jeudi 26 février 2015

LA NOUVELLE ARME DU PENTAGONE !


L'armée américaine aurait-elle développé l'arme ultime, digne d'un film de science-fiction?

Le Pentagone a mis au point au cours des dernières années unearme silencieuse, invisible, et surtout qui ne cause aucune blessure ou décès.

Le "active denial system", nom officiel de la technologie, est utilisée depuis une dizaine d'années par l'armée lors d'entraînements militaires.

Le Pentagone pense aujourd'hui être en mesure d'en produire desversions «portatives» qui pourraient peut-être tenir dans la main d'un soldat, a expliqué le réseau CNN dans un reportage diffusé cette semaine.

Une arme invisible qui vous "brûle" sur place

(capture d'écran, CNN)

Le «active denial system» dépasse l'imaginaire. Il permet de propulser vers une cible humaine une onde électromagnétique très puissante, pénétrant environ 4 centimètres sous la peau.

Résultat: la personne qui reçoit l'onde ressent une sensation de brûlure insupportable qui la force à reculer. Le système est efficace jusqu'à environ 1 kilomètre. Étrangement, le système qui est disponible pour l'armée américaine partout dans le monde depuis 2012 n'a pas été déployé à grande échelle.

Le Pentagone compte sur la version portative pour un déploiement plus rapide et plus facile.

Les experts en armement estiment que la technologie pourrait être utilisée pour le contrôle des foules, pour sécuriser des lieux qu'on veut rendre inaccessibles, ou encore pour protéger des convois.

Trouvé ici : TVA Nouvelles 
(http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/02/20150225-114210.html#.VO_hXMIZX10)

mercredi 25 février 2015

EN SIBÉRIE, LES CRATÈRES GÉANTS SE MULTIPLIENT



La Sibérie continue à intriguer: des dizaines de nouveaux cratères ont été observés par les scientifiques russes, rapporte le Siberian Times. En juillet dernier, trois cratères s’étaient formés au beau milieu de la steppe russe, à la stupéfaction des scientifiques. Et il semble que le phénomène ne soit pas sur le point de s’arrêter: des images satellites ont révélé la présence de sept cratères dans la zone Arctique de la Sibérie et les chercheurs s’attendent à en trouver d’autres.


« Nous connaissons maintenant sept cratères dans la région Arctique», a expliqué le professeur Vasily Bogoyavlensky au Siberian Times. «Cinq se trouvent sur lapéninsule de Yamal, un dans la région autonome de Yamal, et le dernier au nord de la région de Krasnoïarsk, près de la péninsule de Taïmyr. Nous ne disposons des localisations exactes que pour quatre d’entre eux. Les trois autres ont été observés par des bergers de troupeaux de rennes. Mais je suis sûr qu’il y a plus que trois cratères dans la région de Yamal, il faut juste les chercher.»

Pour le célèbre scientifique, membre de l’Académie des sciences de Russie et directeur adjoint de l’institut de recherche sur l’énergie, les cratères sont "comme des champignons" : « Quand on en trouve un, on peut être sûr qu’il y en a d’autres aux alentours. Je pense qu’il peut y avoir 20 à 30 cratères supplémentaires.» Pour lui, il faut maintenant mener des recherches «urgentes» pour localiser ces cratères qui pourraient poser des problèmes de sécurité. «Ces objets doivent être étudiés, mais c’est assez dangereux pour les chercheurs, estime Vasily Bogoyavlensky. Nous savons qu’il peut y avoir des émissions de gaz pendant de longues périodes, mais on ne sait pas exactement quand elles se produiront. »

Séismes et poches souterraines

Un des cratères intéresse particulièrement les scientifiques: le cratère B2 s’est transformé en lac et est entouré de 20 petits cratères également remplis d’eau. « Je suppose que de nouveaux petits cratères ont pu apparaître l’été dernier ou se créent actuellement, explique le scientifique russe. Nous en faisons l’inventaire. Certains sont très petits, pas plus de 2m de diamètre. »

Le cratère B2 se trouve à seulement 10km de Bovanenkovo, un puits de gaz très important opéré par Gazprom. «Personne ne sait ce qui se passe dans ces cratères actuellement, avoue le chercheur. Nous allons lancer une nouvelle expédition et nous voulons installer quatre stations sismiques dans la région de Yamal qui pourront atténuer les petits séismes qui se produisent quand le cratère se forme.» Les habitants ont rapporté des petites secousses sismiques dans la région.

D’après Vasily Bogoyavlensky, les cratères se sont formés à cause d’éruptions de gaz souterrain. Le gaz, contenant du méthane explosif, se serait concentré dans des poches souterraines qui se sont formées après la fonte de glaces situées sous le sol.

En juillet, une chercheuse russe avait expliqué que le réchauffement climatique était à l’origine de ces phénomènes: la fonte des glaces souterraines entraine un relâchement de gaz, dioxyde de carbone et méthane, qui provoque l’effondrement de la couche supérieure du sol.


Source : 20minutes.fr/

mardi 24 février 2015

DRONES SUR PARIS !


Au moins cinq drones ont été aperçus dans le ciel de Paris dans la nuit de lundi à mardi. Une enquête a été ouverte.

Un mois après que l’Elysée a été survolé par un drone, d’autres sites importants de la capitale ont eux aussi été survolés. Au moins cinq drones ont en effet été aperçus dans le ciel parisien dans la nuit de lundi à mardi. Selon une source policière, ces survols auraient eu lieu entre minuit et six heures du matin. Le tout premier aurait eu lieu près de l’ambassade des Etats-Unis. Ensuite, "a Tour Eiffel, les Invalides ou encore la Concorde", auraient à leur tour été survolés.

Une enquête a été ouverte

Le ou les pilotes de ses appareils n’ont pas été interpellés malgré le déploiement de plusieurs forces de police. "Il pourrait s’agir d’une action coordonnée mais nous n’en savons pas plus pour l’instant", a précisé la même source avant d’annoncer qu’une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Paris. Les investigations concernant le survol de l’ambassade américaine ont cependant été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Le 20 janvier dernier, l’Elysée a été survolé par un drone. D’autres survols ont également été enregistrés au-dessus de centrales nucléaires françaises au cours de ces derniers mois, "mais jamais autant de drones n’avaient été aperçus en une nuit", a souligné la source policière.

Le spectre d’une attaque terroriste ?

Quant aux pilotes de ces drones et à leurs motivations, aucune piste ne serait pour le moment écartée. L’enquête devrait notamment permettre de déterminer s’il existe un quelconque lien entre ces survols et les islamistes shebab qui ont récemment menacé de faire exploser des centres commerciaux franciliens.

Puisse-t-il être possible que des pervers s'en servent pour pratiquer le voyeurisme !
Avant que les curieux vous espionnent indiscrètement, Avant que des terroristes mal-intentionné s'en servent pour fomenter des attentats...  La Police se devra d'intervenir, d'espionner légalement, et elle-même se prépare à lamcer sa flotte de drône! 


Paris : La police envisage d'utiliser des drones pour collecter des informations
La préfecture de police songe à recourir à ces mini-avions sans pilote pour des missions précises...

« Nous envisageons de recourir aux drones afin de récupérer de l’information dans des zones risquées.»

L’annonce est de Philippe Caron, directeur de la DOSTL (Direction opérationnelle des services techniques et logistiques) de la police de Paris. Elle est passée quasi inaperçue dans une lettre d’information de la Préfecture de police début août. Mais le projet est bel et bien à l’étude. Un appel d’offres a même été lancé  auprès des constructeurs de drones pour mener des expérimentations.

Francis Duruflé, de la société Infotron basée à Massy (Essonne), y a répondu. « Il n’y a pas d’achat définitif de matériel prévu pour l’instant par la Préfecture de police de Paris, explique-t-il. Dans un premier temps, leur volonté est de tester les potentialités du drone sur des opérations précises.»

La préfecture de police de Paris, qui dit préparer un communiqué, est pour l’instant discrète à ce sujet.

Un drone de la SNCF survole le viaduc de Roquemaure à Orange, le 5 novembre 2013. Dans les prochaines semaines, ce sera autour de la Police de Paris d'expérimenter la technologie en marge d'une rencontre sportive. - Boris Horvat AFP

Le projet n’est pas si étonnant. «Les drones sont en plein essor et des nouvelles applications sont trouvées chaque jour», observe Emmanuel de Maistre, co-fondateur de Red Bird, compagnie aérienne de drones civils. Cela va de la surveillance industrielle à la collecte de données pour améliorer les rendements agricoles.


Outil précieux dans la collecte d’information

Alors pourquoi pas la police? La technologie a quelques atouts à faire valoir pour collecter de l’information. «Le drone est à voir comme une caméra sur un mât virtuel, indique Francis Duruflé. Il peut être positionné et retiré n’importe où et quand on le veut. Dans un stade ou devant une entrée d’immeuble. C’est aussi un œil déporté, très utile pour faire du repérage. Le drone peut être envoyé avant l’intervention sur une zone à risque ou difficile d’accès pour les policiers.»

À l’UNSA-Police comme à Alliance, on en rêve déjà. « À condition que l’investissement ne se fasse pas au détriment du recrutement d’effectifs, indique Christophe Crépin, chargé des relations presse à l’UNSA-Police. Certains quartiers sont aujourd’hui difficiles d’accès aux policiers, ce qui complique le travail d’enquête. Il faut planquer, mobiliser des hommes, y passer des mois… Le drone peut faciliter cette collecte de données» 

«Cela ne coupera pas plus les policiers des quartiers à risque, ajoute Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance. Il faut bien distinguer phase d’investigation, dans laquelle le drone peut être utile, et celle de territorialisation, où il faudra toujours des agents pour occuper le terrain.»
Encore de la science-fiction

Mais n’anticipons pas trop non plus. Tomber nez à nez avec un drone policer dans le ciel de Paris en pleine surveillance d’un quelconque trafic n’est pas pour tout de suite. Des obstacles subsistent encore. L’autonomie des aéronefs tout d’abord. « En vol, elle n’excède pas les deux heures pour les drones à moteur électrique aujourd’hui », rappelle Emmanuel de Maistre.

Une réglementation, est encore à déterminer.. mais le phénomène des drônes va si vite qu'il est bien possible de voir leur présence augmenter en grand nombre, sans savoir qui en sont les pilotes, et quelles en sont les lois d'utilisation,  Il faut agir avant que ce phénomène grandissant nous échappe !

lundi 23 février 2015

3 MULTINATIONALES CONTRÔLENT 50% DES SEMENCES MONDIALES !!!


Danger ! 3 multinationales contrôlent 50% des semences mondiales : Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer !

Ces 3 multinationales contrôlent déjà 50% de la production des semences mondiales : Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer. Et elles n'ont certainement pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin... Le danger de laisser l'alimentation mondiale sous le contrôle de seulement quelques firmes saute aux yeux. Ne les laissons pas arriver au bout de leur projet : rendre l'humanité totalement dépendante de ces multinationales sans foi ni loi. Il n'y a qu'à se pencher sur le parcours de Monsanto pour comprendre immédiatement le dessein mortifère qui les anime...

Dans l'émission A bon entendeur (sur RTS), ce sujet ô combien important a été traité le 2 septembre 2014 : Main basse sur les semences.


Cette vidéo, "Danger pour le patrimoine alimentaire mondial, en voie de privatisation", est un extrait de l’émission A bon entendeur du 2 septembre 2014 (pour voir l’émission complète).

Ci-dessous, un extrait de l’article présentant le sujet de l’émission :

« Légumes, fruits, céréales… Notre alimentation est principalement basée sur des produits agricoles qui ont en commun de provenir de graines. Un marché qui a attisé bien des convoitises. A tel point qu’aujourd’hui, à force de rachat de sélectionneurs de semences, trois entreprises multinationales se partagent 50% de la production mondiale. Une concentration qui représente un risque pour la biodiversité et ainsi l’approvisionnement en aliments, comme le dénoncent des ONG (Pro SpecieRara, La Déclaration de Berne).

Et les critiques de ces ONG sont multiples : trois multinationales, Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer contrôlent 50% du marché des semences. Les deux premiers possèdent aussi quantité de variétés protégées, 60% des tomates vendues en Europe et 70% des choux-fleurs. Monsanto et Syngenta, gros producteurs de pesticides, veulent vendre leurs produits par lot, les semences avec les engrais et les pesticides adaptés. En plus, les grands sélectionneurs utilisent des variétés stériles. Effet pervers de cette mainmise, le nombre de variétés s’appauvrit, et avec lui la diversité génétique. »

Marie-Monique Robin avait déjà condamné cette privatisation du vivant (grâce aux brevets) par des firmes comme Monsanto : voir l’article Des brevets contre l’humanité"Les pirates du vivant" par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto) . Le combat de Vandana Shiva ("figure de proue de l’opposition aux brevets sur le vivant") est également évoqué dans l’article et dans ce documentaire "La guerre des graines" :


Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.
Voir l’article sur LaTéléLibre : http://latelelibre.fr/reportages/do...
Voir le site dédié au film : http://blog.francetvinfo.fr/guerre-...

Voir aussi l’article Monsanto accusé d’abus de position dominante en Argentine (1er septembre 2014)

Pour se remémorer le parcours mortifère de Monsanto : Data Gueule (arte) le 19 juin 2014


Voir également cet article Tous Cobayes ? Monsanto : de Hiroshima aux OGM poisons, des attaques massives contre l’Humanité. (Eh oui, Monsanto est aussi impliquée dans l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki !)

« PCB (pyralène), dioxine, DDT, Agent orange, aspartame, hormone de croissance laitière et bovine, Roundup et OGM... et ce qu’on sait moins, les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. »

Des multinationales comme Monsanto sont tout simplement en train de prendre le contrôle de l’alimentation mondiale, en détruisant la biodiversité et en s’octroyant un monopole sur les semences à l’échelle de la planète.

LA COMMISSION EUROPÉENNE VEUT CRIMINALISER L'UTILISATION DES SEMENCES NON ENREGISTRÉES !!!


Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne veut rendre illégal le fait de faire pousser, de reproduire ou de vendre des semences de végétaux qui n’ont pas été testées, approuvées et acceptées par une nouvelle autorité, l’Agence européenne des variétés végétales.

Les jardiniers qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées seront considérés comme des criminels en vertu de cette loi.

Le projet de loi, qui a déjà été modifié à plusieurs reprises, est consultable ici.

« Cette loi va immédiatement stopper le développement des variétés de légumes pour les jardiniers, les cultivateurs biologiques, et les petites agriculteurs », a déclaré Ben Gabel, jardinier et directeur de « The Seed Catalogue Real ».

« Les jardiniers ont des besoins très différents. Par exemple, ils cultivent manuellement, pas à la machine, et ne peuvent pas ou ne veulent pas pulvériser des produits chimiques puissants. Il n’y a aucun moyen d’enregistrer les variétés adaptées à une utilisation à domicile selon les critères stricts de l’Agence des variétés végétales, qui est seulement préoccupée d’approuver le type de semences utilisées par les agriculteurs industriels. »

Théoriquement, toutes les plantes devront à terme, être enregistrées

Sous le titre IV de la proposition de loi de l’UE :

Titre IV – Inscription des variétés dans les registres nationaux et de l’Union

Les variétés, afin d’être mises à disposition sur le marché dans toute l’Union, doivent être inscrites dans un registre national ou dans le registre de l’Union via la procédure de demande directe au CVPO.

Les jardiniers doivent également payer des frais à l’Union Européenne pour l’enregistrement de leurs graines. D’après le texte de la proposition de loi :

Les autorités compétentes et le CVPO devront exiger des frais pour le traitement des applications, les examens formels et techniques, y compris les vérifications pour la dénomination de la variété et le maintien des variétés pour chaque année pendant la durée de l’enregistrement.

Bien que cette loi peut initialement être uniquement destinée aux jardiniers commerciaux, tôt ou tard, cela concernera également les jardiniers amateurs.

Les petits acteurs du secteur, notamment l’association Kokopelli, s’insurgent contre ces propositions qu’ils jugent taillées sur mesure pour les poids lourds de l’industrie semencière.

« En réduisant les droits des paysans à ressemer leurs propres semences, en durcissant les conditions de reconnaissance des variétés par des petits entrepreneurs indépendants, en limitant la circulation et l’échange de graines entre associations et entre planteurs, la Commission européenne balaye 10000 ans d’histoire agricole », a affirmé l’eurodéputé José Bové, cité dans un communiqué.

L’office communautaire qui délivre les titres de propriété intellectuelle sur les variétés sera directement chargé du catalogue qui conditionne l’accès au marché des semences. En outre, un suivi électronique des échanges de semences en Europe, géré par l’administration au nom de la sécurité sanitaire, pourrait servirà poursuivre les agriculteurs qui utilisent des graines protégées ou leurs propres variétés de ferme.

« Au prétexte de simplification, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct de l’industrie et de ses brevets », dénonce le Réseau "Semences Paysannes" dans un communiqué publié mardi 7 mai.

« Il s’agit d’un hold-up sur les semences, soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire »

Cette loi est la « solution finale » pour Monsanto, DuPont, Pionner, Sygenta et d’autres sociétés de semences, qui ont depuis longtemps admis que leur objectif est le contrôle total de toutes les semences et les cultures de la planète. En criminalisant la culture privée de légumes – faisant des jardiniers des criminels – la commission européenne remet le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Une pétition en ligne contre ce projet réunit déjà près de 50000 signatures.

samedi 21 février 2015

CROYEZ-VOUS EN L'EXISTENCE DES "UNIVERS PARALLÈLES" ?


D’où vient l’étrange et furieuse envie des physiciens de croire en l’existence d’univers parallèles
Article de Aurélien Barrau*

Ce n'est pas de la science-fiction, c'est de la science tout court : la multiplicité d'éventualités auxquelles nous sommes confrontés tous les jours pourraient générer autant de réalités parallèles... Les scientifiques les plus éminents tentent d'y voir plus clair.

L'existence des univers parallèles agite la communauté scientifique internationale. En quoi cette question est-elle essentielle dans notre compréhension de la matière ?

Aurélien Barrau : La question de l’existence d’une éventuelle multiplicité d’univers est effectivement en train de devenir une question réellement scientifique. C’est un tournant très intéressant. Cette possibilité fut évoquée tout au long de l’histoire de la philosophie : chez Anaximandre, Épicure, Lucrèce, Bruno, Rabelais, Leibniz, Lewis, Goodman et beaucoup d’autres. Mais depuis peu elle devient également scientifique. Plusieurs circonstances ou théories laissent entrevoir la possibilité de l’existence d’univers multiples.

Ces différents chapelets d’univers sont d’ailleurs compatibles les uns avec les autres, donnant éventuellement naissance à une structure gigogne (en poupées russes) de mondes imbriqués !

L’enjeu de ce « multivers » est triple :

- d’abord, naturellement, il s’agirait d’une révolution, comparable à la révolution copernicienne, dans notre représentation du Cosmos.

- ensuite, contrairement aux apparences, la proposition est pour l’essentiel expérimentalement ou observationnellement testable.

- enfin, d’un point de vue pratique, pour évaluer la pertinence de certaines théories au sein même de notre univers, l’existence d’autre univers peut changer radicalement les conclusions. Ce n’est donc pas qu’une proposition métaphysique.


Au-delà de cette importance évidente à l’échelle cosmologique, c’est aussi une question qui peut être signifiante pour la compréhension de la matière puisque la mécanique quantique, qui la décrit, est également potentiellement génératrice d’univers parallèles.

Quelles différences y-a-t-il entre objet quantique et un autre ?

La mécanique quantique est une de nos théories essentielles et fondamentales. Elle est indispensable à la description du monde microscopique et fonctionne remarquablement bien. Elle nous apprend qu’à petite échelle le monde est « discontinu », qu’il faut renoncer au déterminisme au profit d’une dose de hasard et que les particules élémentaires sont comme douées d’ubiquité.

Un objet quantique se trouve donc, si l’on peut dire, à plusieurs endroits en même temps. Il est régi par des lois qui n’ont rien à voir avec celles dont nous sommes coutumiers ! Et ces lois étranges sont pourtant vérifiées par l’expérience avec une précision sidérante.

Plus d'une dizaine de théories sont actuellement considérées comme valables pour expliquer le lien entre physique quantique, valide pour apprécier l'infiniment petit, et physique classique de la matière. Pourquoi la Théorie de Copenhague est-elle si commode entre les autres ?

Pour être précis, il s’agit davantage d’interprétations de la même théorie que de théories réellement différentes.

L’interprétation dite de Copenhague, est la plus "évidente". Elle suppose que lors d’une mesure opérée sur un système quantique, se produit un phénomène complexe nommé « effondrement de la fonction d’onde ». Ce processus est mathématiquement disgracieux et conceptuellement coûteux. Mais il permet effectivement d’expliquer ce qu’on observe.

Quels éléments tangibles permettent de croire en la théorie d'Everett ?

L’interprétation d’Everett, au contraire de celle de Copenhague, suppose que lors de l’interaction d’un système quantique avec un système classique (ceux dont nous faisons l’expérience quotidienne), s’effectue un embranchement en univers parallèle ! Le système quantique qui était dans deux états à la fois, se trouve placé dans un état bien déterminé dans un univers et dans l’autre état au sein d’un autre univers ! Pour reprendre l’exemple fameux : le chat de Schrödinger serait donc vivant dans un monde et mort dans un autre.

Suivant cette interprétation les univers parallèles pulluleraient : à chaque interaction de ce type – et il y en a un nombre incalculable à chaque instant –, un nouvel univers serait créé.

Il n’y a aujourd’hui aucune indication claire en faveur de cette vision (ni en faveur de celle de Copenhague). Mais elle rallie à sa cause beaucoup de physiciens (en particulier de théoriciens) parce qu’elle est mathématiquement beaucoup plus simple et plus belle que celle de Copenhague.

Pour autant, vous avez récemment imaginé une manière de la vérifier. En quoi consiste-t-elle concrètement ?

Une idée répandue chez les physiciens est qu’il est impossible de trancher expérimentalement entre ces deux interprétations. J’ai en effet récemment montré que c’est inexact. La cosmologie, la science de l’Univers, pourrait permettre de savoir laquelle est correcte.

L’idée est assez simple. Si l’on en croit l’interprétation de Copenhague, il n’y a qu’un seul univers. Au contraire, dans l’interprétation de Everett, chaque éventualité est réelle quelque part. Un monde qui aurait une faible probabilité d’existence, et que la vision de Copenhague considérerait donc comme improbable, pourrait à l’inverse devenir très probable dans la vision de Everett s’il contient beaucoup d’observateurs.

Sans entrer dans les détails, disons qu’il est tout à fait possible que l’interprétation de Everett et ses mondes multiples donnent des prédictions différentes de celle de Copenhague avec un monde unique. C’est une hypothèse réfutable.

A quel moment pourrions-nous réaliser cette expérimentation ? Qu'est-ce qui nous empêche de le faire ? 

En fait le problème est moins celui d’une expérience à réaliser que d’une amélioration de nos modèles pour les confronter avec l’Univers que nous observons. Pour pouvoir faire ce test, il faudrait que nous soyons capables, dans le cadre d’un modèle admis de cosmologie quantique, de calculer toutes les probabilités avec une grande précision. C’est possible en principe mais il faut avouer que nous en sommes encore loin en pratique...

Mais l’histoire des sciences nous invite, en contrepoint d’une modestie de principe, à être aventureux dans nos objectifs !


Y a-t-il d’autres formes d’univers multiples plus accessibles que ceux de la mécanique quantique ?

Oui, absolument !

La théorie de l’inflation cosmologique, par exemple, qui prédit une augmentation considérable des distances juste après le Big Bang et est aujourd’hui bien corroborée par les observations, produit une forme de multivers. Elle génère presque automatiquement une structure en univers-bulles ! Dans des approches plus spéculatives (comme la théorie des cordes), il se peut que ces univers-bulles soient eux-mêmes structurés par des lois différentes …

La gravitation quantique à boucles, théorie importante pour concilier la relativité d’Einstein avec la mécanique quantique, génère quant-à-elle une sorte de multivers « temporel » : les mondes se succèdent dans le temps.

Cela ouvre-t-il des perspectives philosophiques particulières ?

Je pense en effet que cette question des univers multiples a d’importantes résonnances. Elle oblige à s’interroger sur ce que nous attendons de la science. Elle montre qu’une physique sans métaphysique n’a finalement aucun sens. Elle tisse des liens avec d’autres champs cognitifs.

Peut-être sera-t-elle aussi l’occasion de faire cesser quelques remarques insensées comme : « mais ce n’est qu’une théorie » ou « cette théorie est-elle prouvée ? ». En effet, tout notre savoir est théorique et être une théorie n’est évidemment pas une faiblesse ! A contrario, aucune théorie scientifique n’a jamais été et ne sera jamais prouvée, c’est justement ce qui fait sa scientificité...


*Aurélien Barrau est professeur à l’Université Joseph Fourier, membre de l’Institut Universitaire de France et chercheur au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie du CNRS.

Il a publié en mars 2013 Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie (Ed. Dunod) qui explique, dans un langage clair et accessible, les dernières découvertes en cosmologie, et des Univers multiples paru chez Dunod en 2014.

vendredi 20 février 2015

CHARLIE ET LA CENSURE INSENSÉE



Charlie Hebdo tente d'empêcher la publication d'un magazine satirique le pastichant intitulé: "Charpie Hebdo"

Extrait du Figaro du 17/02/2015: 

L'avocat de Charlie Hebdo s'est opposé, par lettre recommandée, au projet de lancement d'un titre baptisé "Charpie Hebdo", pastiche de l'hebdomadaire satirique, a-t-on appris aujourd'hui auprès des parties. 

"Mi-janvier, on a eu l'idée de faire un pastiche de Charlie Hebdo. On a prévenu les MLP (distributeur des titres de presse, ndlr) de notre projet puis le surlendemain on leur a dit qu'on ne le ferait pas finalement", a expliqué Julien Saint-Guillaume, directeur de la rédaction du "Connard", un des deux titres édités par Sonora Média. 

Dans un courrier recommandé daté du 30 janvie, Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo a enjoint Sonora Média de renoncer avant le 8 février à cette publication prévue, selon lui, le 11 février 2015, soit "quelques semaines après les attentats terroristes qui ont été perpétrés le 7 et 9 janvier derniers (...) et qui ont causé la mort de dix-sept personnes". 

"Dans ce contexte, le titre Charpie Hebdo évoque évidemment de manière directe ces événements et les victimes, ce qui nous semble parfaitement indécent, étant précisé qu'il ne saurait revêtir un quelconque caractère humoristique, dépassant largement +les lois du genre+ de l'humour satirique acceptable", argumente Me Malka. Même si Charpie Hebdo n'est pas encore paru, la mise en demeure reste d'actualité, a-t-on laissé entendre de source proche du dossier. 

"Il n'y a pas la satire acceptable et la satire pas acceptable. C'est la preuve que Charlie Hebdo veut fixer des limites à la liberté de la presse", a pour sa part déclaré Julien Saint-Guillaume qui dit utiliser le nom "Charpie Hebdo" pour désigner l'hebdomadaire depuis "au moins 5 ans" dans les deux titres de la maison d'éditions (Le Connard et Le Monte). 

"On y avait renoncé mais après le courrier de Malka, on va le faire un jour, bien sûr", a-t-il conclu, sans donner de date. "Nous devons distribuer toute publication, sauf lorsqu'elle est interdite par la loi. Quand il y a un risque qu'une publication fasse l'objet d'une procédure, on prévient l'éditeur pour nous couvrir. On les a prévenus (Sonora Média, ndlr), ils ont fini par renoncer. D'autant qu'avec Charlie Hebdo, on était dans un contexte particulier", a expliqué de son côté Patrick André, directeur des MLP. 

(Article complet disponible sur ce lien: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/17/97002-20150217FILWWW00436-satire-de-charlie-hebdo-me-malka-oppose.php ) 

Comme on l'avait déjà vu avec l'affaire Siné, Charlie Hebdo démontre à nouveau son deux poids deux mesures en matière de liberté d'expression.

Source : AlterInfo