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lundi 16 février 2015

SILENCE ! POMPEÏ S'ÉTEINT...


Nul ne sait depuis combien de temps ils sont là. Ils se prélassent l'été à l'ombre d'un mur, se réfugient l'hiver dans le recoin d'une villa. Ils sont une cinquantaine, peut-être plus. Les chiens errants ont pris possession des ruines et nul, semble-t-il, n'a songé à les en déloger. On a préféré les recenser, leur mettre un collier et leur construire des niches. 130 000 euros ont été dépensés pour cette opération. De temps en temps, un panneau en anglais et en italien rappelle aux visiteurs qu'il est "interdit" de s'en approcher. Peine perdue, ce sont les chiens qui suivent les touristes et non l'inverse. Le matin, avant l'ouverture du site, ils se réunissent devant l'entrée principale de Porta Marina et attendent les groupes de visiteurs et les miettes de leur pique-nique, dont ils se nourriront avant de continuer leur sieste.


Bienvenue à Pompéi, cité deux fois détruite. La première fois, le 24 août 79, lorsqu'un nuage de cendres craché par le Vésuve en éruption recouvrit la ville et ses habitants. " Ce fut la nuit, non comme une nuit sans lune ou nuageuse, mais comme dans un espace clos, toutes lumières éteintes, écrit Pline le Jeune à son oncle Tacite. Tu aurais pu entendre les cris perçants des femmes, les appels au secours des enfants, les cris des hommes ; les uns recherchaient en criant des parents, d'autres leurs enfants, d'autres encore leur conjoint, et tentaient de les reconnaître à la voix." La deuxième, il y a deux cent cinquante ans, lorsqu'elle fut systématiquement fouillée par les archéologues. Depuis, un des plus grands sites archéologiques du monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 1997, se dégrade.

Ces chiens oisifs et pacifiques sont le symbole de l'abandon de la ville antique, du manque de moyens pour l'entretenir et peut-être de la bêtise ou de l'incurie des institutions qui en ont la charge. Ils sont aussi, avec le site qui les abrite, le symbole d'une Italie fatiguée, endettée jusqu'au cou et corrompue. Quatrième destination touristique mondiale après la France, les États-Unis et l'Espagne, la Péninsule se targue d'accueillir la moitié du patrimoine mondial de l'humanité, mais elle n'a plus un sou pour s'en occuper. La crise économique et la récession se sont ajoutées aux maux endémiques du pays : administration inefficace, argent public détourné, empilement de structures qui freinent les décisions. Et tous ces maux sont condensés à Pompéi.

Depuis juillet 2010, les Italiens ont subi quatre plans de rigueur pour un montant cumulé de 230 milliards d'euros. C'est dire si la culture, cinquième roue du carrosse, a trinqué. Du reste, les crédits ne cessent de chuter. En 2008, l'Etat italien allouait 0,28 % de son budget au ministère des biens culturels, soit 2,1 milliards d'euros. Il n'était plus que 1,7 milliard en 2010. Pour l'année 2012, l'Etat prévoit de dépenser 1,6 milliard... C'est avec cette somme, auxquels s'ajoutent les recettes des sites archéologiques, que la Péninsule, endettée à hauteur de 1 900 milliards d'euros (120 % du PIB), doit veiller sur ses ruines et financer le spectacle vivant et le cinéma.

Antonio Irlando, architecte et responsable de l'Observatoire du patrimoine culturel, connaît par coeur chaque pierre de Pompéi. Toutes les semaines, un membre de cette ONG vient inspecter le site. Sac en bandoulière, appareil photo à la main, ce sexagénaire bondissant de pavé en pavé sur la via dell'Abbondanza, les Champs-Elysées de Pompéi, où se concentrent les plus beaux vestiges, documente, répertorie, signale chaque nouvel éboulement. "Je donne la parole aux pierres", explique-t-il en appuyant sur le déclencheur de son appareil numérique.

Visiter la ville à ses côtés est un calvaire, un peu comme découvrir l'arrière-cour d'un grand hôtel. Il laisse aux touristes le plaisir de s'extasier sur les villas les mieux conservées et ne se consacre qu'à celles qui, hors des circuits les plus suivis, s'effondrent en silence. Partout où son œil se pose, ce ne sont que pierres tombées, trou béant dans une muraille, stuc prêt à se décoller, colonnes instables. "Pompéi est en danger de mort, annonce-t-il d'emblée. Pour un éboulement qui fait la "une" des journaux du monde entier, il y en a neuf dont on ne parle pas." Le 20 avril, un mur d'une villa, si modeste qu'elle n'a pas de nom, s'est effondré. La nouvelle n'a fait que quelques lignes sur les sites Internet des journaux, comme s'il s'agissait d'un mort de plus sur la route du retour d'un week-end chargé.

Il n'a pas fallu longtemps à notre guide pour nous montrer le premier "risque d'éboulement". A peine franchie la porte d'entrée, il s'arrête et grimpe sur un muret où reposent deux colonnes. "Mettez-vous là, intime-t-il. Regardez la première colonne, et puis essayez de vous mettre dans l'axe de la deuxième. Que voyez-vous ?" Indéniablement, la première penche. "Voilà, dit-il, c'est Pompéi. La dernière fois que je suis venu, elle était encore droite. C'est ce que j'appelle la barbarie ordinaire. On laisse faire, on attend qu'elle tombe, et ce jour-là quelqu'un aura peut-être l'idée de la remettre en place."

Le jour de notre visite, en avril, sur la soixantaine de domus - ces villas patriciennes où les Romains de l'Antiquité étalaient leur luxe et leur goût pour les arts - qui sont théoriquement ouvertes à la visite, seules six ou sept l'étaient. 

Pour connaître Pompéi aujourd'hui, mieux vaut lire un guide illustré que risquer de se cogner le nez sur une villa fermée au public par une grosse chaîne munie d'un cadenas. "On dit qu'elles sont en travaux, explique Salvatore, guide depuis quarante ans sur le site. En réalité, leur état de conservation est si piteux qu'il pourrait mettre les touristes en danger." Une pierre est si vite tombée. Le 22 février, au temple de Jupiter, un mètre carré d'enduit antique s'est détaché. Pas de victime.

Pourtant, depuis le spectaculaire écroulement de la maison des Gladiateurs, en 2010, qui a alerté la presse internationale sur l'état de conservation de la cité antique, Pompéi, avec ses 44 hectares de ruines à ciel ouvert, est devenu le malade le mieux surveillé d'Italie. Mais pour Antonio Irlando et de nombreux archéologues, il n'est pas certain qu'il soit le mieux soigné.

Il y a trente ans encore, une centaine d'ouvriers spécialisés veillaient en permanence sur sa santé chancelante : maçons, mosaïstes, ferronniers. Une armée d'artisans hautement qualifiés, pour la plupart formés sur place et connaissant chaque parcelle, prête à intervenir à la moindre alerte. Parti à la retraite il y a dix ans, le dernier mosaïste n'a pas été remplacé. "Un jour, raconte Antonio Irlando, je lui ai proposé de revenir avec moi à Pompéi pour qu'il constate sa dégradation. "Je ne veux pas, m'a-t-il répondu. J'en mourrais."" Domenico, le vieux jardinier qui passe son temps à arracher les plantes qui poussent sur les murs et les fragilisent, partira lui aussi l'année prochaine. "Personne ne me remplacera", déplore-t-il.

Pour en voir les conséquences, il suffit, à l'insu d'un gardien, de pousser une des barrières de bois qui interdisent l'accès à des rues. Des mosaïques s'anémient. Certaines sont en partie recouvertes de déjections d'oiseaux. La plus célèbre, celle du Cave canem ("chien méchant"), dont la reproduction orne les portes d'entrée de nombreuses maisonnettes, disparaît peu à peu sous la poussière et sous l'effet du soleil. Question : n'y a-t-il pas au moins un balayeur à Pompéi ? Des peintures, du moins celles qui n'ont pas été mises en lieu sûr au Musée archéologique de Naples, se fissurent. Le rouge pompéien pâlit. Des colonnes penchent, les stucs s'effondrent, le mortier antique redevient du sable. N'importe quel touriste malintentionné peut repartir avec une pierre "made in Pompéi" dans son sac à dos. Cent cinquante gardiens sont censés surveiller le site. Mais si l'on tient compte des congés, des maladies, des tours de garde, cela représente moins d'un gardien par hectare.

Ancien directeur de l'École normale supérieure de Pise, aujourd'hui président du comité scientifique du Musée du Louvre, Salvatore Settis, l'un des plus grands historiens d'art italien, en a fait récemment l'expérience. Avec Antonio Irlando et Gian Antonio Stella, un journaliste coauteur avec Sergio Rizzo de Vandali: « L'assalto alle bellezze d'Itali » (Rizzoli), un pamphlet contre la dégradation des "beauté de l'Italie", ils se sont filmés dans une villa déserte criant à pleine voix : "Au voleur ! Au voleur !" Un quart d'heure plus tard, ils criaient encore sans qu'un seul gardien soit intervenu : "Ce qui m'a le plus surpris, explique-t-il au Monde, c'est le manque de personnel. Que ce soit pour le gardiennage ou l'entretien quotidien."

A la suite de cette expérience, Salvatore Settis a publié dans l'édition du 5 avril du quotidien La Repubblica Sera "Le 10 regole per far rinascere Pompei" ("Dix recommandations pour faire renaître Pompéi"). Parmi ces dernières : une gouvernance efficace où les archéologues seraient aussi les managers, la mise à disposition de la totalité des recettes (plus ou moins 20 millions d'euros par an) pour l'entretien du site, l'augmentation du personnel scientifique, ouvert aux chercheurs venus de l'étranger, la création d'une commission internationale pour identifier les priorités des restaurations à venir et la réfection de la ligne de chemin de fer, la Circumvesuviana, petit train brinquebalant qui amène les touristes des gares de Naples ou de Sorrente jusqu'à celle de Pompéi.

Dans Le Monde du 14 janvier, l'historien d'art français Philippe Daverio allait plus loin : "Pompéi est-elle encore une affaire napolitaine ? Est-elle encore de la compétence de l'Italie ? Le pays n'a pas les moyens financiers et humains d'entretenir son patrimoine. Le plus sage serait de confier la gestion du site à quatre ou cinq grandes universités mondiales soumises à l'autorité d'un commissaire. Le pays a bien accepté la tutelle de l'Union européenne pour sa dette. Pourquoi n'accepterait-il pas un commissariat sur son patrimoine ?"

Teresa Cinquantaquattro, directrice de la surintendance de Pompéi, l'entité administrative dépendant du ministère de la culture, partage quelques-unes de ces idées. Auteure d'un rapport alarmant soulignant que la moitié des 44 hectares de la zone archéologique "sont à risques d'écroulement", elle se défend pourtant de tout catastrophisme. "Des progrès sont faits, dit-elle. En 2012, le ministère a embauché vingt personnes, dont la moitié d'archéologues et d'architectes. Mais je ne dispose pas de la totalité des recettes de Pompéi, celles-ci servent également à entretenir Herculanum [ville également détruite par l'éruption du Vésuve en l'an 79] ou les champs Phlégréens [région volcanique située à l'ouest de Naples], par exemple. Pompéi a plus de deux mille ans, les architectes et les maçons de l'Antiquité n'ont pas conçu les domus et les temples pour une telle durée de vie. Le vent, la pluie, les pollutions de toutes sortes sont un danger permanent, sans parler des 2,5 millions de visiteurs annuels. Il ne suffit pas d'arriver avec un seau de ciment pour retaper une colonne ou une mosaïque. Tout ici prend du temps. Chaque intervention doit être étudiée, expertisée avant d'être décidée. Et, il faut bien le dire, la presse ne nous aide pas en montant en épingle le moindre éboulement d'un pan de mur."

Question d'argent ? Question de compétence ? Question de volonté politique ? Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des centaines d'interventions ont été réalisées pour entretenir et consolider le site. Des dizaines de rapports ont été commandés à autant de spécialistes dans un pays qui n'en manque pas. Tous les gouvernements ont élevé la sauvegarde de Pompéi au rang de "priorité nationale". Aux grands discours ont parfois succédé les grandes interventions.

Visiter Pompéi, c'est aussi faire l'archéologie des techniques de restauration : le béton armé des années 1950, dont les tiges métalliques commencent à rouiller, les poutrelles en acier des années 1970, les piliers en bois écologiques des années 1990 et suivantes. Différents types de protection contre les intempéries ont été utilisés pour mettre les mosaïques à l'abri - de la tôle ondulée à la plaque de verre. "Les responsables successifs du site ont fait un peu ce qu'ils voulaient, explique Antonio Irlando. Mais aucun n'a conçu un plan de conservation quotidien et global."

Devant l'urgence de la situation, le gouvernement de Silvio Berlusconi avait confié la gestion de Pompéi à la Protection civile, l'organisme censé intervenir dans les cas de catastrophe naturelle (inondations, tremblements de terre, glissements de terrain). L'avantage de cette structure, qui dépend directement de la présidence du Conseil, est qu'elle permet de raccourcir les procédures. Son inconvénient : les contrôles sur les appels d'offres disparaissent. Résultat : quatre procédures judiciaires sont ouvertes au parquet de Naples pour tenter de comprendre comment ont été réalisés deux hangars de ferraille, totalement vides, censés abriter les antiquités ("Alors que l'Antiquarium est fermé depuis trente ans !", peste Antonio Irlando) et un "blockhaus" de béton armé, tout aussi vide, pour abriter les services administratifs. Une autre enquête concerne la "remise à neuf" du théâtre antique principal : un véritable crime contre les règles de l'art. Les tribunes ont été refaites sur une base de béton armé ! Cette réfection a coûté 6 millions d'euros, pour un budget prévisionnel de 500 000 euros. Une entrée a été construite pour les spectateurs de représentations musicales et théâtrales. Mais ces dernières n'ont jamais eu lieu.

Le problème est vieux comme le sud de l'Italie. Les gros travaux rapportent plus que les petits. A qui ? A la Mafia, qui contrôle un grand nombre d'entreprises qu'elle rackette. Restaurer une colonne rapporte moins à la criminalité organisée que rafler l'appel d'offres pour réaliser un nouveau vestiaire pour les gardiens. Sous couvert d'anonymat, un fonctionnaire du ministère de la culture et des biens culturels confie : "De nombreuses personnes ont intérêt à ce que Pompéi reste dans un état critique. On peut ainsi disposer de plus d'argent au moindre écroulement médiatisé. D'une certaine façon, les éboulements sont utiles pour maintenir une sorte de "stratégie de la tension" archéologique qui déclenchera des financements publics d'urgence d'autant plus faciles à détourner par la Camorra, la Mafia napolitaine, qu'ils seront moins contrôlés. Quant aux financements privés, mieux vaut ne pas y penser. Ce serait plus dangereux que de laisser les choses en l'état. Nul ne sait d'où ils viendraient ni dans quelles mains malhonnêtes ils iraient finir."

Si les financements privés sont risqués, si l'argent public est rare, que reste-t-il ? L'Europe et ses fonds destinés aux "régions sous-développées". L'Italie utilise moins de la moitié de ceux auxquels elle peut prétendre. Il y a un an, l'Autrichien Johannes Hahn, commissaire européen à la politique régionale, a reçu une demande officielle en ce sens de la part du gouvernement italien, appuyée par les autorités régionales de Campanie. Le 29 mars, la Commission a donné son accord. Jeudi 5 avril, à la préfecture de Naples, pas moins de cinq ministres, dont le président du Conseil, Mario Monti, qui en vaut deux puisqu'il est également ministre de l'économie, sont venus annoncer en grande pompe la bonne nouvelle : 105 millions d'euros ont été débloqués par la Commission pour restaurer les domus les plus endommagées et commencer un réel travail de surveillance et de maintenance permanente.

Un premier pas vers une mise sous tutelle internationale de Pompéi ? Si l'Europe accepte de jouer les sponsors de ce bien de l'humanité, elle veut des garanties. Pas question d'aller engraisser un quelconque boss de la Mafia dans l'arrière-pays napolitain. Un "contrat de légalité" a été signé. Le premier du genre. "Un prototype", s'est félicité Mario Monti. Un préfet a été nommé, qui sera chargé de vérifier la régularité de chaque appel d'offres pour des travaux dépassants 5 000 euros. "Pas un euro ne doit se retrouver dans les poches de la Mafia", ont juré chacun des intervenants. "Pompéi va devenir le symbole du changement", espère le nouveau ministre de la culture, Lorenzo Ornaghi, le troisième depuis l'effondrement de la maison du Gladiateur.

Promis, juré : tout sera dorénavant transparent. Les appels d'offres pour les travaux, les délais de restauration, les entreprises choisies seront mis en ligne sur Internet. "Nous devons démontrer à toute l'Europe que Pompéi est un investissement sûr", poursuit M. Ornaghi. Si l'opération réussit, la région compte également attirer les chaînes hôtelières et retenir les touristes qui, le soir venu, retournent dans les alberghi, les hôtels de Naples ou de Rome, sans dépenser à Pompéi plus que l'argent de leur ticket d'entrée.

Les travaux devraient s'étaler jusqu'en 2015. Cinq domus sont promises à la restauration. Il s'agit de la maison aux Murs rouges, celles de Sirico, du Marin, des Dioscures et du Cryptoportique. Parallèlement, une dizaine de regione (équivalent romain des quartiers) vont être "sécurisés" pour être rouverts aux visites. Alors que les ministres, les maires, les présidents de province et de région se félicitaient du "nouveau départ" donné à la restauration de Pompéi, nous avons dénombré pas moins de 60 voitures officielles et le double de chauffeurs et d'hommes d'escorte sur la place du Plébiscite, à Naples, ce fameux 5 avril. Qui sait combien de colonnes pourrait-on redresser si les représentants des institutions faisaient preuve de plus de modestie dans leur apparat ?

Pompéi sauvé ? En Italie, où les annonces tonitruantes sont rarement suivies d'effets, beaucoup en doutent. Certes la tutelle des sourcilleux fonctionnaires européens, l'engagement de l'Etat et la promesse d'inspections régulières augurent un résultat heureux. Verra-t-on le jour où il sera possible d'ouvrir toutes les villas sans risquer de recevoir un morceau de stuc sur la tête, chacune étant surveillée par un gardien ? "Il ne faut pas rêver, prévient Teresa Cinquantaquattro, il y aura toujours des maisons fermées pour cause de travaux. La restauration de Pompéi ne connaîtra jamais de fin."

Il reste 22 hectares à fouiller sur le site de la ville ensevelie. D'autres palais, d'autres rues pavées, d'autres statues et peintures seront peut-être mis au jour. La cendre, pour l'instant, les protège de l'incurie des hommes et de la cupidité de quelques-uns. Comme on s'étonne d'y voir, de-ci de-là, des bâches de plastique abritant des cultures maraîchères sur un lieu qui devrait être aussi protégé que Fort Knox aux Etats-Unis, Antonio Irlando explique : "Les autorités ont consenti l'usage de cette terre très fertile à quelques paysans. Ils y ont font pousser des fèves et des tomates. Personne n'a jamais été voir vraiment ce qui se passe là-dessous. Des pilleurs d'antiquités pourraient creuser en toute tranquillité."

Alors que nous quittions Pompéi, un vieux chien jaune nous a suivi en trottinant jusqu'à la porte. Il n'a pas semblé regretter notre départ. Demain, d'autres touristes arriveront avec des caresses et des sandwichs.


"VANDALI L'ASSALTO ALLE BELLEZZE D'ITALIA"

de Gian Antonio Stella et Sergio Rizzo
(Rizzoli). En italien.
SUR LE WEB
"DIX RECOMMANDATIONS POUR FAIRE RENAÎTRE POMPÉI"
de Salvatore Settis, paru dans La Repubblica Sera
du 5 avril 2012. En italien.
www.patrimoniosos.it/rsol. php?op=getarticle&id=94825

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/05/17/silence-pompei-s-eteint_1703187_3246.html#kegIT5F2GPIlGBeq.99

Source : Le Monde

vendredi 13 septembre 2013

LE AÉROSCRAFT « PELICAN » RÉUSSI SON VOL D’ESSAI!

Le Gigantesque « Aeroscraft » est prêt, et il vole enfin ! 


La plus grande innovation dans le domaine de l’aérospatial!

Il s'agit d'un nouveau type d'avion-dirigeable rigide. Ce n'est pas un dirigeable, et ce n'est pas un avion, mais cette chose, à mis chemin entre les deux, a le potentiel de changer la façon dont nous verrons désormais notre façon de voyager par la voie des airs...

Ce dirigeable entièrement rigide, surnommé le Aeroscraft, est fondamentalement différent d’un dirigeables.

Par définition, les dirigeable (type "Goodyears") n'ont pas de structure interne et maintiennent leurs formes que par la pression du gaz qu'ils contiennent; lorsque le gaz s'échappe, ils se dégonflent comme les ballons gigantesques qu'ils sont. 

Les dirigeables rigides, comme les "zeppelins" avant eux, conservent leur forme indépendamment de la pression de gaz grâce à un squelette interne (pour la structure du Hindenburg on avait utilisé du bois de balsa hautement inflammable, mais la structure du Aeroscraft, elle, est faite d'aluminium et de fibre de carbone), et maintient son dynamisme avec une série vessies remplies de gaz.


Le Aeroscraft a été développé par Aeros Corp, le plus important fabriquant de dirigeable au monde (fabricant de dirigeable, depuis 1996). Le projet a reçu plus de 35 millions de dollars en fonds de R & D et du gouvernement qui a même donner à l'entreprise le support de la NASA pour aider à développer l'aérodynamique et les systèmes de contrôle.


Avec le lancement réussi de son prototype (de taille réduite – à demi-échelle), le « Pelican », ce week-end dernier, l'investissement semble avoir porté fruits. Les voyageurs du futur seront portés par des véhicules plus légers que l'air... Et le futur s'annonce proche...

Pour en savoir plus au sujet de l'"Aéroscraft" :

DES SCIENTIFIQUES ONT CRÉÉ UN "MINI-CERVEAU" HUMAIN EN LABORATOIRE !!!


Publiée dans la revue scientifique de référence Nature, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le monde médical. Des scientifiques de l'Institut de biologie moléculaire de l'Académie des sciences de Vienne ont réussi à créer un cerveau embryonnaire à partir de cellules souches de peau.

Comment ont-ils fait ?

Bien évidemment, il ne s'agit pas d'un vrai cerveau en miniature. C'est un fait un tissu d'environ 4 mm de diamètre qui présente toutes les caractéristiques d'un cerveau au stade embryonnaire, qui aurait atteint près de 9 semaines de développement. Alors comment ont-ils réussi à créer un tel organe ? En réalité, il n'ont rien fait pour, comme l'explique Dr Juergen Knoblich qui a participé à cette création. "Ce qui est vraiment fascinant c'est l'énorme capacité d'auto-organisation des cellules humaines. [...] Les cellules aiment former les bons tissus et si vous les laissez faire et leur fournissez juste les nutriments dont elles ont besoin, elles le font."

Les scientifiques ont donc placé les cellules souches de peau dans un environnement idéal à leur développement, et elles se sont organisées de manière à créer un cerveau, tout comme elles auraient pu décider de créer un cœur ou un foie.

Pourquoi c'est une révolution ?


L'élément primordial est de pouvoir mieux comprendre, et peut-être soigner, les maladies du cerveau qui sont aujourd'hui très difficiles à traiter. Grâce à la production de ce cerveau embryonnaires, les scientifiques ont pu faire de nombreux tests, notamment concernant la microcéphalie, une maladie neuro-développementale grave mais rare, dont le principal symptôme est un cerveau plus petit que la normale. 

"Notre système permet de remonter aux origines de la maladie" se félicite le Dr Knoblich. "Nous pensons pouvoir générer des tumeurs cérébrales qui pourraient être utilisées par l'industrie pharmaceutique pour tester des médicaments" ajoute-t-il.

Un problème éthique ?


Comme toujours dans ce genre d'avancées, on craint une marchandisation du vivant, des pratiques eugéniques et j'en passe. Alors, y'a-t-il véritablement un risque ?

Non, assure le Dr Knoblich. D'une part, parce qu'il semble impossible à l'heure actuelle de reproduire un cerveau dans son entier, car pour atteindre une taille plus grosse que ses 4 mm il aurait besoin de vaisseaux sanguins. D'autre part, concernant une hypothétique transplantation, "je ne crois pas que cela soit possible et je ne pense pas non plus qu'il serait éthiquement permis de générer un cerveau entier et de l'utiliser pour réparer un cerveau humain." conclut le Dr Knoblich. Nous voilà rassurés ! Ou pas...

source : LeFigaro

mardi 6 août 2013

LA NASA ANNONCE QUE LE CHAMPS MAGNÉTIQUE DU SOLEIL EST SUR LE POINT DE S'INVERSER!!!



Cela peut sembler comme l'intrigue d'un nouveau film de science-fiction à petit budget, mais sur la base des observations récentes, il est clair que le champ magnétique du Soleil se prépare à retourner polarité.

Le soleil semble être constante pour nous ici sur Terre, mais il va en fait à travers des cycles d'activité. Cette année, 2013, est l'une des meilleures années de son cycle de 11 ans (la dernière était en 2002). Avec l'augmentation du nombre et de la force des taches solaires et les éruptions solaires, le pic du cycle signifie également que le champ magnétique du Soleil va basculer. Actuellement, le champ des points au nord, comme le champ magnétique terrestre ne, et par un certain point avant la fin de cette année, il passera au Sud de pointage.

Science @ NASA a réuni une superbe vidéo pour expliquer la chose:


Une chose à souligner à propos de toute cette affaire, c'est que c'est tout à fait normal. Il arrive tous les 11 ans. Nous l'avons fait à travers d'innombrables reprises sans accroc, si la différence d'un film de science-fiction, cela ne va pas de causer des catastrophes. Une autre est que cela arrive très lentement, avec le champ magnétique atteindre son plein «pic» de la polarité magnétique aux alentours du minimum solaire (donc environ 5-6 ans à partir de maintenant). C'est juste au moment où il franchit la ligne entre «négative» et «positive».

La seule chose inhabituelle sur ce commutateur particulier est que l'hémisphère nord a déjà changé et l'hémisphère sud est à la traîne. C'est quelque chose que les scientifiques déchiffrer, car il est un peu inhabituel, mais il ajoute une note d'intérêt à un maximum d'activité solaire par ailleurs plutôt médiocre.

Une des choses intéressantes au sujet de cette inversion du champ magnétique, cependant, est qu'il sera effectivement plus facile pour le vent solaire et des éjections de masse coronale à atteindre notre atmosphère, nous donnant ainsi aurores très active . C'est à cause de l'interaction entre les champs magnétiques du soleil et la Terre. Actuellement, les deux champs magnétiques pointe nord, donc, tout comme dans le cas de deux barreaux aimantés placés côte à côte, les deux pointant dans la même direction, les lignes de champ magnétique des deux ne se touchent jamais . Toutefois, lorsque le champ du soleil flips, les lignes de champ magnétique de la Terre et il sera effectivement relier .

Les champs magnétiques à la fois le soleil et la Terre sont assez faibles, cependant. Le soleil est à peu près aussi fort comme un aimant de réfrigérateur, et celui de la Terre est un peu plus faible que cela.Donc, encore une fois, aucune catastrophe de science-fiction sont en réserve pour nous.

Articles à consulter :

VOIR AUSSI CES QUELQUES VIDÉOS...


Hidden Magnetic Portals Around Earth

DOCUMENT VIDÉO DE SCIENCE @ NASA


AVERTISSEMENT !

Selon certains, ces aveux scientifiques sur l’inversion du champs magnétique solaire serait en fait un « false flag », une excuse et une distraction afin de mettre en marche l’opération « Blue Beam ».

L'inversion cyclique du champ magnétique solaire


Les courants électriques du Soleil génèrent un champ magnétique complexe qui s'étend dans l'espace interplanétaire. Ce champ magnétique se propage à travers le système solaire, emporté par le vent solaire pendant que le Soleil continue de tourner sur lui-même.

Cette rotation enroule le champ magnétique dans une immense spirale appelée "spirale de Parker" en l'honneur du scientifique qui la décrivit le premier.

La spirale de Parker :


A gauche modélisation du champ magnétique solaire s'étendant dans l'espace interplanétaire. Noter le sens opposé de la spirale de Parker (indiquée par les flèches) dans chacune des hémisphères du Soleil. A droite modèle numérique tenant compte du mouvement brownien (schémas de gauche) dans la photosphère) comparé au modèle théorique. Ces fluctuations "Alfveniques" expliqueraient la diffusion perpendiculaire des rayons cosmiques à travers le champ magnétique solaire.


Documents : J.Jokippi/U.Arizona et Steve Suess/NASA-MSFC.

Ce champ magnétique est orienté. Il est dirigé vers l'extérieur du Soleil dans l'une des hémisphères et vers l'intérieur dans l'autre hémisphère comme le montre l'illustration ci-dessus. La spirale de Parker présente ainsi des champs magnétiques opposés. L'étroite bande qui sépare les champs de différentes directions est dénommé le feuillet de courant neutre. Etant donné que cette ligne de séparation entre les deux directions ne se situe pas exactement sur l'équateur solaire, la rotation du Soleil provoque une ondulation du feuillet qui se propage dans l'espace interplanétaire avec le vent solaire. On comprendra mieux ainsi pourquoi ce feuillet de courant neutre est souvent appelé "la robe de la ballerine".

En février 2001 les scientifiques ont observé un important changement à ce sujet : le champ magnétique du Soleil s'est inversé. C'est-à-dire que le pôle nord magnétique du Soleil, qui se trouvait encore il y a quelques mois dans l'hémisphère nord, pointe aujourd'hui vers l'hémisphère Sud. C'est une situation littéralement sans dessus-dessous, "topsy-turvy" comme disent les Américains, mais pas inattendue.

Le Dr David Hathaway nous rappelle que "cela se produit toujours à l'approche du maximum solaire. Les pôles magnétiques échangent leur place lors du pic d'activité du cycle des taches solaires; c'est une bonne indication sur le fait que le maximum solaire est bien d'actualité".

Les pôles magnétiques du Soleil resteront tels qu'ils sont, avec le pôle magnétique nord pointant vers l'hémisphère Sud, jusqu'en 2013 époque où ils s'inverseront à nouveau. Pour autant que nous ayons assez de recul cette transition se produit lors du pic du cycle de 11 ans des taches solaires, avec la régularité d'un mouvement d'horlogerie.

Rappelons que le champ magnétique terrestre s'inverse également, mais de façon moins régulière. Cette empreinte est par ailleurs incrustée de façon indélébile dans les flots de lave. Les inversions sont espacées de 5000 à 50 millions d'années. La dernière inversion est survenue il y a 740000 ans. Certains géologues pensent que notre planète est en retard sur ce cycle quasi-périodique mais personne ne sait exactement quand se produira la prochaine inversion géomagnétique.

Bien que les champs magnétiques solaires et terrestres se comportent différemment, ils ont quelque chose en commun : leur forme. Durant le minimum de l'activité solaire, le champ magnétique du Soleil, tout comme celui de la Terre ressemble à un aimant présentant de grandes boucles magnétiques près de l'équateur et des champs ouverts près des pôles. Un tel champ est appelé un dipôle. En terme d'intensité, le champ dipolaire du Soleil est aussi fort que l'aimant d'un réfrigérateur, soit environ 50 gauss. Celui de la Terre est 100 fois plus faible.

Les dipôles solaire et terrestre :

Ce modèle très simple du champ magnétique du Soleil (à gauche) est à l'image du champ géomagnétique (à droite). Ils présentent tous deux de grandes boucles magnétiques près de l'équateur et des champs ouverts près des pôles. Un tel champ est appelé un dipôle. Document T.Lombry et Sciencenews adapté par l'auteur.

Lorsque l'activité du Soleil approche de son maximum et que les taches sombres parsèment son disque, le champ magnétique de notre étoile commence à changer. Les taches sombres par exemple se placent aux endroits où les boucles magnétiques sont les plus intenses, des centaines de fois plus intenses qu'en période de Soleil calme, et percent la surface de la photosphère

Ainsi que nous le verrons page suivante, ce sont les courants méridionaux qui transportent les champs magnétiques à la surface du Soleil des latitudes moyennes vers les pôles. Ceux-ci finissent par s'inverser parce que ces courants transportent des flux magnétiques orientés vers le sud vers le pôle Nord magnétique et inversement dans l'autre hémisphère. Cela a pour conséquence d'affaiblir progressivement le champ dipolaire à mesure que le flux orienté en sens contraire s'accumule dans les régions polaires du Soleil jusqu'au moment où, au paroxysme du cycle solaire, les pôles magnétiques changent de polarité et commencent à s'étendre dans une nouvelle direction.

À partir du diagramme magnétique en papillon, on peut déduire à quelle époque est survenue la dernière inversion polaire. Utilisant les données recueillies par les astronomes de l'U.S. National Solar Observatory du Kitt Peak, le Dr Hataway a pointé la valeur du champ magnétique solaire moyen en fonction de la latitude solaire jour après jour depuis 1975. Le résultat est une sorte de longue bande qui révèle l'évolution du comportement du champ magnétique à la surface du Soleil.


Le champ magnétique solaire s'affaiblit en raison du transfert de champs contraires dans les régions polaires. Les régions jaunes sont occupées par des champs magnétiques orientés vers le sud; les régions bleues vers le nord. Aux latitudes moyennes le diagramme est dominé par d'intenses champs magnétiques associés aux taches solaires. Durant le cycle d'activité des taches sombres, celles-ci se déplacent vers l'équateur, formant les deux ailes du papillon. Les zones bleues et rouges près des pôles révèlent l'orientation sous-jacente du champ dipolaire solaire. Ce diagramme montre que le champ magnétique s'inversa en 2001. 

Document préparé par le Dr David H.Hataway, NASA-MSFC.

Dans la figure du papillon magnétique présentée ci-dessus, le changement de couleur (du bleu au jaune et vice-versa) signifie un changement de polarité des champs magnétiques polaires. Cette transformation n'est pas confinée dans l'espace entourant immédiatement le Soleil. Grâce au vent solaire, elle s'étend dans toute l'héliosphère jusqu'à 50 ou 100 UA, bien au-delà de l'orbite de Pluton. Il faut environ un an pour que cette perturbation se propage jusqu'aux confins de l'héliosphère.

Du fait que le Soleil tourne sur lui-même (en 27 jours) les champs magnétiques solaire s'enroulent comme un tire-bouchon en prenant la forme d'une spirale d'Archimède si bien que loin au-dessus des pôles, les champs magnétiques sont enroulés à l'image d'un ressort ainsi que l'illustre le schéma du Dr Steve Suess présenté ci-dessous.

La spirale magnétique :



Ce schéma illustre l'aspect du champ magnétique du Soleil tel qu'on pourrait le décrire à 100 UA de distance. En raison de la rotation du Soleil sur lui-même, son champ magnétique s'enroule comme un tire-bouchon. Document préparé par le Dr Steve Suess, NASA-MSFC.

En raison de ces enroulements imbriqués, le Dr Hathaway reconnaît qu'il est difficile de décrire l'impact de l'inversion du champ magnétique sur l'héliosphère. Les taches solaires sont les principales sources des intenses noeuds magnétiques qui spirales vers l'extérieur du Soleil, même lorsque le dipôle magnétique s'évanoui. L'héliosphère ne subit pas seulement un bref sursaut lorsque les pôles s'inversent; il y a de nombreuses structures magnétiques complexes qui demandent à être étudiées.

Jusqu'à ce jour les physiciens n'avaient pu observer le champ magnétique du Soleil de haut en bas. Grâce à la sonde

Grâce à Ulysse les scientifiques peuvent à présent l'examiner dans la réalité. La sonde Ulysse construire grâce à un joint venture entre l'ESA et la NASA fut lancé en 1990 pour observer les latitudes très élevées du Soleil. Tous les 6 ans la sonde s'envole à 2.2 UA au-dessus des pôles du Soleil, vers un point de vue situé en-dehors du plan orbital où nul autre vaisseau n'a jamais été. Avec la mission Ulysse les astronomes ont réalisé d'importantes découvertes sur les rayons cosmiques, le vent solaire et plus encore. Grâce à Ulysse, pour la première fois les astronomes disposent des données couvrant un cycle solaire complet.

lundi 15 juillet 2013

CRÉATION DE LA PREMIÈRE CELLULE ZOMBIE PAR DES CHERCHEURS AMÉRICAINS !


Le Début de la Fin : Création de la première cellule zombie par des chercheurs américains

La science fiction en a rêvé, vous en avez rêvé, les américains l’ont fait ! Ils ont réussi à développer une cellule morte… toujours en fonction… Vous avez dit zombie ? 

On vous explique tout ça… 

Il s’agit d’une première mondiale, les chercheurs n’en reviennent toujours pas d’avoir réussi leur expérience et que les résultats surpassent ce qu’ils avaient imaginé : la cellule morte s’est montrée plus performante que lorsqu’elle était vivante, on imagine le pire…

Les scientifiques du Laboratoire National de Sandia et de l’Université du Nouveau-Mexique ont eu recours à une technique originale. Ils ont enduit des cellules de mammifères avec une solution de silice pour former une sorte de blindage perméable autour de la protéine de la cellule vivante, et permettre ainsi aux chercheurs de confronter la cellule à des températures et des pressions inimaginables pour une cellule vivante.

Chauffée à 400°C, la cellule s’évapore littéralement et laisse dans la silice une réplique tridimensionnelle des structures minéralisées et des fonctionnalités complexes de l’organisme vivant qu’elle était avec une précision quasi atomique, tout en préservant la spirale de l’ADN cellulaire.


Étonnamment, la cellule morte reste capable d’effectuer certaines de ses anciennes fonctions. Parfois, elle les réussit même mieux que lors de son vivant grâce aux propriétés du silice qui lui permettent de résister à des températures et des pressions qu’elle n’aurait jamais pu endurer par exemple.

Le chercheur Bryan Kaehr déclare d’ailleurs : « Nos cellules zombies jettent un pont entre la chimie et la biologie en créant des cellules qui, non seulement ressemblent comme deux gouttes d’eau à elles-mêmes mais sont aussi capables de travailler sans relâche ».


jeudi 18 avril 2013

LA NASA A FAIT LA DÉCOUVERTE D'UNE PLANÈTE COMME LA TERRE!!!


Hier soir, la NASA a diffusé en direct sur sa chaîne une annonce d’une énorme importance. L’agence spatiale américaine a découvert des planètes candidates qui remplissent presque toutes les conditions nécessaires pour héberger la vie. Et selon William Borucki, le directeur scientifique du télescope Kepler, il s’agit des 2 meilleures planètes jamais découvertes.

En décembre dernier, il y avait déjà eu beaucoup d’émotions en découvrant une planète potentiellement habitable dans le système solaire de Tau Ceti. Mais la révolution autour du soleil rendait son habitabilité peu probable. Nos nouvelles amies s’appellent Kepler-62-e et Kepler-62-f. elles se trouvent environ à 1200 années lumières de nous. Et elles ont tous les ingrédients correspondant à la soupe primordiale.

Les deux planètes tournent autour de leur étoile, une naine orange, avec une orbite relativement proche l’une de l’autre (du moins quand on compare la distance Terre-Mars). Selon Borucki, Kepler-62-f aurait un climat hawaïen agréable tandis que l’autre planète plus distante aurait un climat similaire à celui de l’Alaska. Oui, ils ont découvert Tatooine et Hoth.

Et les chercheurs sont plein d’espoirs. Selon le co-auteur de l’étude, David Charbonneau de l’Université d’Harvard : C’est la première fois que je me suis dit : "Hé, Kepler-62-f pourrait vraiment héberger la vie. Nous venons de franchir une étape très importante. Pourquoi n’hébergerait-elle pas la vie ?"

Et comme les planètes tournent autour d’une étoile qui a 2,5 milliards d’années de plus que la nôtre (une jeune fille de 5,5 milliards d’année) Borucki pense que si la vie existe, il est logique de penser qu’elle peut héberger une civilisation plus avancée que la nôtre. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’ils cherchent des amis. [NASA]


L'existence d'une nouvelle planète soeur de la Terre hors de notre système solaire est donc confirmée, ce qui porte à trois le nombre de planètes potentiellement habitables découvertes par la communauté scientifique internationale.

C'est la première fois que la sonde américaine Kepler, lancée en mars 2009 et dotée d'un puissant télescope, confirme la présence d'une planète orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil dont les caractéristiques sont propices à l'apparition de la vie.

Cette confirmation signifie que les astronomes de la Nasa ont vu passer à trois reprises au moins l'exoplanète devant son étoile. Ils ne peuvent cependant pas dire si une certaine forme de vie s'y trouve mais seulement que les conditions sont requises pour qu'elle puisse s'y développer.

De telles planètes se trouvent à la bonne distance de leur étoile pour une éventuelle présence d'eau à l'état liquide. Par ailleurs, leur température et leur atmosphère sont propices à l'apparition de la vie et à son évolution. "Nous sommes certains qu'elle se trouve dans une zone habitable", a assuré à des journalistes Bill Borucki, expert de la Nasa à propos de Kepler 22.

Celle-ci, 2,4 fois plus massive que la Terre, se trouve à une distance d'environ 600 années-lumière (1 année-lumière = 9.460 milliards de km) et tourne autour de son étoile en 290 jours. Les scientifiques ne savent cependant pas si elle est constituée de roches, gaz ou liquide.

"Si elle dispose d'une surface, la température doit y être agréable", a souligné Bill Borucki. Selon la Nasa, la température près de la surface de l'exoplanète serait de 22 degrés Celsius.

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) avait été le premier en mai à annoncer qu'une des planètes tournant autour de l'étoile naine Gliese 581 pourrait s'avérer "habitable" avec un climat propice à la présence d'eau liquide et à la vie. En août, des astronomes suisses avaient confirmé l'existence d'une autre exoplanète, appelée HD 85512b et située à 36 années-lumière de la Terre contre 20 années-lumière pour Gliese 581d.

Lancée en mars 2009, la sonde Kepler a pour mission de rechercher des planètes soeurs de la Terre susceptibles d'abriter la vie, en observant plus de 100.000 étoiles semblables au Soleil. La Nasa avait annoncé début 2010 que la sonde avait découvert ses cinq premières exoplanètes, mais toutes trop chaudes pour abriter la vie.

Le jour même de la confirmation de l'existence de Kepler 22, des astronomes de l'université de Porto Rico ont diffusé sur internet le classement, en fonction de leur habitabilité, de 47 des près de 700 exoplanètes découvertes depuis 1995 par différentes équipes d'astronomes. Kepler 22 n'y figure pas encore, mais HD 85512b et Gliese 581d y occupent les premières places.
 
merci à : CC