dimanche 2 mai 2010

ALERTE!

LES ABEILLES EN VOIE DE DISPARITION!!!

Vers une catastrophe écologique













Je vous propose aujourd’hui de méditer un peu sur la situation inquiétante, en ce qui concerne les abeilles…
L’histoire des abeilles accompagne celle de l’homme. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme en savoure le miel… Aujourd’hui le nectar se fait rare car les abeilles sont malades. Depuis une trentaine d’années, partout dans le monde, les populations d’abeilles diminuent, se fragilisent. Désigné coupable : l’homme avec la surexploitation industrielle de la nature, l’ajout inconsidéré de produits chimiques pour produire, mieux, plus. Le « plus » s’est transformé en son contraire. Encore une fois, voilà l’écosystème menacé.
D’ailleurs, hormis l’abeille, c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal qui se trouve déréglée. Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales…
La disparition des abeilles est un risque sérieux qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Albert Einstein a dit : « Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes ».

BIZZZ… BUZZZZ…

Malformations, troubles du système nerveux, désorientation, troubles du comportement, les abeilles présentent toutes sortes de symptômes qui révèlent un état de santé fragile. Certaines abeilles ne retrouvent pas leur ruche. D’autres en sont refoulées parce que non reconnues par le reste du groupe. C'est le constat de différentes études menées par l'INRA (Institut National de la Recherche en Agronomie), depuis une dizaine d'années.
Des insecticides nouvelle génération sont accusés de provoquer la mort des abeilles. L’imidaclopride et le fipronil, sensés uniquement protéger la plante, seraient aussi ingérés par les abeilles. Mais les effets nocifs de ces insecticides ne se limiteraient pas aux seules abeilles. Selon certains experts de l’INRA, leurs molécules présentent des dangers multiples pas encore assez évalués. Entre autre, les molécules employées, ne seraient pas complètement sans effet sur l’homme.
Parmi eux, un neurotoxique, le "Régent", produit par la firme "BASF", est particulièrement dénoncé par les apiculteurs...
La vente du Régent a été suspendue. L’insecticide est soupçonné de décimer les abeilles. Par ailleurs un autre produit, le Gaucho sur maïs, fabriqué par Bayer, et également mis en cause, a été un peu plus tard retiré du commerce.
Pourtant la nocivité de ces molécules n’était pas établie de manière absolue... Des expertises ont donné des résultats contradictoires. Ainsi d’autres recherches menées par l’INRA présentent des résultats moins catégoriques. Quant aux fabricants de ces produits nocifs, ils rejettent toute responsabilité.
Cela dit, en trente ans, des pathologies multiples ont touché les abeilles et se sont répandues à la surface du globe. La complexité des causes et la multiplication des facteurs rend les diagnostics difficiles. Ainsi les importations d’espèces ont simultanément importé des pathologies inconnues.
Depuis ces 10 dernières années, des milliers de colonies d'abeilles sont en train de mourir dans les ruches partout dans le monde, plongeant dans le désarroi et la colère des centaines d'apiculteurs...
Ceux-ci voient aujourd'hui se réaliser l'avertissement que les apiculteurs lancent depuis des années. L'agriculture intensive coupe la branche sur laquelle elle est assise : en éliminant les abeilles, ce sont les pollinisateurs des cultures qu'elle supprime et l'équilibre naturel qu'elle menace.

L'abeille est un indicateur biologique très important. Lorsqu'elle est malade, c'est la nature qui est malade !
Les causes de ces brutales mortalités ne sont pas encore toutes clairement identifiées. Mais ce phénomène survient toujours dans des zones où l'on constate la conjonction de plusieurs éléments : la multiplication et le croisement de traitements chimiques massifs : fongicides sur blé (dont un nombre non négligeable avec de nouvelles molécules), produits désherbants de semis sur tournesol et maïs ; l'utilisation quasi généralisée de semences de tournesol enrobées de produits à base de Fipronil et de semences de maïs enrobées de produits à base d'Imidaclopride, matières actives insecticides hautement toxiques pour les abeilles.
L'atmosphère délétère qui entoure aujourd'hui les zones de grandes cultures (70% des produits de traitement sont dispersés en dehors de leur cible : eau, air, flore voisine des cultures, etc...), est accentuée par les désordre climatiques, comme d’intenses vague de chaleur ou des périodes interminable d’humidité…



LES ABEILLES SONT NÉCESSAIRES À LA VIE

Sans exagérer, la situation est alarmante ; parce qu’en l’absence de pollinisation, la production agricole s’effondre, et il y a effectivement déjà des signes concrets que ce processus de disparition est en cours.
Les abeilles sont les messagères des fleurs en plus d’être les sentinelles de la vie dont elles recueillent le miel. Elles servent de transporteurs pour l’information génétique de l’écosystème végétal, d’entremetteuses pour la fécondation sexuelle des plantes, c’est une fonction vitale pour de nombreuses espèces.
Les abeilles sont autant productrices de miel qu’elles sont indispensables à la pollinisation des fleurs et des plantes. En effet les abeilles constituent un élément dans la chaîne interactive des écosystèmes. Le rôle de l’abeille est très important dans les divers cycles de la vie des diverses espèces. Pas d’abeilles, pas de miel mais surtout non reproduction et disparition de certaines espèces végétales, donc disparition de certaines espèces animales.
Apparue sur la Terre il y a 80 millions d’années, l’abeille a accompagné les pérégrinations humaines. Déjà sur des peintures rupestres, on peut voir des hommes récoltant le miel… Sur les hiéroglyphes comme sur les représentations de la Mésopotamie antique autant que celles de la Chine des premiers siècles de notre ère, la récolte du miel est illustrée. La terre promise est celle où coulent le lait et le miel. Le produit de l’abeille fait bien figure de première douceur pour une humanité balbutiante et souffrante. À l’évidence, en ce début de XXIème siècle, l’homme ne peut toujours pas se passer de l’abeille…
L’Abeille est la fée de la vie!
Maintenant, je vous invite à regarder aussi le long mais très intéressants documentaire sur le sujet des abeilles : « Le Titanic Apicole : Terreur Pesticide »


(ce documentaire est présentée ici en 19 segments vidéo)

Et ce n'est pas tout! Maintenant… Voilà une Autre Affaire ! La disparition des abeilles causée par les téléphones portables ?

ELECTROSMOG TUEUR D'ABEILLES

Il se murmure que les abeilles disparaissent, annonçant une catastrophe écologique éminente, et que la cause pourrait en être la multiplication des téléphones portables à cause de la pollution électromagnétique qu’ils provoquent. Ce que l’on surnomme "l’électrosmog".
Selon des chercheurs allemands de la "Landau University" la saturation des ondes désorienterait tellement les abeilles qu’elles ne pourraient plus rejoindre leur ruche ; ce qui pourrait entraîner leur extermination en provoquant ce qu’on appelle désormais, en anglais "Colony Collapse Disorder", et en français la "maladie de la disparition". Voilà ce qu’on pourrait prendre effectivement pour un signe annonciateur de notre propre disparition...
Non seulement on est bien face à un risque majeur, même si les ondes n’en sont probablement pas la véritable cause ; mais on peut y voir aussi une fable sur l’inconscience avec laquelle nous travaillons à notre propre destruction en détruisant systématiquement nos conditions vitales, tout cela à cause d’une conception un peu trop myope de la productivité et d’une rentabilité immédiate.
On verra que c’est une leçon écologique qui s’applique tout autant à l’économie cognitive et qu’il faudrait aussi en tirer les conséquences dans la préservation des milieux humains.
En fait, les antennes-relais (causes principales de l'electrosmog)ne semblent pas être la seule cause de la disparition des abeilles, puisque celle-ci a commencé bien avant l’utilisation généralisée des téléphones portables, mais cela pourrait du moins constituer le dernier des coups portés à leur environnement naturel, car, ce qui est sûr, le nombre d'abeilles qui disparaient de par le monde est plus drastique.
Depuis 1971, la moitié des abeilles avaient commencée à disparaître progressivement des États-Unis et ensuite du Canada à cause de l’urbanisation, des pesticides, des acariens (Varroa destructor), etc… Mais depuis 2006, l’épidémie de CCD ("Colony Collapse Disorder") a touché jusqu’à 75% des abeilles de Géorgie, d’Oklahoma, de Pennsylvanie, du Wisconsin ou de Californie…
Au Québec, à Rimouski, il y a eu la disparition presque complète de toutes les colonies d’abeilles et depuis ces dernières années l’hécatombe semble vouloir s’étendre aux régions de Lanaudière et de l’Estrie. En Colombie-Britannique, plusieurs petits producteurs avicoles, réputés pour leurs miels biologiques de haute qualité, ont vu aussi leurs abeilles mourir…
En 2007, les disparitions d’abeilles ont atteint un pic alarmant, qualifié de catastrophique par les spécialistes de l’environnement, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc… etc… car ils dépendent de 90 % à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. L’impact économique de ces disparitions est estimé à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis seulement.
Les disparitions d’ouvrières, bien que déjà observées par le passé, ont en 2007 de nouvelles caractéristiques qui sont estimées alarmantes : les abeilles ne reviennent pas à la ruche et "disparaissent" littéralement, ce qui est un comportement nouveau et très peu caractéristique de ces insectes ; les abeilles mortes ne s’accumulent pas dans la ruche mais disparaissent. Les autres caractéristiques des épidémies depuis 2007 sont que ces pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît, ne laissant à la ruche que la reine et quelques ouvrières
D’abord circonscrit aux États-Unis et au Canada, le phénomène semble s’étendre à l’Europe où des cas similaires ont été décrits en Espagne, en Pologne, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et, encore, au Royaume-Uni, etc…

La situation est donc bien inquiétante. Même si, selon le « Los Angeles Times » du 27avril 2007, l’agent responsable de ces disparitions d’abeilles serait probablement un champignon unicellulaire, le "Nosema ceranae", c’est loin d’être sûr comme explication. Cette hypothèse est contesté par certains, car ce parasite est assez bien connu déjà. En fait, le "Nosema ceranae", serait surtout le signe d’une mauvaise santé des ruches, une immuno-déficience dont les causes peuvent être multiples (manque de diversité génétique à cause d’une sélection génétique intensive, utilisation d’antibiotiques, qualité de la végétation, pesticides, voire réchauffement climatique, virus etc...).
Pour tout dire, tout cela ne cadre pas tellement avec une disparition si rapide des abeilles ; disparition qui a lieu à l’extérieur des ruches.

ABEILLES, PHONE, HOME



















Un autre article, celui-ci du 15 avril 2007 de "the Independent" a répandu l’hypothèse, reprise un peu partout, que les téléphones portables pourraient être la cause de la disparition des abeilles...
La pollution électromagnétique (l’électrosmog) provoquée par les lignes à haute tension ou les antennes-relais désorienterait les abeilles suffisamment pour les empêcher de retrouver leur ruche, menaçant ainsi leur survie. La sensibilité des abeilles aux champs magnétiques semble bien établie et cela peut jouer autour des émetteurs, de là à provoquer la disparition de 75% des abeilles, il y a une marge qu’on ne peut franchir, et qui a d’ailleurs fait l’objet d’un démenti. C’est tout au plus une perturbation supplémentaire qui s’ajoute à bien d’autres car, malheureusement, ce n’est pas la seule menace qui pèse sur les abeilles : on n’a que l’embarras du choix dans les raisons possibles de leur extinction !
Ont été mis en cause le Gaucho, le Régent, certains OGM, l’introduction d’une espèce d’abeille géante (abeille tueuse) importée d’Afrique au Brésil et qui a par la suite migré vers le Nord (Texas, Californie). Tous ces facteurs semblent jouer un rôle. On ne sait ce qui est le plus déterminant mais on s’acharnerait à les faire disparaître, qu’on ne ferait pas mieux ! Le pire, c’est qu’il se pourrait que la dissémination de ruches sur tout le territoire de l’épidémie pour reconstituer la pollinisation puisse avoir favorisé la contamination par un virus, le remède là aussi (antibiotiques, sélection, OGM) ne faisant qu’aggraver le mal (on a vu au mois d’Avril qu’une trop grande uniformisation favorise les épidémies, une des fonctions des virus étant de préserver la biodiversité). Cela pourrait prendre les allures d’une catastrophe où tout ce qu’on fait se retourne contre nous, alors que tout s’écroule autour de nous...

HUMAINS EN DANGER DE DISPARITION!!!

Les abeilles pourraient bien être les sentinelles qui nous signalent la détérioration de notre environnement même si ce n’est pas vraiment la clé de voûte de tout l’écosystème. Leur extinction ne serait pas la fin de tout, mais ce serait un véritable désastre pour l’humanité!
Malgré cela, on peut parier que, même si des ondes radio pouvaient en être la cause, il serait trop difficile de revenir en arrière et se passer des téléphones cellulaires qui ne sont pourtant pas si vieux ! On préférerait se passer des abeilles et de quelques fleurs ou de quelques fruits traditionnels… Quel gâchis !
Il y a donc toutes les raisons de croire qu’on ne pourrait pas arrêter un tel enchaînement funeste ! La seule façon d’éviter de mettre le vivant en péril serait d’arrêter tout de suite de s’acharner irrespectueusement contre notre environnement, d’arrêter sans plus attendre de se conduire ainsi comme des brutes irresponsables et de reconstituer maintenant, dans l’intérêt du "vivant", les équilibres écologiques trop malmenés de notre milieu vital avant que l’humanité ne se voit mise devant l’évidence de sa disparition.

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