mercredi 5 janvier 2011

LES ROIS-MAGES

Le 6 janvier ce sera la dite "fête des rois-mages". Quand j'étais jeune ma mère faisait un gâteau avec deux pois durs cachés dedans. Ceux qui avait alors l'honneur de se briser une dent était couronnés roi et reine du jour! Moi, le jour où l'on m'a couronné roi, j'étais vraiment surexcité! Toute la journée durant j'ai eu droit à toutes sorte de privilèges... Jour mémorable! Je portais fièrement ma couronne sur la tête, naïvement sans trop me demander quel était l'origine de cette fête... Heureusement car, je n'aurais pas été très heureux de me demander ce genre de question en un pareil moment!
Bon... Enfin... Il s'agissait de rois... Ils suivaient une étoile... Ils étaient aussi des mages... Mmmm... des magiciens? Alors, des rois-magiciens?




















SUIVRE L'ÉTOILE :
Les premières représentations des mages montrent des sages orientaux vêtus de pantalons bouffants et de bonnet phrygiens.
La tradition en fait trois rois figurant l'humanité, porteurs de présents symboliques et suivis par de somptueux cortèges.
Traditionnellement, Gaspard vêtu de bleu et tenant un ciboire contenant l'encens représente l'Afrique ; Balthazard, vêtu de rouge et tenant une urne remplie d'or représente l'Asie ; et Melchior, vêtu de vert, tenant dans un coffret la myrrhe représente l'Europe (ou les races africaines, sémites et blanches)

On entend dire parfois que l'étoile de David a une signification occulte et qu'elle est interdite aux chrétiens (« magen » - David, c'est-à-dire, bouclier de David), appelée aussi l'"étoile juive".
Pour les Juifs pieux, ces deux triangles glissés l'un dans l'autre représentent une "liaison entre le monde visible et le monde invisible".
Pour leurs interlocuteurs chrétiens, ces triangles dont l'un est dirigé vers la bas et l'autre vers le haut, signifient la "réconciliation entre la trinité divine et la triade humaine". "Dieu habite parmi les hommes" (en hébreu : "Schechinah" = la demeure).
Ce "symbole messianique" est mentionné pour la première fois dans la prophétie de Balaam : "Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël" (Nombres 24,17).
Depuis, Israël est dans l'attente de cette étoile messianique.
Conformément à la prophétie, elle devait sortir de la maison de David, c'est pourquoi on l'appela "Étoile de David". La plus ancienne de ces étoiles qui nous est connue figure dans un sceau de 7ème siècle avant Jésus-Christ.
Les pharisiens et les docteurs de la loi voyaient dans cette étoile à six branches la semaine de six jours avec, au centre, le septième jour, le jour du repos divin. Cependant, dans les moments de détresse, plus rien ne comptait sinon la venue du Messie, la délivrance annoncée dans le symbole de cette étoile.

Selon les Évangiles, les mages se rendirent de l'Orient à Jérusalem pour adorer le nouveau roi des Juifs à l'époque où apparurent Jupiter (l'étoile du roi) et Saturne(l'étoile de Judée, y compris la Syrie "amarru") dans la constellation des poissons.

En 1925, le célèbre orientaliste Paul Schnabel déchiffra les lettres babyloniennes gravées sur une plaque d'argile qui se trouve à l'observatoire de Sippour près de l'Euphrate, et qui décrivent avec exactitude cette constellation. L'éminent astrologue Johann Kepler confirma que cette "grande étoile" avait été formée par un rassemblement d'étoiles sept ans avant la prétendue naissance de Jésus-Christ.
Les mages sont évoqués uniquement par l’Évangile selon Matthieu, mais celui-ci n'en fait pas des rois, ne leur donne pas de noms et ne précise pas leur nombre. Ils sont guidés par une étoile "qui se lève à l'est" (selon la "Peshitta").
On note que l'étoile "Spica"(dénommée "Al Zimach" en arabe, ou "Tsemech" en hébreu, ce qui signifie "de la branche de David") est l'étoile qui, en l’an 2 avant J.C., se lève exactement à l'est le jour de l’équinoxe du printemps.
Ce phénomène, dû à la précession de l'axe polaire autour d'un axe imaginaire tous les 25 900 ans, était déjà connu des astronomes du Moyen-Orient.

L'étoile guide donc nos fameux "Rois-Mages" jusqu'au lieu de naissance de Jésus et alors ils offrent des cadeaux au Christ :
« Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent l'enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l'adorèrent ; puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. » (Matthieu, II:11.)

Matthieu signale aussi que ces mages venaient d'Orient. Il devait donc s'agir de membres d'une classe sacerdotale importante, comme il en existait alors chez les Perses, ayant à la fois un rôle politique, religieux et scientifique. Autrement dit des païens, ou plutôt des "gentils", comme on les appelait alors, ou bien, considérant leur origine, des zoroastriens.

Le texte de l'Évangile ne mentionne pas le nombre de ces mages mais énumère trois cadeaux apportés par eux (OR, ENCENS et MYRRHE). Selon une interprétation théologique traditionnelle, ils se rapportent à trois aspects de Jésus, qui est roi (l’Or), qui est Dieu (l’Encens, utilisé pour le culte), mais qui est aussi véritablement homme, et donc mortel (la Myrrhe servait à embaumer les morts).

Les rois mages venant adorer le Christ peuvent symboliser la reconnaissance du christianisme comme religion conforme à la Tradition primordiale (à l'origine de toutes les religions) : les mages venant d'Orient représentent les trois pouvoirs : pouvoir royal (l’or), pouvoir sacerdotal (l’encens) et pouvoir spirituel (la myrrhe). Ces trois pouvoirs correspondent aux trois mondes représentés par les trois couronnes sur la tiare de saint Pierre. Les mages se prosternant devant le Christ signifient que les trois pouvoirs reconnaissent l'orthodoxie du christianisme par rapport à la Tradition primordiale.

Dans les premiers récits apocryphes les mages ne sont ni rois ni nommés. Dans le plus ancien d'entre eux et le plus influent, le Protévangile de Jacques (cité par Clément d’Alexandrie et Origène au IIème siècle), les mages sont encore anonymes et viennent d'Orient, sans plus de détails (Protévangile de Jacques § 21.1). Il en est de même dans le Pseudo-Matthieu, recension latine du Protévangile et tout aussi célèbre (fin du VIème siècle, début du VIIème) (Pseudo-Matthieu § 16.1).
Dans Mt 2,1 il est question de « mages venus d'orient » en nombre indéterminé. C'est Origène (185-254), dans ses Homélies sur la Génèse (Hom. Gén. 14,3), qui, le premier, fixe leur nombre à trois en se basant sur les trois présents (or, encens, myrrhe) et en établissant une relation avec les trois personnages (Abimélek, Ahuzzat et Pikol) rendant visite à Isaac (Gn 26,26-29).

Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIème siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de France à Paris et intitulé « Excerpta Latina Barbari ». Ils y sont désignés sous les noms de Bithisarea, Melichior et Gathaspa.
Vers la même époque, ils apparaissent dans un écrit apocryphe, l’Évangile arménien de l’Enfance, qui leur donne les noms de : Balthazar, Melkon (Melchior) et Gaspard.
Dans la « Légende Dorée », Jacques de Voragine, les nomme même dans trois langues différentes : Appellius, Amérius, Damascus en latin ; Galgalat, Malgalat, Sarathin en hébreu ; Caspar, Balthasar, Melchior en grec. Conformément à l'Évangile, ils sont mages et non pas rois.
Au XVIIIème siècle, la mystique Catherine Emmerich, dans la relation contestée de ses visions, les nomme : Théokéno, Mensor et Saïr.

Dans la tradition iconographique Gaspard, aux traits asiatiques, offre l'encens, Melchior, représenté comme un vieillard blanc et barbu, l'or, et Balthazar, à peau noire, la myrrhe.


SOURCE DE MAGIE :

La majorité des linguistes trouve la racine du mot français "magie" dans les mots grecs « magos », "mage", ou « mageia », "magie", ou « magikos », "magique".
Il faut aller jusqu'en Perse. "Mage" (« maguš ») est visible pour la première fois sur une inscription gravée en 515 av. J.-C. à Béhistoun (Perse antique, Iran actuel), sur les exploits de Darius Ier, roi de Perse, qui a renversé en 522 av. J.-C. Gaumâta, un mage mède qui s'est proclamé roi de l'empire perse.
En perse, "mag" signifie "science, sagesse". Héraclite (vers 500 av. J.-C.) est le premier à utiliser le mot, en énumérant "les somnanbules, les mages, les bacchants [initiés à Dionysos], les ménades [initiées à Dionysos], et les initiés". Hérodote, peu après, précise le sens: "Les tribus mèdes sont: les Bouses, les Parétacènes, les Strouchates, les Arizantes, les Boudiens, les Mages.
En fait, les Mages forment la caste sacerdotale des Mèdes, comme les Brahmanes sont la caste sacerdotale des Indiens. Certains Mages sont prêtres. Ils ont diverses fonctions : interpréter les songes, pratiquer la divination, sacrifier au Soleil, à la Lune, à la Terre, au Feu, à l'Eau et aux Vents, chanter la théogonie, participer au pouvoir politique, faire des sacrifices royaux, procéder à des rites funéraires.

Comme le montre une sculpture de Kizkapan, ils portent un bonnet qui couvre la bouche, ils officient sur un autel du feu. Le mot "mage" existe donc en Occident depuis le Ve s. av. J.-C.
Vers le milieu du VIe siècle av. J.-C. le mot "Mageia" (en latin "magia") est employé par les Grecs en tant que doctrine issue de la Perse, notamment avec Zoroastre, dit aussi Zarathushtra (vers 590 av. J.-C. ?). Parmi les Mages perses (et non plus mèdes), ou prêtres de Zoroastre, les plus célèbres sont: Ostanès le Mage et Hystaspe, qui seraient venus en Occident dès 480 av. J.-C. Ils auraient accompagné Xerxès Ier, roi de Perse, en pleines "guerres médiques".

LE 4ème ROI-MAGE :

Une légende russe raconte que le quatrième roi mage serait le "père Noël". En Finlande, on raconte aussi que le "père Noël" est ce quatrième roi mage qui offre des cadeaux aux enfants car, trop au nord de la planète pour voir l'étoile du Berger à l'époque, il n'aurait jamais atteint Bethléem. En Espagne, ce sont également les rois mages qui apportent des cadeaux aux enfants.

LE BONNET PHRYGIEN :

Selon l'iconographie traditionnelle, les "rois" mages ne portent une couronne qu'à partir du Xe siècle. Auparavant, ils portaient le "bonnet phrygien" des prêtres de Mythra, bonnet qui est devenu à présent celui du Père Noël.

Ce bonnet est bien connu des Français puisqu'il est symbolique de la Révolution de 1789, faisant de la France la première "née des nations"...
La Révolution Antichrist Française de 1789, fomentée et financée par les Illuminati, s'est faite dans un bain de sang et d'atrocités aussi diverses qu'innombrables, sous la coupe d'individus, des "pacifistes" prétendant imposer la Liberté à leurs concitoyens.
Cette Révolution a été sanguinaire au-delà de l'imaginable et en conclusion d'orgies et de sacrilèges commis sur les lieux saints traditionnels de l'Église de Rome. Ces bonnets étaient trempés dans le sang des victimes et arborés avec fierté par les tortionnaires. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les rapports historiques des témoins de cette période de folie qui a duré plusieurs années avec la persécution des religieux, les profanations, les exécutions sommaires, le passage à la guillotine d'innocents et de la famille royale, la destruction par le feu des livres saints et des œuvres d'art.
Les Révolutionnaires s'étaient particulièrement acharnés sur tout ce qui était apparenté au religieux et avaient ainsi torturé des ecclésiastiques, procédé à des actions exécrables et indescriptibles, usé à outrance du droit "populaire" pour condamner à mort tout "suspect" sans aucune forme de procès même parodique, souillé des églises avec leurs excréments... Ce dernier point apparente le mot "scatologie" au mot voisin "eschatologie", c'est à dire l'étude de tout ce qui concerne la fin des temps....
La Révolution Française est un signe avant-coureur de ce que seront les temps de détresse qui s'en viennent.

Les origines les plus lointaines de ce bonnet remontent au culte du Dieu Mithra, dont la fête se situait au 25 Décembre! Une fête solaire sacralisée premier jour de l'hiver sur le calendrier Julien à l'époque de Jules César, élaboré avec une erreur de plus de deux jours de retard "astronomique" par l'astronome Sosigène en 46 avant J.C.
Il est peu connu des Catholiques que la tiare papale est un dérivé de ce bonnet Phrygien, directement issu de cette coiffe païenne récupérée à l'occasion de la Révolution, et qui demeure effroyablement liée à l'histoire (sanglante le plus souvent) de l'humanité.
Lorsque un esclave portait ce bonnet à Rome, c'était un signe de son affranchissement, lequel pouvait cependant être révoqué à tout moment, selon le droit Romain!
Ce signe de "liberté" était donc illusoire puisque non définitif!
Le bonnet phrygien est dans l’iconographie romaine tardive, un symbole d'origine orientale : il est par exemple porté par les rois mages sur les reliefs ou les fresques paléochrétiennes (comme symbole du mage oriental), par les prisonniers perses sur les bas-reliefs de l'Arc de Galère ou de la colonne d'Arcadius. Toujours en Perse, il était porté par la divinité Mithra qui serait apparu au moins au XVIe siècle av. J.-C..
Le bonnet phrygien tire également sa symbolique de liberté de sa parenté romaine avec le « pileus » qui coiffait les esclaves affranchis de l'empire romain, représentant leur liberté.
Aux États-Unis, il a été un symbole de liberté pendant la guerre d'indépendance. Il est toujours présent sur le drapeau de l’État de New York.
Ce bonnet est repris en France au début de l'été 1790 comme symbole de la liberté et du civisme. Le bonnet phrygien devient symbole de la Révolution française, et de l'automne 1793 à juillet 1794 (période de la Terreur), il est porté dans beaucoup de collectivités administratives du pays. Depuis la Révolution, le bonnet phrygien coiffe Marianne, la figure allégorique de la République française.
Il fut aussi porté par les Patriotes, héros nationaux du Québec. C'est également un des éléments de la tenue traditionnelle des pêcheurs niçois.
Il semble avoir inspirer le bonnet du père Noël, mais aussi, le coquet bonnet des sympathiques schtroumpfs... Plus précisément, le "Grand Schtroumpf"

Le « Grand Schtroumpf » est le doyen et le chef de tous les Schtroumpfs. Il se distingue des autres Schtroumpfs par sa barbe blanche et la couleur rouge de sa culotte et de son bonnet phrygien.
Il est âgé de 542 ans (tandis que les autres Schtroumpfs sont âgés d'environ 100 ans), mais est énergique pour son âge. Étant une figure paternelle, c'est souvent à lui que les Schtroumpfs demandent conseil, et il est toujours concerné par leur bien-être l'harmonie de leur communauté. Il est très altruiste et toujours prêt à aider quelqu'un d'autre, qu'il soit Schtroumpf ou humain.
Le Grand Schtroumpf est aussi un alchimiste et pratique la magie. Pour cela il consulte souvent son fameux grimoire, auquel les autres Schtroumpfs n'ont pas accès. Lorsqu'il ne commande pas les Schtroumpfs, il est habituellement dans son laboratoire à préparer toutes sortes de potions et sortilèges. Passionné par cette activité, il quitte parfois le village pour se procurer des ingrédients, comme par exemple des grains d'hellébore, de la salsepareille, du soufre ou encore des champignons rares.
Il est le seul Schtroumpf capable de communiquer facilement avec les humains, car il parle leur langue.

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