mardi 24 février 2015

DRONES SUR PARIS !


Au moins cinq drones ont été aperçus dans le ciel de Paris dans la nuit de lundi à mardi. Une enquête a été ouverte.

Un mois après que l’Elysée a été survolé par un drone, d’autres sites importants de la capitale ont eux aussi été survolés. Au moins cinq drones ont en effet été aperçus dans le ciel parisien dans la nuit de lundi à mardi. Selon une source policière, ces survols auraient eu lieu entre minuit et six heures du matin. Le tout premier aurait eu lieu près de l’ambassade des Etats-Unis. Ensuite, "a Tour Eiffel, les Invalides ou encore la Concorde", auraient à leur tour été survolés.

Une enquête a été ouverte

Le ou les pilotes de ses appareils n’ont pas été interpellés malgré le déploiement de plusieurs forces de police. "Il pourrait s’agir d’une action coordonnée mais nous n’en savons pas plus pour l’instant", a précisé la même source avant d’annoncer qu’une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Paris. Les investigations concernant le survol de l’ambassade américaine ont cependant été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Le 20 janvier dernier, l’Elysée a été survolé par un drone. D’autres survols ont également été enregistrés au-dessus de centrales nucléaires françaises au cours de ces derniers mois, "mais jamais autant de drones n’avaient été aperçus en une nuit", a souligné la source policière.

Le spectre d’une attaque terroriste ?

Quant aux pilotes de ces drones et à leurs motivations, aucune piste ne serait pour le moment écartée. L’enquête devrait notamment permettre de déterminer s’il existe un quelconque lien entre ces survols et les islamistes shebab qui ont récemment menacé de faire exploser des centres commerciaux franciliens.

Puisse-t-il être possible que des pervers s'en servent pour pratiquer le voyeurisme !
Avant que les curieux vous espionnent indiscrètement, Avant que des terroristes mal-intentionné s'en servent pour fomenter des attentats...  La Police se devra d'intervenir, d'espionner légalement, et elle-même se prépare à lamcer sa flotte de drône! 


Paris : La police envisage d'utiliser des drones pour collecter des informations
La préfecture de police songe à recourir à ces mini-avions sans pilote pour des missions précises...

« Nous envisageons de recourir aux drones afin de récupérer de l’information dans des zones risquées.»

L’annonce est de Philippe Caron, directeur de la DOSTL (Direction opérationnelle des services techniques et logistiques) de la police de Paris. Elle est passée quasi inaperçue dans une lettre d’information de la Préfecture de police début août. Mais le projet est bel et bien à l’étude. Un appel d’offres a même été lancé  auprès des constructeurs de drones pour mener des expérimentations.

Francis Duruflé, de la société Infotron basée à Massy (Essonne), y a répondu. « Il n’y a pas d’achat définitif de matériel prévu pour l’instant par la Préfecture de police de Paris, explique-t-il. Dans un premier temps, leur volonté est de tester les potentialités du drone sur des opérations précises.»

La préfecture de police de Paris, qui dit préparer un communiqué, est pour l’instant discrète à ce sujet.

Un drone de la SNCF survole le viaduc de Roquemaure à Orange, le 5 novembre 2013. Dans les prochaines semaines, ce sera autour de la Police de Paris d'expérimenter la technologie en marge d'une rencontre sportive. - Boris Horvat AFP

Le projet n’est pas si étonnant. «Les drones sont en plein essor et des nouvelles applications sont trouvées chaque jour», observe Emmanuel de Maistre, co-fondateur de Red Bird, compagnie aérienne de drones civils. Cela va de la surveillance industrielle à la collecte de données pour améliorer les rendements agricoles.


Outil précieux dans la collecte d’information

Alors pourquoi pas la police? La technologie a quelques atouts à faire valoir pour collecter de l’information. «Le drone est à voir comme une caméra sur un mât virtuel, indique Francis Duruflé. Il peut être positionné et retiré n’importe où et quand on le veut. Dans un stade ou devant une entrée d’immeuble. C’est aussi un œil déporté, très utile pour faire du repérage. Le drone peut être envoyé avant l’intervention sur une zone à risque ou difficile d’accès pour les policiers.»

À l’UNSA-Police comme à Alliance, on en rêve déjà. « À condition que l’investissement ne se fasse pas au détriment du recrutement d’effectifs, indique Christophe Crépin, chargé des relations presse à l’UNSA-Police. Certains quartiers sont aujourd’hui difficiles d’accès aux policiers, ce qui complique le travail d’enquête. Il faut planquer, mobiliser des hommes, y passer des mois… Le drone peut faciliter cette collecte de données» 

«Cela ne coupera pas plus les policiers des quartiers à risque, ajoute Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance. Il faut bien distinguer phase d’investigation, dans laquelle le drone peut être utile, et celle de territorialisation, où il faudra toujours des agents pour occuper le terrain.»
Encore de la science-fiction

Mais n’anticipons pas trop non plus. Tomber nez à nez avec un drone policer dans le ciel de Paris en pleine surveillance d’un quelconque trafic n’est pas pour tout de suite. Des obstacles subsistent encore. L’autonomie des aéronefs tout d’abord. « En vol, elle n’excède pas les deux heures pour les drones à moteur électrique aujourd’hui », rappelle Emmanuel de Maistre.

Une réglementation, est encore à déterminer.. mais le phénomène des drônes va si vite qu'il est bien possible de voir leur présence augmenter en grand nombre, sans savoir qui en sont les pilotes, et quelles en sont les lois d'utilisation,  Il faut agir avant que ce phénomène grandissant nous échappe !

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