mercredi 22 avril 2015

LE CHILI SURPRIS PAR UNE ÉRUPTION !!!


Le Chili surpris par l'éruption du volcan Calbuco

Le Chili compte environ 90 volcans actifs, parmi lesquels le Calbuco est considéré comme l'un des plus dangereux.

Le gouvernement chilien a décrété mercredi l'alerte rouge après l'éruption violente et inattendue du volcan Calbuco, inactif depuis 43 ans, ordonnant d'évacuer la population dans un rayon de 20 kilomètres aux alentours.

L'alerte rouge concerne les villes de Puerto Montt et Puerto Varas, situées dans la région de Los Lagos, à environ 1300 kilomètres au sud de Santiago.

Les autorités ont par ailleurs décidé l'état d'exception pour catastrophe dans les localités proches du volcan, et l'armée prendra donc temporairement le contrôle de ces zones.

«Nous avons décrété l'état d'exception pour catastrophe dans la province de Llanquihue et la commune de Puerto Octay», a annoncé le ministre de l'Intérieur Rodrigo Peñailillo.

«Actuellement la zone d'évacuation autour du volcan Calbuco est de 20 kilomètres. La police a déjà donné des instructions et a commencé à évacuer», avait-il expliqué un peu plus tôt, sans préciser le nombre d'habitants devant ainsi être déplacés.

L'évacuation a démarré dans la zone de Ensenada, où vivent plus de 1.500 personnes, a précisé Roberto Peñailillo.

Elle a concerné au départ près de 270 familles, selon les autorités, mais pourrait s'étendre dans les prochaines heures aux villes voisines, ce qui entraînerait le déplacement de milliers d'habitants.

Les classes ont été suspendues dans la région, de même que les vols au départ et à l'arrivée de cette zone.

L'alerte a également été donnée dans le sud de l'Argentine. Les autorités de la ville argentine de Bariloche, située à seulement 100 kilomètres du volcan, ont pris des mesures d'urgence en prévision de la possible arrivée des cendres produites par l'éruption.

La défense civile de Bariloche, qui se trouve à 1630 kilomètres au sud de Buenos Aires, a suspendu les cours dans les écoles et a réquisitionné les établissements sanitaires pour faire face à toute urgence liée à l'éruption.

«Etant donné la vitesse et la direction du vent, on estime que les cendres volcaniques arriveront sur Bariloche et sa région dans les prochaines heures», selon le quotidien local La Cordillera.

L'éruption, qui a démarré vers 18h00, est survenue par surprise, aucun début d'activité n'ayant été enregistré ces derniers jours.

Éruption explosive!

Cela a été une «éruption assez explosive», a raconté le vulcanologue Gabriel Orozco, du Service national de géologie et de mines (Sernageomina), à la télévision nationale.

«Actuellement la colonne éruptive a une hauteur d'environ 10 kilomètres, ou un peu plus», a-t-il ajouté, et «cette éruption va faire retomber une grande quantité de cendres».

«Le risque principal est que cette colonne s'effondre», a-t-il mis garde, sur les rivières avoisinantes.

Retransmises en direct à la télévision, les images montraient en début de soirée une épaisse colonne de fumée blanche s'élevant dans le ciel au-dessus de ce volcan situé près de la côte, d'une altitude de 2003 mètres et inactif depuis 43 ans.

Mais aucune coulée de lave n'était apparente.

À Puerto Montt, les émanations de fumée en provenance du volcan recouvraient toute la ville, paralysée par d'énormes embouteillages et de longues files d'attente devant les stations essence, selon les images de télévision.

«Les gens ont très, très peur», a confié le maire, Gervoy Paredes.

«La situation est assez compliquée pour l'instant» a-t-il ajouté: «le fleuve Blanco serait en train de déborder en raison du dégel» provoqué par l'éruption.

La police chilienne a appelé à «laisser les routes (nationales) dégagées» dans la zone pour faciliter les opérations d'évacuation.

Le ministre de l'Intérieur à lui lancé «un appel au calme à la population, qui doit se maintenir informée».

Il s'agit de la deuxième éruption en quelques semaines enregistrée au Chili, après celle en mars du volcan Villarrica, également situé dans le sud du pays, qui avait entraîné l'évacuation de quelque 3600 personnes.

Le Chili compte environ 90 volcans actifs, parmi lesquels le Calbuco est considéré comme l'un des plus dangereux.

Des images saisissantes !!

lundi 13 avril 2015

ISRAËL A TUÉ PAS MOINS DE 561 ENFANTS EN 1 AN !


Le ministère palestinien de la Santé ont fait des révélations choquantes : 561 enfants palestiniens ont été tués lors des agressions israéliennes à Gaza en l'espace d'un an seulement !!!

Le ministère a confirmé dans un communiqué publié dimanche, qui marque la "Palestinian Child Day", que la dernière agression israélienne sur Gaza, en été 2014, avait entraîné 550 décès d'enfants palestiniens, en plus des blessures de milliers d'autres, des enfants amputés, infirmes ou irrémédiablement affectés pour le reste de leur vie.

Le ministère a révélé qu'il a enregistré des pratiques agressives et ignobles de la part des israëliens, une guerre sans scrupule qui ont conduit à la mort nombre d'enfants palestiniens dans les zones de Cisjordanie, en plus de l'arrestation de 800 autres par les forces israéliennes en 2014.

Le ministère palestinien de la Santé en a appelé des "Droits de l'Homme" et d'autres organisations humanitaires ou politiques concernées ont été invité à intervenir et agir., car l'on accuse ici Israël de "crimes" et de "meurtres", inacceptables.

Voir plus ici : http://yournewswire.com/israel-have-killed-561-palestinian-children-in-1-year/

samedi 4 avril 2015

QUE SERIONS-NOUS SANS LES ABEILLES?


Équiterre et la Fondation David Suzuki, en collaboration avec l’artiste new-yorkaise Zina Saunders, présentent Que serions-nous sans les abeilles?Cette courte animation illustre l’importance des abeilles pour la production des aliments, l’impact négatif des pesticides néonicotinoïdes (« néonics ») sur la santé de ces importantes pollinisatrices, et vous invite à passer à l’action en signant l’appel à l’action Interdisons les pesticides qui tuent les abeilles!

Par la même occasion, Équiterre vous lance un défi! Aidez-nous à atteindre l’objectif de 35 000 signatures avant la fin mai! Les signatures seront par la suite déposées au ministre de l’Environnement. Partagez la vidéo Que serions-nous sans les abeilles? et invitez votre entourage à signer l’appel à l’action!

Saviez-vous qu’une bouchée sur 3 de tous les aliments que l’on mange dépend du travail des pollinisateurs comme les abeilles? Que la quasi-totalité des aliments qui nous apportent nos vitamines et minéraux et nous gardent en vie dépend de ces petits insectes?

Utilisés depuis à peine une dizaine d’années, les « néonics » sont devenus la classe d’insecticides la plus utilisée dans le monde, occupant 40 % du marché des insecticides. Au Québec, la quasi-totalité des semences de maïs-grain et 30 % des semences de soya sont enrobées de « néonics », ce qui représente plus de 500 000 hectares de cultures chaque année. Ils se trouvent également dans certains pesticides destinés aux pelouses.

De plus, les abeilles pourraient ne pas être les seules victimes. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu que les « néonics » peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain. Or, nous savons que ces pesticides se retrouvent dans les rivières et les puits échantillonnés par le ministère de l’Environnement du Québec.

L’Ontario propose actuellement un règlement afin de réduire de 80 % les superficies cultivées avec des semences de maïs et de soja traitées aux néonicotinoïdes d’ici 2017 : il est urgent que Québec emboîte le pas.

Tout cela est très inquiétant! C’est pourquoi nous lançons cette missive et vous invitons tous et toutes à agir pour interdire l’utilisation de ces pesticides néfastes.

Passez à l'action dès maintenant et signez l’appel à l’action Interdisons les pesticides qui tuent les abeilles!!

Aussi disponible en version anglaise.

Pour en savoir plus sur Zina Saunders, la créatrice de l'animation visitez www.zinasaunders.com

source : http://www.equiterre.org/

mercredi 1 avril 2015

UNE "LUNE DE SANG" LE 4 AVRIL PROCHAIN...


UNE AUTRE "LUNE DE SANG" LE 4 AVRIL PROCHAIN

Après l’éclipse totale du soleil le 20 mars dernier, un autre phénomène céleste spectaculaire se produira cette semaine. Ainsi, certains pourront assister à une éclipse de Lune totale (Lune de sang) le 4 avril prochain. Celle-ci sera visible pour la grande majorité des habitants de l’Amérique du Nord, et ceux de l’Amérique du Sud, de l’Asie orientale et l’Océanie. Donc ceux qui ont pu assister à l’éclipse solaire du 20 mars derniers (Groenland, l’Islande, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient) ne pourront voir cette éclipse lunaire. En Amérique du Nord, l’éclipse se produira avant le lever du Soleil le 4 avril. Par contre, en Asie et Océanie, la majeure partie de l’éclipse aura lieu après le coucher du Soleil, le soir du 4 avril. L’image ci-dessous présente la portion de l’éclipse que les différentes parties du monde pourront observer.



Malheureusement pour les personnes résidant à l’Est de l’Amérique du Nord, nous ne verrons qu’une infime partie de cette éclipse. En effet, quelques minutes après que la coloration rouge commence à apparaître sur la Lune, cette dernière disparaîtra à l’horizon, à l’Ouest. Une portion de la Lune commencera donc à rougir à 6h15. Le maximum aura lieu à 6h28 et à 6h31, la Lune disparaîtra tranquillement à l’horizon. Le site Time and date peut vous fournir plus d’informations, selon la ville où vous vous trouvez et même, en animation, ce que vous pourriez observer le moment venu.


Le terme « Lune de sang » est utilisé pour désigner ce genre d’éclipse car la Lune prendra une couleur rouge-rose lorsque le Soleil, la Terre et la Lune seront parfaitement alignés. Le phénomène durera environ 3h30, du début à la fin, mais la Lune de sang comme tel ne durera que 5 minutes, ce qui en fera la plus courte du 21e siècle. Cette éclipse de Lune sera la troisième d’une tétrade se produisant en 2014-2015, la dernière se produisant le 28 septembre prochain.



Lors d’une éclipse lunaire totale, le Soleil, la Terre et la Lune forment une ligne droite. La Terre se trouvant entre le Soleil et la Lune, elle empêche donc les rayons directs du Soleil d’atteindre la Lune. Lorsque l’ombre de la Terre cache complètement la Lune, on assiste à une éclipse totale. Même si les rayons directs du Soleil sont bloqués, on peut voir la Lune de couleur rouge. La Lune n’émettant pas de lumière, d’où vient cette couleur? En fait, il s’agit de la même couleur rouge que nous pouvons observer lors des plus beaux couchers de Soleil. En effet, la « couleur blanche » des rayons du Soleil est en réalité un mélange de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Lorsque ces rayons traversent l’atmosphère terrestre, ils peuvent être déviés (réfraction), selon leur longueur d’onde (couleur). Les rayons dont la longueur d’onde correspond à la lumière rouge sont ceux qui subissent la plus grande réfraction. C’est pour cette raison que, même si le Soleil est disparu à l’horizon, au coucher, on peut tout de même voir, dans certaines conditions, le ciel et les nuages de couleur rouge. Le même phénomène se produit lorsque que nous voyons la Lune rouge lors d’une éclipse totale. Les rayons directs ne se rendent pas à la Lune mais les rayons rouges étant déviés, ils atteignent la Lune pour lui donner son aspect « Lune de sang ».

mardi 31 mars 2015

OPÉRATION SMOG : "IL N'Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU"


Tous surveillés : des mouchards dans vos détecteurs de fumée!
reportage de Rue89

Le dispositif de surveillance installé dans les détecteurs de fumée (Cerise Simet/Rue89)

Inconcevable. Alors que le projet de loi sur le renseignement est examiné en commission à l’Assemblée ce mercredi, non sans provoquer de vives inquiétudes, Rue89 a mis au jour un autre dispositif de surveillance.

Déjà en fonctionnement hors de tout cadre légal, ce dernier a été installé dans le plus grand secret au sein même des foyers français : à l’intérieur des détecteurs de fumée, obligatoires depuis peu dans tous les logements. Des micros ont en effet été retrouvés dans ces équipements.

Notre enquête démontre qu’une quarantaine de mots-clés sont susceptibles de déclencher un enregistrement, lorsqu’ils sont prononcés à proximité d’un détecteur de fumée. Les données sont alors transmises, via le wifi, à une plateforme interministérielle, classée « secret défense » et gérée par les services de renseignement.

Cette surveillance de masse, permanente et indiscriminée, pèse comme une épée de Damoclès au-dessus de chaque citoyen. Elle a déjà fait ses premières victimes.

Pour échapper à cette scandaleuse intrusion dans leur vie quotidienne, les Français en seront-ils réduits à chuchoter chez eux ? Contactés par Rue89, les services du Premier ministre n’ont pour le moment pas réagi.

« On pourrait apparenter ça à un mouchard »

C’est un hacker d’une trentaine d’années qui nous a mis sur la piste. Il préfère rester anonyme. Nous l’appellerons Tom. La première fois qu’il écrit à la rédaction, début mars, il ne veut communiquer que par e-mails chiffrés. Après plusieurs échanges et contre la promesse d’un luxe de précautions, il accepte finalement de nous rencontrer et de témoigner, visage masqué.

Propriétaire de son appartement en région parisienne, le jeune homme se procure un détecteur de fumée dès le mois de février. Habitué de la bidouille et curieux de son fonctionnement, il décide de le démonter à son retour du supermarché.

Tom tombe alors sur des composants auxquels il ne s’attendait pas. Après en avoir discuté avec des connaissances, le constat tombe : il s’agit bien d’un dispositif d’enregistrement et d’un transmetteur wifi.

« Ils n’ont rien à faire dans ce détecteur de fumée grand public. Est-ce que ce ne serait pas un moyen détourné de faire d’autres choses dans nos maisons ?

Sans pouvoir en tirer de certitudes, on pourrait apparenter ça à un mouchard. Un mouchard qui serait présent chez tout le monde et qui pourrait transmettre les conversations qu’on pourrait avoir tranquillement dans son salon. »

TÉMOIGNAGE DE TOM, LE HACKER



Sur les images transmises par Tom, la puce apparaît clairement dans les composants du détecteur. Encore fallait-il recouper l’information, et s’assurer que le hacker n’a pas manipulé le matériel.


Le dispositif de surveillance installé dans les détecteurs de fumée (Cerise Simet/Rue89)

Pour en avoir le cœur net, nous reproduisons l’opération avec les détecteurs de fumée installés à la rédaction et chez trois de nos journalistes. Malgré les lois en vigueur sur la protection des sources, les mêmes composants y ont bien été implantés.
Les fabricants, muets comme des carpes

Aucun fabricant de détecteurs de fumée n’a accepté de répondre à nos questions. Certains se retranchent derrière une simple formule : « Nous ne communiquons pas à ce sujet. » D’autres, plus agressifs, refusent de s’exprimer sur « des allégations mensongères » ou balaient « les élucubrations d’un pseudo-hacker qui se croit malin ».

Mais nos appels répétés ont visiblement semé la panique au sein de ces entreprises. Un ancien salarié, qui a eu vent de nos sollicitations infructueuses, se manifeste quelques jours plus tard. Cet informaticien de 38 ans a été licencié mi-mars, après onze ans d’une carrière sans accroc chez le numéro deux français des détecteurs de fumée.

Très nerveux, l’homme enchaîne cigarette sur cigarette et affirme craindre pour sa vie. « Vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire », répète-t-il.

Mi-janvier 2015, cet administrateur système surprend les dirigeants et les représentants juridiques de son entreprise à l’issue d’une réunion à huis clos. Entre deux portes, ces derniers évoquent rapidement les attentats de la semaine précédente, et un mystérieux projet, intitulé « Opération Smog », avant de se séparer.

Alerté, le technicien décide de jeter un œil aux documents internes de sa boîte. Et tombe sur d’étranges échanges de mails entre les plus hauts responsables de la compagnie. L’un écrit ainsi :

« Ils veulent détecter les actes terroristes le + tôt possible [sic] ! Ils parlent d’installer une espèce de boîte noire qui détectera ce qu’ils appellent des “signaux faibles”. J’ai pas bien compris mais en gros, nos détecteurs sont pour eux les relais parfaits. »

L’informaticien fouine trop. Trahi par l’historique de ses faits et gestes sur le réseau de l’entreprise, il se retrouve progressivement mis à l’écart : ses accès à l’intranet sont limités puis révoqués. Déchargé de tout travail effectif, il s’est senti « placardisé » jusqu’à son licenciement pour insuffisance professionnelle. Aujourd’hui au chômage, ce lanceur d’alerte garde une certaine amertume contre sa hiérarchie :

« Des requins prêts à tout pour que l’opération Smog reste confidentielle. »

Une liste de 37 mots...

Opération Smog. C’est ainsi qu’a été baptisée cette manœuvre digne d’un roman d’espionnage. A la demande des principaux services de renseignementfrançais – DGSI, DGSE, DPSD, DRM, DNRED, Tracfin –, chaque fabricant devait paramétrer les détecteurs pour les rendre capables de capter le bruit ambiant.

L’enregistrement et la transmission des conversations aux services concernés, par le biais des box wifi installées chez les particuliers, ne se déclenchent que si certains mots sont prononcés.

VOIR LE DOCUMENT

Grâce à l’administrateur système cité plus haut, Rue89 s’est procuré cette liste de 37 mots et expressions (voir le document).

Si certains paraissent légitimes à des fins de renseignement, de contre-espionnage et de lutte contre la criminalité organisée, d’autres posent davantage question.
« djihad » ;
« maquereau » ;
« sans-dents » ;
« cocaïne » ;
« Illuminati » ;
« DCRI » ;
« Merci pour ce moment » ;
« 2017 » ;
« Corse » ;
« Gayet » ;
« main qui tremble » ;
« Sommes-nous en dictature ? » ;
« Tor » ;
« Coulibaly » ;
« Delphine Batho » ;
« Bygmalion » ;
« Allah Akbar » ;
« centrale nucléaire » ;
« drone » ;
« ambassade des Etats-Unis » ;
« ambassade du Pérou » ;
« tchétchène » ;
« meurtre » ;
« Sarkozy » ;
« assassiné » ;
« gros poisson » ;
« complot » ;
« Je vais récupérer le colis » ;
« partir en Syrie » ;
« World Trade Center » ;
« Kalachnikov » ;
« Ben Laden » ;
« drogues » ;
« ETA » ;
« Paris-Istanbul pas cher » ;
« Fabrice Arfi » ;
« parapluie bulgare ».

A la lecture de cette liste, on peut supposer qu’elle n’est que parcellaire : pourquoi « Coulibaly » mais pas « Kouachi » ? Pourquoi « Gayet » mais pas « Trierweiler » ? Pourquoi « DCRI » mais pas « DGSI » ? Incompréhensible.
Violation de la vie privée à grande échelle

Ces informations font vivement réagir Adrienne Charmet, de La Quadrature du Net :

« Si les faits sont avérés, on peut estimer qu’un palier a été franchi. Nous nous inquiétions, à juste titre, de la loi sur le renseignement, mais cette affaire-là est complètement inattendue. Il s’agirait de pratiques illégales, barbouzardes, qu’aucun gouvernement démocratique ne peut cautionner. »

D’autres comprennent au contraire les motivations de l’opération Smog, comme le sénateur de la Vienne Jean-Pierre Raffarin (UMP), président de la délégation parlementaire au renseignement :

« La vie, ce n’est pas Disneyland. Ce n’est pas blanc ou noir. En l’occurrence, nous sommes dans une zone grise, sur une ligne de crête entre la sécurité de nos concitoyens et la nécessaire protection des libertés individuelles.

Sur ce sujet, le gouvernement a décidé d’avancer sans consulter l’opposition. Je le regrette. Mais je suis aussi conscient de la lourde responsabilité qui pèse sur les hommes et les femmes qui s’occupent de notre sécurité au quotidien.

La délégation parlementaire au renseignement a été informée en temps voulu. Il ne nous est pas apparu que la vie privée des Françaises et des Français était menacée par ce projet.

J’ai toute confiance dans le professionnalisme de nos services, qui savent faire la différence entre certains mots prononcés, relevant de la simple provocation, et d’autres prononcés avec une intention équivoque. Vous comprendrez que je n’en dise pas plus sur le sujet. »
« Je ne fais que mon travail »

Les services de renseignement sauront-ils vraiment faire la différence ? Pas sûr. Un témoignage met déjà en lumière les premiers ratés du système.

Un poissonnier de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) et lecteur assidu de Rue89, Michel D., a appelé la rédaction la semaine dernière. Il affirme avoir passé de longues heures en garde à vue, dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, le 18 mars.

Selon lui, les enquêteurs lui posaient exclusivement des questions sur un mot qu’il aurait prononcé chez lui, à plusieurs reprises : « maquereau ». Sans explications, il dit avoir été relâché sans poursuites le lendemain.

La DGSI n’a pas donné suite à nos appels. Michel D., lui, reste secoué par la mésaventure :

« Je ne comprends pas. Je ne fais que mon travail, je n’ai rien à me reprocher. »

Il envisage désormais de se débarrasser de son détecteur de fumée....

source : http://rue89.nouvelobs.com/
journaliste : Cerise Simet,

jeudi 26 mars 2015

PSYCHOLOGIE : COMMENT L'ARGENT INFLUENCE NOTRE COMPORTEMENT


Le terme "affluenza" est un néologisme américain formé de la contraction des mots ‘affluence’ et ‘influenza’, et défini comme: "Une douloureuse maladie contagieuse, transmise par la société et dont les signes sont un sentiment de remplissage, de dette, d’anxiété et de dégoût résultant de l'idéologie du ‘toujours-plus’." Or, il est souvent dénié, considéré comme un mot creux à la mode, créé pour exprimer notre dédain culturel pour le consumérisme. Bien que souvent utilisé pour plaisanter, ce terme recouvre pourtant peut-être plus de vérité que beaucoup ne voudraient le penser. 

L’affluenza a ainsi été utilisée récemment comme argument de défense lors du procès très médiatisé d’un jeune Texan de 16 ans, conduisant sous l’emprise de l’alcool. Ce dernier a en effet soutenu que la richesse de sa famille devait le dégager de la responsabilité d’avoir causé la mort de quatre personnes. Le jeune s’en est sorti avec dix ans de mise à l'épreuve et une thérapie (payée par sa famille), ce qui a provoqué la colère de nombreuses personnes considérant que les juges s’étaient montrés trop cléments.

Le psychologue G. Dick Miller, appelé à la barre en tant qu’expert par la défense, a argumenté que l’adolescent souffrait d’affluenza, ce qui aurait pu l’empêcher de réaliser pleinement les conséquences de ses actes.

"J’aurais souhaité ne jamais avoir utilisé ce terme", a déclaré par la suite Miller sur CNN : "Tout le monde semble n’avoir retenu que ça."

Que l’affluenza soit réelle ou imaginaire, l’argent change vraiment tout, comme le dit la chanson comme le dit la chanson - et les gens appartenant aux classes supérieures ont tendance à se considérer bien différemment des autres.

La richesse (et sa quête) a été associée à un comportement immoral, et pas seulement dans des films comme Le Loup de Wall Street. Les psychologues qui ont étudié l’impact de la richesse et de l’inégalité sur le comportement humain ont constaté que l’argent peut exercer une grande influence sur nos pensées et nos actes sans qu’on en ait forcément conscience, et indépendamment de notre situation économique. Bien que la richesse soit quelque chose de subjectif, la plupart des études actuelles mesurent la richesse à l’échelle des revenus, du statut du travail ou d’autres facteurs socio-économiques, comme la réussite des études et la richesse intergénérationnelle.

Voici 7 choses à savoir sur la psychologie de l’argent et de la richesse :

Plus d’argent, moins d’empathie ? 


Plusieurs études ont montré que la richesse peut rentrer en conflit avec l’empathie et la compassion. Des recherches publiées par le journal Psychological Science ont également constaté que les personnes moins aisées déchiffraient mieux les expressions faciales d’autrui –signe majeur d’empathie– que les plus riches.

"On constate surtout que les classes défavorisées ont tendance à manifester plus d’empathie, et les classes supérieures, moins", a indiqué au Time Michael Kraus, co-auteur de l’étude. "L’environnement des classes populaires est très différent de celui des classes supérieures. Les individus issus de milieux défavorisés doivent faire face régulièrement à un certain nombre de faiblesses et de menaces sociales. Or, vous devez vraiment dépendre des autres pour qu’ils vous informent si une menace sociale ou une opportunité va survenir, ce qui vous rend plus perceptible aux émotions."

Si manquer de ressources crée une plus grande intelligence émotionnelle, avoir plus de moyens peut être l’unique source d’un mauvais comportement. Une étude de l’université de Berkeley a ainsi conclu que même de l’argent fictif peut pousser les gens à agir avec moins de considération pour les autres. Les chercheurs ont ainsi noté que lorsque deux étudiants jouent au Monopoly -l’un recevant au départ bien plus d’argent que le second- le joueur le plus riche manifeste d’abord de la gêne. Mais il se met à jouer ensuite plus agressivement, occupant davantage le terrain, et finit même par se moquer du joueur plus pauvre.

La richesse peut obscurcir le jugement moral


Il n’est pas surprenant d’apprendre que dans ce monde post-2008, la richesse peut provoquer chez quelqu’un le sentiment que tout lui est dû. Une étude de Berkeley a ainsi constaté qu’à San Francisco – où selon la loi, les voitures doivent s’arrêter devant les passages piétons pour laisser passer les gens – les conducteurs de voitures de luxe s’arrêtaient quatre fois moins que ceux conduisant des voitures moins chères. Ils étaient également plus enclins à couper la route aux autres conducteurs.

Une autre étude a suggéré que le simple fait de penser à l’argent peut conduire à un comportement immoral. Des chercheurs d’Harvard et de l’université d’Utah ont établi que les participants à l’étude avaient plus tendance à mentir ou à se comporter de façon immorale après avoir entendu des mots en rapport avec l’argent.

"Même quand on est bien intentionné, même quand on pense qu’on sait reconnaître le bien du mal, il existe des facteurs qui influencent nos décisions et nos comportements dont on n’a pas conscience", a expliqué à MarketWatch Kristin Smith-Crowe, professeur en management et l’une des auteurs de l’étude. 

La richesse est associée à l’addiction. 


Si l’argent en lui-même ne provoque pas d’addiction ou de dépendance (à l’alcool, la drogue, les médicaments…), la richesse a été associée à un risque plus élevé de problèmes d’addiction. Un certain nombre d’études ont constaté que les enfants riches sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de dépendance, possiblement en raison de la forte pression exercée par leurs parents pour qu’ils réussissent, et du fait de leur isolement. Les recherches ont aussi montré que les enfants ayant des parents riches ne sont pas forcément exempts de souci d’adaptation; en fait, des études ont constaté que les lycéens des milieux privilégiés fournissaient plus d’exemples d’inadaptation que les étudiants issus des quartiers défavorisés. Les chercheurs ont découvert que ces enfants semblaient encore plus enclins à intérioriser leurs problèmes, ce qui a été associé au problème de dépendance.

Et il ne s’agit pas que des adolescents : même à l’âge adulte, les riches consomment 27 % de plus d’alcool que les pauvres.

L’argent lui-même peut devenir addictif. 


La quête de la richesse en elle-même peut aussi devenir une obsession. Comme l’explique le psychologue Dr Tian Dayton, on considère souvent le besoin compulsif d’avoir de l’argent comme appartenant à un genre d’addictions répertoriées comme les « addictions ou dépendances comportementales », qui sont à distinguer de la toxicomanie.

Actuellement, l’idée de dépendance comportementale est largement acceptée. C’est une dépendance qui implique une relation compulsive et/ou incontrôlable avec certains comportements tels le jeu, le sexe, l’alimentation, et même… l’argent. Dans ce type d’addiction comportementale, se produit un changement neuronal semblable aux effets de l’alcool ou des drogues sur l’humeur. Quand ce type de dépendance s’exerce sur certaines activités comme regarder de la pornographie, avoir une alimentation compulsive ou un rapport obsessionnel à l’argent, cela peut déclencher la production d’hormones comme la dopamine, qui provoquent une sensation de planer similaire à la réaction chimique provoquée par la drogue. Une personne dépendante de ce genre de comportement a appris inconsciemment à manipuler l’équilibre chimique de son propre cerveau.

Bien qu’une addiction comportementale diffère d’une addiction physique, elle implique bien un comportement compulsif – en ce cas, une dépendance à la sensation positive provoquée par le fait d’avoir de l’argent ou des biens – qui peut avoir des conséquences négatives sur le bien-être de l’individu. L’addiction au fait de dépenser de l’argent – connue parfois sous le nom d’achat compulsif – est un autre genre plus répandu de dépendance comportementale associée à l’argent.

Les enfants riches peuvent être plus perturbés 


Les enfants grandissant dans des familles riches peuvent sembler tout avoir, mais tout avoir coûte parfois très cher. Les enfants plus riches ont tendance à être davantage perturbés que les enfants plus défavorisés et présentent un risque élevé d’anxiété, de dépression, de toxicomanie, de troubles alimentaires, de tricherie et de vol. Des études ont également constaté une forte proportion de ‘binge-drinking’ et de consommation de marijuana chez les enfants issus de famille blanche biparentale, ayant de hauts revenus.

"Dans des communautés en pleine ascension sociale, les enfants subissent souvent une certaine pression pour exceller dans les études et les activités extrascolaires, afin de maximiser leurs perspectives d’études à long terme. Ce phénomène peut engendrer un stress élevé", écrit la psychologue Suniya Luthar dans son article "The Culture Of Affluence." "De même, sur un plan émotionnel, l’isolation dérive souvent de l’érosion du temps familial du fait des obligations des carrières de leurs parents aisés et des nombreuses activités extrascolaires des enfants." 

On a tendance à percevoir la richesse comme « le Mal ». 


De l’autre côté de la balance, les individus ayant de plus bas revenus ont tendance à juger et à faire des généralités sur ceux qui sont plus riches qu’eux, jugeant souvent les riches comme « indifférents ». Il est cependant vrai que les pauvres doivent lutter contre leurs propres stéréotypes sociaux.

Selon le magazine Scientific American, les gens riches provoquent souvent envie et méfiance, jusqu’au point où l’on prend plaisir à les voir en difficulté. Une étude de l’université de Pennsylvanie a ainsi démontré que la plupart des gens ont tendance à associer la perception de profits avec une nuisance sociale. Quand on a demandé aux participants d’évaluer différentes entreprises et industries (certaines réelles, d’autres hypothétiques), aussi bien les gens de gauche que de droite ont catalogué les institutions faisant plus de profits comme nuisibles à tous les niveaux, indépendamment des actions réelles de l’entreprise ou de l’industrie en question.

L’argent ne fait pas le bonheur (et n’achète pas l’amour)


Dans notre quête du succès (car, après tout, qui ne voudrait pas réussir ?), on a tendance à chercher l’argent et le pouvoir, ce qui peut interférer avec ce qui compte vraiment : le bonheur et l’amour.

Il n’existe pas de corrélation directe entre revenus et bonheur. Une fois atteint un certain niveau de revenus pouvant subvenir à nos besoins élémentaires et soulager la pression (certains disent environ 37.000 euros par an, d’autres 55.000), la richesse ne fait plus vraiment la différence au niveau du bien-être et du bonheur. Elle a même plutôt des effets négatifs sur le bien-être. Les gens extrêmement riches souffrent plus de dépression. Certaines données suggèrent que ce n’est pas l’argent en lui-même qui conduirait à l’insatisfaction, mais l’effort constant pour en acquérir. Les valeurs matérialistes ont même été associées à une satisfaction relationnelle plus faible.

Il y a cependant une bonne raison de se réjouir: plus d’Américains commencent à regarder au-delà de l’argent et du statut social quand il s’agit de définir la réussite dans la vie. Selon une étude de 2013 de LifeTwist, seul un quart des Américains croient encore que c’est la fortune qui détermine le succès.

Source : Le HuffPost | Par Carolyn Gregoire

mardi 10 mars 2015

GOLDMAN SACHS ET LES FINANCIERS ASSASSINS...


Documentaire de Jérôme Fritel et Marc Roche très complet même s’il n’est pas dit que Goldman Sachs a également subventionné la campagne électorale de Barack Obama en 2008 à hauteur d’1 million de dollars…

Depuis cinq ans, Goldman Sachs incarne les excès et les dérives de la spéculation financière. Anatomie d’un pouvoir qui ne connaît ni frontières ni limites et menace directement les démocraties.


Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle “la Firme”, comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l'Euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l'argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.