vendredi 18 juin 2010

MAUVAIS AUGURES

Le jeu de cartes ILLUMINATI démontre-t-il que le déversement d’hydrocarbures de BP a été planifié?!













LE JEU DE CARTE ILLUMINATI



















Une carte sur le déversement d’hydrocarbures du « Jeu de Carte ILLUMINATI » démontre que ce terrible et impardonnable « incident » de la marée noire a été prévu!
Comment, Steve Jackson, créateur de ce jeu de carte inusité, a-t-il pu prévoir cette marée noire ainsi que les événements du 11 septembre 2001? Une autre carte montre l'attaque des Tours Jumelles du World Trade Center, une autre relate l'attaque du Pentagone... Ce jeu biscornu fut publié bien avant le 9-11. Il apparut dans les boutiques spécialisées dès 1995.
À moins d’avoir une connaissance approfondie du « Plan Illuminati », il n’est pas possible que quelqu'un aie été en mesure de créer des images en 1995, qui reproduisent fidèlement le déroulement des événements du 11 septembre 2001.















Ainsi, ces deux cartes dépeignent littéralement les deux frappes du 9/11 : contre les Twin Towers d’abord, puis contre le Pentagone. Ce genre de Précision 6 ans avant les attentats n’est possible que si on connaît très bien le plan des Illuminati…

Quels autres types de catastrophes les Illuminati auraient-ils prévu pour nous?
Dans le jeu de carte Illuminati nous trouvons ce qui suit : raz de marée, une catastrophe dans l’Oregon (type non précisé), tremblement de terre, ouragans, éruptions volcaniques, des catastrophes combinées, et une météorite… pour n’en nommer que quelques-unes.
Êtes-vous prêt? Regardez bien ce qui suit…



Selon ce que veulent laisser entendre ces cartes du jeu illuminati; la destruction, la mort et l’enfer s'amènent...

Ces cartes ne sont pas un canular, elles ont en fait été réalisées en 1990-1991(PANIC – GLP) par Steve Jackson (nécessairement un initié illuminati) et elles sont disponnibles depuis 1995.

Le jeu de carte Illuminati est un jeu culte dans certains milieux, il apparaît comme une référence dans certains médias de la culture "Geek" comme par exemple la BD "User Friendly".
Il existe aussi une version d'Illuminati en jeu de cartes à collectionner nommé "Illuminati: New World Order" est également publié par "Steve Jackson Games".
(Des suppléments GURPS, tels que GURPS Illuminati, GURPS Illuminaty University et GURPS Warehouse 23 ont été édités).

Steve Jackson Games a également sorti deux autres jeux associés.
L'un est le récent « Illuminati : Crime Lords » où les joueurs incarnent les chefs des hommes de main et permet de jouer la lutte de pouvoir à l'échelle de la rue. C'est un jeu distinct basé sur des règles similaires.
Le second est « Hacker » , qui est similaire au jeu original mais dans lequel les joueurs doivent se battre pour contrôler un réseau informatique.
Le jeu Hacker est moins compliqué qu'Illuminati et vise plus à contrôler les accès à différents ordinateurs plutôt que d'attaquer directement les autres joueurs…

LE JEU "ILLUMINATI" de Steve Jackson














Il se compose d'un jeu de cartes spécifique, de jetons (représentant des millions de dollars en petites coupures non marquées) et de deux dés à six faces.
Les joueurs prennent le rôle des sociétés d'Illuminati qui se battent pour le contrôle du monde :

· Illuminati de Bavière
· La société discordienne
· Les UFO
· La société des assassins
· Le network
· Les servants de Cthulhu
· Le triangle des Bermudes
· Les gnomes de Zurich

Le monde est représenté par les cartes de groupes. Il en existe plus de 300 officielles, chacune a des pouvoirs spéciaux, des résistances spécifiques et une valeur de revenu. La plupart des groupes possèdent un alignement moral. Le jeu est écrit avec l'humour habituel de Steve Jackson Games. Il utilise une multitude de blagues autour des théories de la conspiration. On compte parmi les groupes :

· Les maîtres secrets
· La CIA
· La conspiration communiste internationale
· Les savants fous pour des lendemains qui chantent
· La Californie
· Les Boys Sprout (qui influencent les leaders de demain)
· Les lasers orbitaux de contrôle des esprits
· La Mafia
· Les activistes anti-nucléaires à deux têtes
· Les Trekkies, etc.

Les cartes spéciales représentent des phénomènes inattendus. Elles permettent par exemple un accroissement des revenus ou la résistance de certains groupes.
On joue par tour. Les joueurs essaient de prendre le contrôle d'un groupe. Une attaque visant à prendre le contrôle de l'attaqué doit permettre de dépasser sa résistance. Il faut alors utiliser les pouvoirs combinés de ses propres groupes (affectés par l'alignement des groupes impliqués), l'argent dépensé et l'influence des cartes spéciales. Le groupe attaqué peut être défendu par les autres joueurs en dépensant de l'argent et des cartes spéciales (surtout si le groupe attaqué est déjà contrôlé par un joueur). Après une attaque réussie, le joueur qui a pris le contrôle de la carte la place au côté de ses autres cartes pour former une structure de pouvoir.
Chaque groupe possède son propre argent. Les marqueurs d'argent sont placés sur chaque groupe. Ils peuvent être déplacés lentement, de carte en carte à chaque tour. L'argent des Illuminati est utilisable pour la défense ou l'attaque sur tous les groupes du monde entier. L'argent des groupes peut simplement être utilisé pour les attaques menées ou subies par le groupe en question mais double le bonus de défense lorsqu'il est dépensé.
Il est également possible de mener des attaques de neutralisation qui permettent d'éliminer un groupe de la structure de pouvoir d'un Illuminati et de la renvoyer sur la table (le monde) ou de destruction qui supprime le groupe pour toute la partie.
Outre les attaques, les joueurs peuvent échanger des cartes, former des alliances, tricher, voler de l'argent et faire tout ce qui est nécessaire pour gagner.
Une partie est gagnée par l'Illuminati qui a bâti une structure de pouvoir qui lui permet de prendre le monde !

DES CARTES DE MAUVAISE AUGURE :
Après les cartes prophétiques qui prédisent les attentats du 11 septembre, et non moins prophétique carte de la Marée Noire actuelle dans le Golfe du Mexique ; il est intéressant de jeter un petit coup d’œil à quelqu’autres cartes de ce jeu d’illuminés :











































Que faut-il comprendre?
En tout cas, ça donne froid dans le dos!



LA MARÉE NOIRE : UNE CATASTROPHE PLANIFIÉE ?

LES PRÉDICTIONS DE ZÊDKA

Il n’y a pas que cet insolite jeu de carte Illuminati qui semble démontrer que la marée noire fut peut-être planifiée…
Depuis la catastrophe de la pétrolières BP sans le Golfe du Mexique, les Agents sans Secret ne manquaient pas de se trouver à la fois stupéfait, à la fois déconcerté… Cela parce que, cette apocalyptique catastrophe avait aussi déjà été annoncée par notre amis et compère Mikis Zêdka, qui, lors de conférences données en Estrie au cours de l’année 1988, pronostiquait une suite de désastres et de fléaux qui amèneraient la planète dans une période de crises et de désordres sans précédant…
Il avait alors prédit précisément l’effondrement des tours de Wold Trade Center, ainsi que les séismes en Haïti ou au Pérou, et encore plus surprenant il avait mentionné le désastre de la marée noire dans le Golfe du Mexique!
De ce fait, nous ne pouvions faire autrement que de nous étonner des prédiction faites par notre amis Zêdka, et nous étions curieux de savoir comment il avait pu arriver à ces présages… Avait-il le don de la divination? Avait-il des pouvoirs? Était-il en contact avec des entités, ou des initiés?

Donc, afin de répondre à notre curiosité, nous avons de suite contacter Zêdka qui se fit un plaisir de nous expliquer comment il était parvenu à prédire cet événement…
Il nous assure qu’il est arrivé à prédire cet événement grâce à la « littérature à saveur occulte »; il y serait parvenu par déduction, précisant que dans le cas de la « marée noire du Golfe du Mexique »; sa source était un roman fantastique de Gustav Meyrink.
Effectivement, dans une nouvelle écrite en 1903 et parue dans un recueil en 1916,"Petroleum, Petroleum : a Prophecy", Gustav Meyrink avait prédit le désastre du Golfe du Mexique... Rien de moins!
La coïncidence est en effet troublante…

Zêdka précise que Meyrink était un occultiste des hautes sphères et que ses connaissances en matière de fonds marins et d’exploitation pétrolière était plutôt étonnante, pour ne pas dire suspectes en cette époque du début du 20ème siècle. Gustav Meyrink est un écrivain, dramaturge, traducteur (et un banquier) autrichien. Adepte des sciences occultes, il pratiquait le bouddhisme, ainsi que le yoga (hatha-yoga). On sait encore que Meyrink était un membre de la « Golden Dawn » (« Ordre Hermétique de l’Aube Dorée ») et qu’il fréquentait l’occultiste Aleister Crowley.
En 1915, il publie son premier roman, "Le Golem", qui ne cache pas d'être une oeuvre ésotériquement inspirée. Cette publication est à l'origine de sa notoriété.
En 1916, Meyrink publie un recueil de nouvelles (où parait la nouvelle "Petroleum, Petroleum") et son second roman "Le Visage Vert", qui n'ont pas un grand succès, contrairement au Golem.
Auteur prolifique, il enchaîne l'année suivante avec son troisième roman, "La Nuit de Walpurgis". Par la suite, sa dernière oeuvre, "L'Ange à la fenêtre d'occident", paraît en 1927. Ces romans sont considérés comme des oeuvres clés de la littérature occulte.
Alors Gustav Meyrink est-il un prophète ou un membre bien informé des hautes sphères?







Gustav Meyrink (1868 – 1932)


"PÉTROLEUM PETROLEUM!"
Extraits et traduction libre de la nouvelle prophétique : "Petroleum, Petroleum : A Prophecy" de Gustav Meyrink

"Pour vous assurer que je suis reconnu comme étant le premier
qui ait eu cette prophétie, je note que l’histoire qui suit a été écrite en 1903."
(Gustav Meyrink)



"PÉTROLEUM PETROLEUM : UNE PROPHÉTIE"

C’était un vendredi midi. Le Dr Kunibald Jessegrim versa lentement la strychnine dans le courant d’eau. Presqu’aussitôt, un poisson apparut à la surface, mort, retourné sur le ventre.

« C’est comme ça que tu serais mort », se dit Jessegrim, regardant son reflet dans les eaux désormais empoisonnées – content d’avoir rejeté les pensées de son suicide avec le poison.

Trois fois dans sa vie, il avait déjà vu la mort dans les yeux de cette façon, et chaque fois il a été freiné par le sentiment qu’il allait encore être appelé à faire de grandes choses - une grande vengeance - qui l’enchaînait encore à la vie.
La première fois qu’il voulut mettre fin à sa vie, fut au moment où on lui avait volé son invention, quand ils l’avaient chassé de son emploi… Dix ans plus tard, il était toujours à poursuivre le voleur de son invention, cherchait à connaître son identité pour pouvoir enfin se venger…
Kunibald Jessegrim gémit quand la pensée de son grand chagrin se raviva.
Tout avait disparu – tout ce à quoi il tenait – tout ce qu’il avait gardé de précieux et cher.
Il sa voyait au milieu des aveugles, des étroits d’esprit, des ignorants, grossièrement haineux, au milieu d’une foule enflammée par des slogans, et c’était-là tout ce qui le différenciait des autres...
Toutes les choses qu’il avait faites, inventé et proposées... Il avait à peine commencé à suivre les élans de son esprit créatif, qu’il avait dut s’arrêter.

(…)

Le Dr. Jessegrim possédait un grand savoir - il était chimiste, et était doté dune grande vigueur.
En Amérique, ces gens-là ont du succès. Il n’est pas étonnant qu’il eût tôt récolté énormément d’argent, voire une fortune.
Il s’était installé à Tampico au Mexique, pour y exploiter le mezcal, un plante aux propriétés psychotoniques, en quelque sorte : une nouvelle drogue, de laquelle il connaissait la façon de la préparer chimiquement. La substance précieuse tirée du mezcal est utilisée pour la fabrication de certains médicaments mais aussi dans le commerce des stupéfiants. De fait, le Dr. Jessegrim fit des millions.
Il possédait de nombreux milles carrés de terres autour de Tampico, et l’énorme quantité de puits de pétrole portaient la promesse d’augmenter sans mesure sa fortune. Mais ce n’était pas encore ce que son cœur désirait le plus…

Le Nouvel an arriva au pays...

« Demain sera le premier janvier 1951, et les Créoles auront encore une raison pour se saouler et danser le Fandango pendant trois jours, se dit le Dr Jessegrim, admirant la mer silencieuse de son balcon. Et en Europe, ce ne sera pas beaucoup mieux. À cette époque, déjà, les journaux qui paraissent en Autriche sont deux fois plus gros et quatre fois plus bêtes que la normale. »

(…)

Le Dr. Jessegrim s’assit un long moment, regardant la mer immobile qui brillait d’une singulière manière sous le ciel étoilé. Jusqu’à ce que l’horloge sonna minuit. Minuit!
Il sortit sa montre et en remonta le mécanisme lentement, jusqu’à ce que du bout des doigts il ressente enfin la résistance du remontoir.
Doucement, il le pressa. Puis, accentua la pression de plus en plus fermement. Il y eut un faible crépitement, et le ressort se brisa. La montre s’arrêta. Le Dr. Jessegrim émit un rire sarcastique : « On a beau faire les précieux, voila comment je vais également briser vos ressorts, exactement de la même manière… »

Une terrible explosion secoua la ville. Le bruit vint de loin, du sud… Les capitaines des bateaux en mer cherchèrent à en trouver l’origine et ils évaluèrent que la source du phénomène devait être située dans le voisinage de la grande péninsule, quelque part entre Tampico et Veracruz.

Personne n’avait vu de feu. Les tours d’éclairage ne donnèrent également aucun signal. Tonnerre? En ce moment? Maintenant? Avec un ciel si clair si limpide! Impossible!
Ce devait être un tremblement de terre.

Tout le monde se signa du signe de croix – seuls les barmen jurèrent, pendant que tous les invités quittèrent les bars et allèrent dans les collines de la ville où ils s’échangeaient des histoires effrayantes…

Le Dr. Jessegrim ne prit garde de ce fait. Il alla dans son bureau et bredouilla quelque chose comme : « Adieu, Tyrol! Mon pays… »

Il était assez curieusement de bonne humeur… Il prit une carte dans un de ses tiroirs, et à l’aide d’un compas y traça un cercle qu’il compara aussitôt avec les insolites croquis de son carnet de notes, et fut satisfait que tout fut parfaitement accomplit : la région pétrolière qui se prolonge jusqu’à Omaha, peut-être même plus au nord, venait d’être sournoisement déjetée.
Le Dr. Jessegrim savait que les champs de pétrole formaient des lacs souterrains aussi grands que la baie d’Hudson. Il le savait, car il y avait prospecté, et était arrivé à en calculer le foisonnement. À n’en pas douter le pétrole s’y trouvait en grande abondance.
Depuis douze ans qu’il travaillait sur le sujet. L’ensemble du Mexique, à son avis, était campé sur des grottes à l’intérieur de la terre, des grottes reliés les unes aux autres; lesquelles, pour la plupart, étaient débordantes de pétrole.
Supprimer l’un après l’autre les murs et remparts qui subsistaient entre ces grottes était devenu l’œuvre de sa vie. Depuis des années, il avait employé d’impressionnantes équipes de travailleurs pour s’appliquer à la besogne – au mépris des efforts et du prix que cela lui coûterait!

Les millions qu’il avait empochés avec le commerce du mezcal, avaient d’ailleurs été entièrement consacrés à ce projet.
Au court de ses souterraines opérations, il se fit le plus discret possible. S’il avait trouvé un puits de pétrole, ça aurait été fini de son projet! Le gouvernement aurait, bien sûr, tôt fait de mettre en cautionnement les explosifs et de réquisitionner le tout! Mais évidemment, de toute manière, Jessegrim ne fut jamais très coopératif… Il oeuvrait dans l’ombre selon ses idées à lui seul.

Ce soir même, les derniers murs qui séparent les grottes les plus au nord, vers San Luis Potosi, allaient s’effondrent dans la mer, à la hauteur de la péninsule. Les dispositifs de commande automatique du Dr. Jessegrim s’occuperaient de déclencher les explosions à distance.

Le Dr. Kunibald Jessegrim mit les derniers billets restants de mille dollars dans sa poche, et se rendit à la gare…
À quatre heures du matin, un train express irait à New York. À dire vrai, qu’est-ce qui le retiendrait au Mexique ?

Voilà, c’était déjà dans tous les journaux – le télégramme d’origine à partir des villes côtières du golfe du Mexique dans les abréviations de l’International Cable-Code : « Ephraïm Kalbsniere Beerenschleim », qui signifie grosso modo: « mer entièrement recouverte de pétrole, cause inconnue, tout pue, sur la longueur et la largeur. (Le gouverneur de d’État). »

Les Yankees se montrèrent très intéressés, parce que l’événement devrait, sans aucun doute, avoir un gros impact sur le marché boursier et les prix du pétrole, sur les transferts des richesses occupant la moitié de l’humanité…

Les banquiers de Wall Street, interrogés par le gouvernement à savoir si l’événement entraînerait une hausse ou une baisse des prix des actions, haussaient les épaules et se refusaient à commenter avant que la cause de l’événement ne soit connue.

Pour certains, pas de problème… Il n’y avait qu’à faire le contraire de ceux qui avaient bêtement investi dans le marché boursier. Logiquement, certains considéraient qu’on pouvait sans doute tiré avantage de cette catastrophe et faire beaucoup d’argent…

(…)

Pendant ce temps, le pétrole coulait, exactement comme le Dr Jessegrim l’avait estimé, sans problème. Il émergeait des grottes souterraines du Mexique, se répandant dans la mer, formant une immense nappe d’huile chatoyante, devenant toujours plus étendue et plus dense, entraîné par le Gulf Stream; une marée noire qui allait rapidement finir par couvrir le golfe du Mexique en entier! Les rives devinrent arides, et la population se retira vers l’intérieur du pays, vers d’autres villes ou agglomérations plus florissantes !

Très certainement, selon Jessegrim, la vue du lac était plus belle que jamais elle ne l’avait été. Une étendue presque infinie gorgée de pétrole miroitant plus que l’or. Richesse à perte de vue, scintillant de toutes les couleurs : rouge, vert et violet, sur un lit aussi profond et noir que la fantasmagorie des étoiles.

Par son contact avec l’eau de mer salée, l’huile paraissait plus épaisse et on constata aussi si que l’odeur de l’huile s’était ajouté aux eaux de pluie.

Les savants prétendirent qu’une étude précise des causes de ce phénomène serait d’une grande valeur scientifique, et que la réputation du Dr. Jessegrim dans le pays – du moins en tant que professionnel et expert en ce qui concerne les réserves de pétrole du Mexique – était nécessaire, ils n’oublièrent pas de lui demander son avis…

L’intervention du Dr. Jessegrim fut plutôt brève et affable, et très certainement, il ne couvrit pas le sujet de la manière dont ils s’attendaient :

« Si le pétrole continue de s’écouler à ce même rythme, d’après mes calculs, d’ici 27 à 29 semaines, tous les océans sur Terre en seront couvert et, conséquemment, cessera toutes précipitations dans le futur. L’eau ne pourra plus s’évaporer. Dans le meilleur des scénarios, s’il pleut, il ne pleuvra plus que du pétrole… »

Cette prophétie frivole a déclencha une tempête de désapprobation, mais elle acquit de plus en plus de crédibilité le jour même.
Le flux continu de la fuite, ne sembla pas vouloir ralentir, tout au contraire, il augmenta et s’aggrava d’une manière assez extraordinaire, et alors : la panique s’empara de l’humanité.

Chaque heure, les nouvelles rapportées par les médias partout en Amérique et en Europe se faisaient de plus en plus alarmantes. La marée noire faisait la une des journaux. Oui, même l’observatoire de Prague, qui jusque-là se vantait surtout d’avoir été le premier magasine à avoir montrer des photographies la lune, commença progressivement à se tourner vers ce nouveau phénomène inquiétant, mais captivant…

(…)

Interminablement, on débattit sur le sujet, toutes sortes d’opinions divergentes furent échangées, sans que personne ne parviennent jamais à se mettre enfin d’accord sur les mesures à prendre, jusqu’à ce qu’enfin un message codé de New York leur parvienne : « Stachelschwein pfundweise Bauchfellentzündung Amerika ». Message atterrant pouvant être traduit par : « Les puits de pétrole ne cessent de gonfler et de se répandre, la situation est extrêmement critique et dangereuse. Télégraphier immédiatement si l’odeur, là-bas, est insupportable. Salutations à l’Amérique. »

Cette fois, c’était le comble!
Au surplus, un orateur populaire – un fanatique sauvage, fascinant inspiré par la panique qui régnait alors – faisait des discours qui allaient transporter le peuple vers des pensées et des actes aliénés…

« Libérer les soldats ! Arrêtez ce scénario! Grotesque comédie! Que les officiers se rendre utiles pour une fois! Donnons-leur de nouveaux uniformes, ça les rendra heureux! Qu’on en fasse des nettoyeurs attitrés! Pour ce que j’en ai à cirer, des grenouilles vertes avec des taches rouges! Qu’ils aillent passer un peu de temps au bord de la mer… Là, ils pourront s’appliquer à ramasser le pétrole avec du papier buvard, pendant que l’humanité terrifiée se demande comment ils parviendront enfin à contrôler cette terrible calamité. »
Au détriment de savoir que ces mesures n’auraient aucun effet, que cela n’arriverait pas à résoudre le problème. Au comble du désarrois, la foule applaudit…

Une proposition fut faites de résoudre le problème par des produits chimiques, mais l’idée ne trouva pas suffisamment de partisans.

Dr. Jessegrim avait tout prévu… Il regarda sa montre... Il regarda le ciel… Il valait mieux se mettre à l’abris, il allait se mettre à pleuvoir.


(fin des extraits ;traduction libre de l'auteur Henri Kasimir)


EN BONUS : LA VIDÉO QUE BP CHERCHE À FAIRE RETIRER DU WEB

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