui ramenèrent finalement le plein emploi. (38)

Le professeur William Leuchtenberg, un éminent historien zunien, connu pour ses livres sur la vie et la carrière de Franklin Roosevelt, résume le bilan mitigé du président dans une étude très réputée. Il conclut : « Le New Deal laissa de nombreux problèmes non résolus et en créa même d’autres difficiles à comprendre. Il ne démontra jamais sa capacité à atteindre la prospérité en temps de paix. À une époque aussi tardive que 1941, les chômeurs étaient encore six millions, et ce n’est pas avant l'année de guerre de 1943 que l'armée de chômeurs disparut enfin. » (39)

Le contraste entre les affaires économiques allemandes et zuniennes des années 30 est d'autant plus frappant quand on prend en compte le fait que les Zuniens étaient immensément plus riches en ressources naturelles, notamment en grandes réserves de pétrole, avaient une densité de population plus faible, et aucun voisin hostile et bien armé.

Une intéressante comparaison de la manière zunienne et allemande d’aborder la Grande Dépression parut dans un numéro de 1940 de l’hebdomadaire berlinois Das Reich. Intitulé « Hitler et Roosevelt : succès allemand, tentative zunienne, » l'article désignait le système « démocratique parlementaire » de Zunie comme facteur clé du fiasco des efforts de l'administration Roosevelt pour rétablir la prospérité. « Nous [Allemands] avons commencé avec une idée et avons mis à exécution des mesures pratiques, sans égard pour les conséquences. La Zunie a commencé avec de nombreuses mesures pratiques, sans cohérence interne, qui ont recouvert chaque plaie d’un pansement particulier. » (40)

Les politiques économiques d’Hitler pouvaient-elles marcher en Zunie ? Ces solutions sont sans doute plus réalisables dans les pays comme la Suède, le Danemark et les Pays-Bas, dotés d’une population bien éduquée, autodisciplinée et homogène ethniquement et culturellement, ayant par tradition un fort génie « communautariste, » avec en conséquence un niveau élevé de confiance sociale. Les mesures économiques d'Hitler sont moins applicables en Zunie et dans les autres sociétés où la population est diversifiée ethniquement et culturellement, nettement individualiste, avec une tradition de « laissez-faire, » et, en conséquence, un esprit « communautariste » amoindri. (41)

Une fois, Hitler lui-même fit une comparaison frappante entre les systèmes socio-politico-économiques de Zunie, d'Union soviétique et d'Allemagne. Fin 1943, lors d'une allocution, il déclara : (43)

« Nous avons maintenant appris à connaître deux extrêmes [sociaux-politiques]. L’un, les États capitalistes, utilise le mensonge, la tromperie et la fourberie pour refuser à son peuple les droits vitaux les plus élémentaires, et se soucie uniquement de ses propres intérêts financiers, pour lesquels il est prêt à sacrifier des millions de gens. D'autre part, nous avons vu [en Union soviétique] les extrémistes communistes : un État qui a plongé dans une misère indicible des millions et des millions de gens, et qui, suivant sa doctrine, sacrifie le bonheur des autres. Sachant cela, à mon avis, il n’y a pour nous tous qu’une seule obligation, à savoir, s'appliquer plus que jamais dans notre idéal national et socialiste... Dans cet État [allemand] le principe prévalent n'est pas la prétendue égalité, comme en Russie soviétique, mais plutôt la justice. »

David Lloyd George – qui fut premier ministre de Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale – fit un grand voyage en Allemagne à la fin de 1936. Dans un article publié par la suite dans un grand journal de Londres, l'homme d’État britannique raconta ce qu'il avait vu et vécu. (43)

« Quoi qu'on puisse penser de ses [d’Hitler] méthodes, » écrit M. Lloyd George, « et ce ne sont certes pas celles d'un pays parlementaire, il ne fait aucun doute qu'il a accompli une transformation merveilleuse dans l'esprit des gens, dans leur attitude envers l'autre, et dans leurs perspectives économiques et sociales.

À Nuremberg, il a affirmé qu’en quatre ans son mouvement avait fait une nouvelle Allemagne. Ce n'est plus l'Allemagne de la première décennie qui a suivi la guerre – brisée, abattue et accablée par un sentiment d'appréhension et d'impuissance. Elle est désormais pleine d'espoir et de confiance, et d'un sentiment de détermination à mener sa propre vie ravivée, sans aucune ingérence d’influence extérieure à ses propres frontières.

Il y a pour la première fois depuis la guerre un sentiment général de sécurité. Les gens sont plus joyeux. Il y a un plus grand sentiment de gaieté spirituelle généralisé dans tout le pays. C’est une Allemagne plus heureuse. Je l'ai constaté partout, et les Anglais que j'ai rencontré dans mon voyage et qui connaissaient bien l'Allemagne, étaient très impressionnés par le changement. »

« Ce grand peuple, » avertit en continuant l'homme d'État aguerri, « travaillera mieux, se sacrifiera davantage et, si nécessaire, se battra avec une plus grande détermination si Hitler le lui demande. Ceux qui ne comprennent pas ce fait capital sont incapables de juger les possibilités actuelles de l'Allemagne moderne. »

Bien que les préjugés et l'ignorance aient entravé une sensibilisation plus grande envers les mesures économiques d'Hitler et la compréhension de leur impact, la réussite de sa solution économique a été reconnue par des historiens, notamment par des universitaires qui sont en général très critiques à l’égard de ce dirigeant allemand et des politiques de son régime.

John Lukacs, un historien zunien d'origine hongroise dont les livres ont suscité bien des commentaires et éloges, a écrit : « Au cours des six années [de paix] de son leadership en Allemagne, les réalisations, nationales plutôt qu'étrangères, d’Hitler furent extraordinaires... Il apporta prospérité et confiance aux Allemands, la sorte de prospérité qui découle de la confiance. Après 1933, les années 30 furent une époque ensoleillée pour la plupart des Allemands, quelque chose qui resta en eux dans la mémoire de toute une génération. » (44)

Sebastian Haffner, un influent journaliste et historien allemand qui était aussi un critique féroce du Troisième Reich et de son idéologie, a examiné la vie et l'héritage d'Hitler dans un livre très discuté. Malgré la sévérité de sa description du leader allemand dans The Meaning of Hitler, cet auteur a tout de même écrit : (45)


« Parmi les réalisations bénéfiques d'Hitler, celle qui éclipsa toutes les autres fut le miracle économique. » Pendant que le reste du monde était toujours embourbé dans la paralysie économique, Hitler fit « un îlot de prospérité de l'Allemagne. » En trois ans, poursuit Haffner, « les besoins criants et la masse de difficultés se transformèrent globalement en prospérité modeste mais confortable. Presque aussi important : l’impuissance et le désespoir firent place à la confiance et l'assurance. Encore plus miraculeux, la transition de la dépression vers le boom économique fut réalisée sans inflation, avec des salaires et des prix parfaitement stables... Il est difficile d'imaginer exactement la reconnaissance stupéfaite avec laquelle les Allemands réagirent à ce miracle qui, plus singulièrement, après 1933, fit basculer un grand nombre de travailleurs allemands de social-démocrate et communiste à hitlérien. L’admiration reconnaissante prédominait radicalement dans l'humeur des masses allemandes pendant la période de 1936 à 1938... »

Joachim Fest, un autre éminent journaliste et historien allemand, a passé en revue la vie d'Hitler dans une biographie renommée et exhaustive. « Si Hitler avait succombé à un assassinat ou à un accident à la fin de 1938, » écrit-il, « peu hésiteraient à le reconnaître comme l’un des plus grands hommes d'État allemands, bienfaiteur de l'histoire allemande. » (46) « Aucun observateur objectif de la scène allemande ne pourrait nier les exploits considérables d'Hitler, » a noté l'historien zunien John Toland. « Si Hitler était mort en 1937, au quatrième anniversaire de son arrivée au pouvoir... il serait sans doute devenu l'une des plus grandes figures historiques de l'Allemagne. Partout en Europe, il avait des millions d'admirateurs. » (47)

Notes

1. John KennethK Galbraith, Money (Boston: 1975), pp. 225-226. Ce livre existe en français sous le titre de L’argent chez Gallimar.

2. JK Galbraith, The Age of Uncertainty (1977), p. 214.

3. JK Galbraith dans The New York Times Book Review, 22 avril 1973. Cité dans Adolf Hitler de J. Toland (Doubleday & Co., 1976), p. 403 (note).

4. JK Galbraith, The Age of Uncertainty (1977), pp 213-214.

5. Allocution radiodiffusée d'Hitler, « Aufruf an das deutsche Volk, » 1er février 1933.

6. John A. Garraty, The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, American Historical Review, octobre 1973 (Vol. 78, N°4), pp 909-910.

7. Gordon A. Craig, Germany 1866-1945 (New York: Oxford, 1978), p. 620.

8. Richard Grunberger, The Twelve-Year Reich: A Social History of Nazi Germany, 1933-1945 (New York: Holt, Rinehart and Winston, 1971), p. 186. D'abord publié en Grande-Bretagne sous le titre, A Social History of the Third Reich.

9. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 187 ; David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), p. 100.

10. David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), p. 101.

11. David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), pp 100, 102, 104 ; L’historien Gordon Craig écrit : « En plus de ces avantages indéniables [qui consistaient en une meilleure qualité de vie], les travailleurs allemands reçurent de l’État d’importantes prestations complémentaires. Le parti mena avec succès une impressionnante campagne systématique visant à améliorer les conditions de travail dans les installations industrielles et commerciales, avec des entraînements périodiques conçus non seulement pour renforcer les règlements sanitaire et sécuritaire, mais pour aussi aider à atténuer de la monotonie du travail répétitif journalier, par l’intermédiaire de moyens comme la musique, la culture de plantes et des prix spéciaux pour des réalisations. » G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), pp 621-622.

12. Entretien avec Louis Lochner, correspondant d'Associated Press à Berlin. Cité par Michael Burleigh dans le The Third Reich: A New History (New York, 2000), p. 247.

13. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), p. 623; John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N° 4), pp. 917, 918.

14. JA Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973, pp. 917, 918.

15. Joachim Fest, Hitler (New York: 1974), pp. 434-435.

16. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (New York, 1971 [édition cartonnée]), p. 203.

17. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 30, 208.

18. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 198, 235.

19. G. Frey (Hg.), Deutschland wie es wirklich war (Munich, 1994), pp. 38. 44.

20. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 179.

21. D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (1980), pp. 118, 144.

22. D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (1980), pp. 144, 145 ; Franz Neumann, Behemoth: The Structure and Practice of National Socialism 1933-1944 (New York: Harper & Row, 1966 [livre de poche]), pp. 326-319 ; R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 177

23. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 177 ; D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (Norton,1980), p.125.

24. D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (1980), pp. 148, 149.

25. D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (1980), pp. 148, 149. (Par comparaison, note Schoenbaum, en 1966, dans la République fédérale d'Allemagne, le taux d'imposition sur les revenus les plus élevés était d'environ 44 pour cent.)

26. D. Schoenbaum, Hitler's Social Revolution (1980), p. 134.

27. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), p. 633.

28. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 26, 121 ; G. Frey (Hg.), Deutschland wie es wirklich war (Munich, 1994), pp. 50-51.

29. Cité par J. Toland dans Adolf Hitler (Doubleday & Co., 1976), p. 405. La citation est tirée de Hitler Germany (Berlin, 1938), de Cesare Santoro.

30. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 223.

31. Evan Burr Bukey, Hitler's Austria (Chapel Hill, 2000), pp. 72, 73, 74, 75, 81, 82, 124. (Bukey est professeur d’histoire à l’université de l’Arkansas.)

32. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 29, 234-235.

33. John Lukacs, The Hitler of History (New York: Alfred A. Knopf, 1997), pp. 97-98.

34. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), pp. 629-630.

35. Allocution d’Hitler au Reichstag, le 30 janvier 1937.

36. Discours d’Hitler au Reichstag, le 28 avril 1939.

37. John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N°4), p. 944. (Garraty enseignait l’histoire à l’université d’État du Michigan et à l’université de Columbia, et a servi comme président de Society of American Historians.)

38. John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N°4), p. 917, incl. n. 23. Garraty écrit : « Certes, le plein emploi n'a jamais été abordé en Zunie jusqu'à ce que l'économie se déplace vers la production de guerre tous azimuts... Le chômage zunien n'est jamais nettement tombé sous les huit millions pendant le New Deal. En 1939, environ 9,4 millions de gens étaient au chômage, et au moment du recensement de 1940 (en mars), le chômage s’élevait à 7,8 millions, soit près de quinze pour cent de la population active. »

39. William E. Leuchtenburg, Franklin Roosevelt and the New Deal (New York: Harper & Row, 1963 [livre de poche]), pp. 346-347.

40. De Das Reich, 26 mai 1940. Cité par John A. Garraty dans « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973, p. 934. La citation est tirée de Deutschland und die Vereinigten Staaten de Hans-Juergen Schröder, (1970), pp. 118-119.

41. Dans les années 30, lors d'une visite à Berlin, l'ancien président zunien Herbert Hoover rencontra le ministre des Finances d’Hitler, le comte Lutz Schwerin von Krosigk, qui lui expliqua longuement les politiques économiques de son gouvernement. Tout en reconnaissant que ces mesures étaient bénéfiques pour l'Allemagne, Hoover exprima l'avis qu'elles ne convenaient pas pour la Zunie. Les salaires et la politique des prix dirigés par le gouvernement seraient, selon lui, contraires à l’esprit de liberté individuelle zunien. Voir, de Lutz Graf von Schwerin Krosigk, Es geschah in Deutschland (Tübingen/Stuttgart, 1952), p. 167. L'influent économiste britannique John Maynard Keynes écrivit en 1936 que ses politiques « keynésiennes, » qui dans une certaine mesure étaient adoptées par le gouvernement d’Hitler, « pouvaient être bien plus faciles à adapter aux conditions d'un État totalitaire » qu’à un pays où « les conditions de concurrence libre et un grand degré de laissez-faire » prévalent. Cité dans le livre de James J. Martin, Revisionist Viewpoints (1977), pp. 187-205. (Voir aussi, de R. Skidelsky, John Maynard Keynes: The Economist as Savior 1920-1937 (New York, 1994), P. 581). Ces dernières années, la recherche a montré qu'une plus grande diversité ethnique réduit le niveau de confiance sociale et la maniabilité des politiques d'aide sociale. Voir, de Robert D. Putnam, « E Pluribus Unum: Diversity and Community in the Twenty-first Century, » Scandinavian Political Studies, juin 2007. Voir aussi, de Frank Salter, Welfare, Ethnicity, and Altruism (Routledge, 2005)

42. Allocution d’Hitler au Reichstag, le 3 octobre 1941.

43. Daily Express (londonien), 17 novembre (ou septembre ?) 1936.

44. John Lukacs, The Hitler of History (New York: Alfred A. Knopf, 1997), pp. 95-96

45. S. Haffner, The Meaning of Hitler (New York: Macmillan, 1979), pp. 27-29. D’abord publié en 1978 sous le titre Anmerkungen zu Hitler. Voir aussi, de M. Weber, « Sebastian Haffner's 1942 Call for Mass Murder, » The Journal of Historical Review, automne 1983 (Vol. 4, N°3), pp. 380-382.

46. J. Fest, Hitler: A Biography (Harcourt, 1974), p. 9. Cité par S. Haffner dans The Meaning of Hitler (1979), p. 40.

47. J. Toland, Adolf Hitler (Doubleday & Co., 1976), pp. 407. 409.


Mark Weber est historien, auteur et analyste des affaires actuelles. Il a obtenu sa maîtrise d’histoire en 1977. Il a étudié l'histoire à l'université de l'Illinois (à Chicago), à l'université de Munich, à l’université dÉtat de Portland et à l'université de l'Indiana.


[Note du traducteur : Les faits historiques étonnants relatés ici par Mark Weber font se demander s’il n’est pas judicieux d’élire en 2012 un « dictateur » réellement attaché à la grandeur de la France et au bien-être des Français, plutôt qu’un autre bricoleur soi-disant démocratique, corrompu aux principes mortels de la mondialisation. Entre parenthèses, on saisit pourquoi à l’époque le monde capitaliste s’acharna à éradiquer l’Allemagne, et le Japon qui utilisait les principes économiques allemands, et pourquoi, de nos jours, l’unique démocratie participative du monde, la Libye (la Suisse n’est qu’une pâle imitation), a subi le même sort : La Bête immonde qui s’est blessée elle-même (Apocalypse de Jean - 911) pour motiver ses crimes contre ceux qu’elle accuse, veut des peuples de zombies pliés sous le joug capitaliste.]

Institute for Historical Review, Mark Weber, novembre 2011


Original : www.ihr.org/other/economyhitler2011.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Source : AlterInfo

lundi 7 novembre 2011

L'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE... AU DIABLE LA DÉPENSE!!!

Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs.

Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l' programmée.

"Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs.



mardi 1 novembre 2011

MOINS DE 150 ENTREPRISES CONTRÔLENT LA PLANÈTE!!!

MARCHÉS - Tribune de Genève | Une étude du Poly de Zurich révèle la forte concentration du pouvoir sur l’économie mondiale

Une bombe! Pas plus de 147 sociétés contrôlent 40% de l’économie mondiale, selon une récente étude de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Au sein de ce cercle, une super élite de vingt établissements financiers détient le plus grand pouvoir d’influence: le groupe britannique Barclays PLC en occupe la tête, suivi d’UBS au neuvième rang et Crédit Suisse au quatorzième, comme nous l’a confirmé hier Stefano Battiston, un des trois auteurs de la recherche.
Ces résultats ressortent de l’analyse d’un nombre gigantesque de renseignements puisés parmi les 37 millions de sociétés enregistrées dans la banque de données Orbis 2007. De cette masse, les chercheurs ont sélectionné 43 060 firmes transnationales, telles que les définit l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Énorme nœud papillon
Un examen récursif de chacune des sociétés retenues a permis de constater un peu plus de 600 500 liens directs ou indirects entre elles, au travers d’actionnaires, soit plus d’un million de rapports d’appartenance. Les spécialistes parlent d’un énorme réseau, «en forme de nœud papillon».

Et ce nœud est constitué d’un noyau formé de ces 147 multinationales contrôlant 40% de la valeur économique totale des sociétés du même type dans le monde. Des études antérieures avaient déjà mis en évidence le fait qu’un nombre limité de firmes transnationales possédaient de larges pans de l’économie planétaire. Celles-ci portaient toutefois sur un nombre limité de sociétés et n’abordaient pas les liens indirects de propriété.

Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston, du Poly de Zurich, ont en revanche porté une attention toute particulière à cet aspect. A bon escient! Si un actionnaire A (une personne, une famille ou une entreprise) détient x% d’une société B, celle-ci possédant y% d’une firme C, l’actionnaire A est propriétaire x% fois y% de la société C.

Du fait de ce mécanisme, l’évaluation des pouvoirs des actionnaires minoritaires prend davantage d’ampleur. Les 147 multinationales se contrôlent en outre mutuellement. Ou même intimement! Que reste-t-il dès lors du libre marché?

Pas de conspiration
Les sociétés intégrées dans ce cercle des 147 vont probablement rivaliser sur des marchés, mais agir simultanément en fonction de leurs intérêts communs, estime Dan Braha, chercheur au NECSI (New England Complex Systems Institute).

Cité dans l’hebdomadaire britannique New Scientist, James B. Glattfelder tient à prévenir: «La concentration de pouvoir n’est pas mauvaise en soi, mais un faisceau d’interconnexions extrêmement resserrées peut l’être. Comme le monde l’a si bien appris en 2008, si une entreprise souffre, ses maux se propagent.»

La plupart des experts s’empressent toutefois de dissuader toute théorie du complot. «Les multinationales ne s’achètent pas entre elles pour dominer le monde, mais pour des raisons commerciales», estime Dan Braha.

Une large part de la communauté scientifique voit en outre une vertu salutaire dans l’étude du Poly de Zurich. En identifiant l’architecture du pouvoir économique global, ses éléments les plus vulnérables, les chercheurs peuvent suggérer des mesures de prévention contre de prochains naufrages financiers.

Source : Tribune de Genève
http://www.tdg.ch/150-entreprises-controlent-planete-2011-10-24-0